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Un dimanche à la montagne
128 pages, Pocket Book
Published February 1, 2024
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Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
August 8, 2026
3,5 *
Je ne connaissais ni l'auteur, Suisse né en 1944 écrivant en français, ni l'événement central du récit: l'incendie criminel du chalet de vacances du magnat allemand de la presse, Axel Springler, en 1975. D'ailleurs, je ne savais pas qui était Springler non plus, et ce livre m''a appris ou remis en mémoire certains événements, notamment les attentats de la Fraction Armée Rouge, la Guerre du Viet Nam, etc. et combien les intellectuels et jeunes occidentaux se sentaient concernés et le faisaient savoir, alors sans Internet ni réseaux sociaux. D'autres idées, d'autres combats dans un autre monde.
L'auteur était de ceux-là mais sans trop sortir du rang quand même. Son grand acte, il le fit surtout pour impressionner la fille dont il était alors amoureux, qui a compté tout au long de sa vie, pour ses beaux yeux et leurs nuits, pour être à sa hauteur, par idéal tout autant que par jeu amoureux, aussi un peu par défit enfantin,. Les deux jeunes montent un dimanche au chalet de Springler, sur les hauteurs de Gstaad, et y mettent le feu. Les auteurs ne seront pas retrouvés et la vérité ́ne sera connue que lorsque ce livre repentir sera publié en 2006.
Le récit est en accord avec la couverture du livre : une naïve image de la montagne enneigée avec son chalet. En vérité, l'auteur recontextualise un minimum : qui était Springler - alors énoncé " ancien Nazi", dans quel environnement socio-politico-économique était-ce, pourquoi le prendre comme cible ? De quel droit un "riche" construisait-il à grands frais son chalet à part des autres, utilisant un hélicoptère, s'immiscant dans le paysage et la vie des habitants du coin, au lieu de rester à Gstaad alors en train de devenir une station huppée ? Il y a une irritation, que je me permets de résumer en "typiquement suisse", à vouloir du tourisme mais pas partout, pas n'importe où, pas trop près. Il y a l'irritation de la classe moyenne qui voit l'ultrariche se permettre ce qui n'est a priori, pas envisageable, etc. Il y a ce capitalisme qui, déjà, permet qu'un empire de presse soit au pouvoir d'une seule personne intouchable.
Il y a un peu de tout ça lorsque l'auteur explique, chapitre après chapitre, en alternance : d'abord la journée de grimpe en montagne avec son amie jusqu'à l'attentat, et ce qu'il comprend et ce qui reste maintenant en lui de cet acte.
Ce n'est pas un livre révolutionnaire. Comme dit l'auteur avec le recul de l'âge et du temps : il y a prescription. Springler n'était pas un ancien Nazi et il a connu son lot de malheurs avant de mourir. Il semble osciller entre un "ce n'est pas bien grave, il avait beaucoup de maisons" - l'affaire avait été menée en étant certains qu'aucun habitant ne séjournent alors dans le chalet - et des remords.
A la publication du livre, bien que l'affaire soit prescrite, il y a eu un jugement moral sévère quand même, la presse l'accusant de vouloir surfer sur sa révélation pour faire marcher son livre, si bien qu'il renonca à ses droits d' auteurs.
Conclusion morale mitigée donc, mais bon livre et curieuse des autres.
Je ne connaissais ni l'auteur, Suisse né en 1944 écrivant en français, ni l'événement central du récit: l'incendie criminel du chalet de vacances du magnat allemand de la presse, Axel Springler, en 1975. D'ailleurs, je ne savais pas qui était Springler non plus, et ce livre m''a appris ou remis en mémoire certains événements, notamment les attentats de la Fraction Armée Rouge, la Guerre du Viet Nam, etc. et combien les intellectuels et jeunes occidentaux se sentaient concernés et le faisaient savoir, alors sans Internet ni réseaux sociaux. D'autres idées, d'autres combats dans un autre monde.
L'auteur était de ceux-là mais sans trop sortir du rang quand même. Son grand acte, il le fit surtout pour impressionner la fille dont il était alors amoureux, qui a compté tout au long de sa vie, pour ses beaux yeux et leurs nuits, pour être à sa hauteur, par idéal tout autant que par jeu amoureux, aussi un peu par défit enfantin,. Les deux jeunes montent un dimanche au chalet de Springler, sur les hauteurs de Gstaad, et y mettent le feu. Les auteurs ne seront pas retrouvés et la vérité ́ne sera connue que lorsque ce livre repentir sera publié en 2006.
Le récit est en accord avec la couverture du livre : une naïve image de la montagne enneigée avec son chalet. En vérité, l'auteur recontextualise un minimum : qui était Springler - alors énoncé " ancien Nazi", dans quel environnement socio-politico-économique était-ce, pourquoi le prendre comme cible ? De quel droit un "riche" construisait-il à grands frais son chalet à part des autres, utilisant un hélicoptère, s'immiscant dans le paysage et la vie des habitants du coin, au lieu de rester à Gstaad alors en train de devenir une station huppée ? Il y a une irritation, que je me permets de résumer en "typiquement suisse", à vouloir du tourisme mais pas partout, pas n'importe où, pas trop près. Il y a l'irritation de la classe moyenne qui voit l'ultrariche se permettre ce qui n'est a priori, pas envisageable, etc. Il y a ce capitalisme qui, déjà, permet qu'un empire de presse soit au pouvoir d'une seule personne intouchable.
Il y a un peu de tout ça lorsque l'auteur explique, chapitre après chapitre, en alternance : d'abord la journée de grimpe en montagne avec son amie jusqu'à l'attentat, et ce qu'il comprend et ce qui reste maintenant en lui de cet acte.
Ce n'est pas un livre révolutionnaire. Comme dit l'auteur avec le recul de l'âge et du temps : il y a prescription. Springler n'était pas un ancien Nazi et il a connu son lot de malheurs avant de mourir. Il semble osciller entre un "ce n'est pas bien grave, il avait beaucoup de maisons" - l'affaire avait été menée en étant certains qu'aucun habitant ne séjournent alors dans le chalet - et des remords.
A la publication du livre, bien que l'affaire soit prescrite, il y a eu un jugement moral sévère quand même, la presse l'accusant de vouloir surfer sur sa révélation pour faire marcher son livre, si bien qu'il renonca à ses droits d' auteurs.
Conclusion morale mitigée donc, mais bon livre et curieuse des autres.
January 24, 2025
Lieu du chalet à visiter.
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