« Dans tes yeux de montagne je vois des pins crochets des versants moutonneux festonnés de cimes claires des cascades effrontées qui dévalent les rochers dans tes yeux je voyage loin sous un ciel renversant je serre ta main rivière et j'écoute ton souffle couler dans la terre »
Marie Pavlenko est née en 1974 à Lille. Durant une quinzaine d’années, elle exerce le métier de journaliste, puis se lance, dès 2009, dans l’écriture d’ouvrages de littérature jeunesse. En 2020 paraît son roman Et le désert disparaîtra, une dystopie dans laquelle l’autrice fait résonner ses engagements écologistes. Elle contribue également au recueil de nouvelles Elle est le vent furieux, au sein duquel six autrices prêtent leur voix à la Nature. La main rivière est son premier recueil de poésie
J’aimais bien crier à tous vas que j’aimais pas la poésie mais en fait je pense qu’il suffisait juste que je lise des poèmes sur la nature pour commencer à l’aimer 🌷🍃
3,75/5. Un très chouette recueil de poèmes qui m'a totalement transportée dans l'appréciation de la Nature, une Nature animée, avec un fort engagement politique pour l'environnement. J'ai préféré la première partie aux deux autres mais je crois que ce livre m'a fait l'effet d'une bouffée d'air frais. À lire pendant que les oiseaux chantent dehors.
J'ai lu ce recueil de poèmes pour préparer une session de lecture à voix haute sur le thème de la main. Je n'ai trouvé qu'un seul texte qui puisse convenir, et ce n'est pas celui dont est extrait le titre... mais cela m'a donné l'occasion de sortir de ma "zone de confort". Je ne suis pas friande de poésie, malgré mon amour des mots, de leur musicalité et mon attrait pour les chansons à textes, paradoxalement. Pourtant, ce recueil m'a touchée. Il faut dire que je suis admirative de la façon dont l'autrice utilise les mots, dans ses romans et ses albums jeunesse. D'ailleurs, je m'imagine très bien lire quelques extraits de ce recueil à mes enfants, lorsqu'ils seront plus âgés. J'ai retrouvé dans ce recueil toute la sensibilité et les qualités littéraires que j'apprécient tant dans l'écriture de Marie Pavlenko. Quel que soit le thème, elle réussit à mettre en lumière un point particulier, un détail saisissant ou un élément dissimulé... Qu'il s'agisse de nature, de relation ou de sentiment, Marie Pavlenko sait poser les mots qu'il faut pour qu'une image jaillisse naturellement de ses textes.
Marie Pavlenko est une autrice qui est très engagée dans la cause environnementale. Ce recueil de poésie nous permet de nous reconnecter avec la nature 🌺☀️ Voici l’un de ces poèmes qui j’ai aimé (mon choix a été difficile car beaucoup m’ont interpellés):
« Mon coeur est en charbon la colère l’a brûlé bientôt il ne sera plus qu’un petit tas de cendres prends ma main aime-moi laisse-moi oublier si je te serre très fort il ne restera que
le parfum des oranges la douceur de tes yeux le chant du merle au soir
Je sentais une certaine maladresse dans plusieurs poèmes de la première partie avec cette impression d'accumulation inutile de noms d'animaux et de plantes, et de fin gâchée par la platitude des vers. Mais les thèmes s'élargissent et, avec la deuxième et la troisième parties, bien plus graves, la démarche du recueil prend plus de sens et a fini par me toucher. Certains poèmes sont vraiment beaux, plusieurs prennent au cœur
Disons que la quatrième de couverture m’a vendu quelque chose que je n’ai pas su retrouver dans le livre. Donc légère déception. Mais qui reste bien écrit, beau, engagé.
C’est un souffle d’air frais et de vie qui m’a donné envie de marcher dans les bois et d’y écouter les moindres bruits, d’y déceler toutes les activités qui constituent le cycle de la nature, que Pavlenko dépeint habilement comme fragile et brute.
Ça m’a donné envie d’aimer, de serrer fort mon amoureux, mes chats, et une folle envie de partir de Paris pour retrouver des horizons verts.