Nathan Devers a voulu répondre à ces questions de manière personnelle : pourquoi, alors qu’il avait choisi de devenir rabbin au terme d’une adolescence très croyante, a-t-il perdu la foi ? Comment a-t-il pu abandonner une vocation profonde au profit d’un univers sans dogme ?
Intense et puissant, avec sa poésie mais aussi sa violence, ce récit est une vibrante invitation à philosopher, c’est-à-dire à penser contre soi-même. Une quête universelle et pourtant difficile : le désir d’échapper à ses préjugés, de bouleverser ses certitudes, d’aller au-delà de l'identité déterminée par sa naissance.
C’est l’histoire d’une rupture vécue comme une aurore. Ou comment donner du sens à un monde qui en manque.
" Un livre [..] disert, inventif, éclatant. Feu d'artifice d'écriture, il mêle intelligence et humour, rigueur et poésie. C'est brillant [...]." Roger Pol-Droit - Le Monde des livres
" Un récit brillant et intense." La Tribune du Dimanche
J’aimerai d'abord dire quelques mots sur son auteur car j’apprécie beaucoup la façon dont il déroule ses pensées. J’ai découvert Nathan Devers, sans doute comme beaucoup d’entre vous, grâce à ses interventions télévisées sur des sujets divers et variés. J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter car il construit sa réflexion de telle façon que l’on ne perd jamais le fil et que tout semble très clair. Savoir transmettre clairement ses connaissances ou son avis est déjà un exploit en soi ! Peu importe que je sois d’accord ou non avec ses propos, ils sont clairs et induisent une réflexion après coup.
« 𝑷𝒆𝒏𝒔𝒆𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒔𝒐𝒊-𝒎𝒆̂𝒎𝒆 » 𝒆𝒔𝒕 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆. Découpé en 5 parties (+ prologue/épilogue), il s’agit d’un roman autobiographique nous invitant à réfléchir sur la façon dont chacun construit sa propre personnalité et sa propre pensée. La plus grande partie du livre fait des allers-retours entre la vie actuelle de l’auteur et sa jeunesse. Il ne s’agit pas d’une autobiographie servant à glorifier son égo. Au contraire, elle rassemble des événements tirés de sa vie personnelle et de son expérience qu’il utilise pour illustrer son propos, à savoir comment on peut abandonner une voie semblant toute tracée et dans l’ordre des choses et en choisir une autre. D’ailleurs, il précise que tous les faits sont réels mais ne sont pas forcément chronologiques et que certains personnages sont le condensé de plusieurs personnes qu’il a croisées.
Nathan Devers est un petit malin. Il adore nous prendre a revers, réfléchir autrement. Alors, pendant les deux tiers de son ouvrage, il nous présente Nathan le rabbin surdoué surcultivé, puis tout d’un coup nous explique qu’il a vu la lumières ou plutôt les lumières, celles de la philosophie. Et hop il est athée. C’est ce qu’il appelle penser contre soi-même. Évidemment, on ne peut être que d’accord avec lui et on le préfère largement en sceptique qu’en dévot. De la même façon qu’on le préfère philosophe que chroniqueur CNews, ou là aussi il aime le contre-pied. Sauf qu’il est seul et qu’il sert de faire valoir à des gens qui ont une pensée totalement contraire à la sienne. Qui ne sont pas sceptiques du tout, qui sont au contraire, extrêmement dogmatiques et le plus souvent pour le pire des dogmes. Alors si on a apprécié beaucoup ses propos sur la philosophie, on reste encore sceptique sur Nathan.
Ouvrage très intéressant, j’ai notamment beaucoup appris sur les coutumes de la religion juive. Intéressant de voir le chemin philosophique d’une personne pratiquante à une personne athée.