« Que serait une famille sans secret de famille ? » : voici la question qui hante ce livre.Dans la famille Garde se murmure à voix très basse l’histoire de cet oncle Marcel, exilé par son père en Australie en 1900. Pour quel motif ? Nul ne le sait. Désireux de rendre justice à cet inconnu, l’auteur commence par inventer le roman d’aventures de ce banni : son voyage, son arrivée à Sydney, son désarroi, sa résolution de devenir un autre en se forgeant dans cette Terre promise un nouveau destin….Au fil d’une enquête émaillée de révélations et de coups de théâtre, l’auteur réalise qu’il fait fausse route : le récit familial était un mensonge, comme la fiction que nous venons de dévorer avec passion. Marcel Garde n’a jamais mis les pieds en Australie. Il faut donc rembobiner le film de cette vie, voyager dans le temps (en remontant de quatre générations dans un arbre généalogique troué de silences et de morts) et dans l’espace (la Provence, l’Australie, la Guyane) à la recherche de la vérité, pour comprendre comment cet homme s’est engagé dans la marine contre la volonté de ses parents, pourquoi il a été envoyé au bagne de Cayenne, dans quelles circonstances il est mort…Ainsi, le vrai roman du banni et le roman vrai du bagnard, la mémoire transmise et la vérité traquée, permettent tour à tour de saisir la manière dont les légendes, les omissions et les non-dits, les mensonges ou les dissimulations vieilles de plus d’un siècle, se répercutent de génération en génération, charriant des fantômes qui déterminent le destin des descendants : l’effet du secret de famille est comparé à « la présence invisible mais réelle d’un colorant dilué dans une source, un ruisseau, une rivière puis un fleuve, jusqu’à la mer ».
Quelques longueurs où je me demandais si l’auteur brodait pour remplir des pages. Mais finalement il brodait dans sa réflexion, il était perdu dans la recherche. A un certain moment, j’ai ressenti les mêmes frustrations de l’auteur. Merci à lui d’avoir partagé son histoire familiale. Je me suis demandée à un moment à quoi ça servait de rechercher la vérité pour être déçu. Mais la conclusion finale est que la famille est un socle et elle ne peut pas avancer sur un mensonge. Marcel malgré sa personnalité, Marcel est un membre de la famille et il a pu retrouver sa place, cent dix ans plus tard, grâce à François. On voit dans ce livre à quel point la vie c’est des rencontres ! De la même manière les parallèles avec des scènes religieuses sont partagés, je vois cette quête comme une mission venant de plus haut et dont on ne peut pas s’en détacher.
En se basant sur des brides de renseignements et archives tente de reconstituer le destin de cet oncle Marcel disparu en Australie. Ce qu’il découvre lui permet de reconstituer les faits et mettre la vérité en lumière.
L'auteur nous entraîne dans un beau voyage autour d'un lourd secret de famille. Une belle écriture qui m'avait déjà seduite dans "Ce qu'il advint du sauvage blanc". Beaucoup aimé
Ce livre évoque avec force et délicatesse la question des secrets de famille. Révéler, cacher, mentir....jusqu où aller pour sauver les apparences. .. Quelques longueurs notamment en fin d' ouvrage.
J’ai bien aimé toute la première partie où on devine - ’à partir de bribes l’auteur essaie d’inventer - la vie qu’aurait pu avoir ce grand oncle… et en parallèle celle de son grand-père. Les moments de cheminement intérieur de l’auteur à la fin se font trop fréquents, redondants et in fine sont dénués d’intérêt. Ils perdent le lecteur. Dommage !
De la fiction a la réalité, en passant par le combat intérieur de l'auteur. C'est a la fois un roman ainsi qu'un essai presque journalistique sur cette periode d'histoire Française. J'aurai aime en apprendre plus sur ce bout de notre passé. Mais le livre reste agreable a lire