Le Mans, 29 septembre 1933. Maître Germaine Brière prononce les derniers mots de sa plaidoirie. Sur le banc des accusés, les sœurs Papin, les deux bonnes qui ont tué leurs patronnes. Il est minuit passé, les jurés rejoignent la salle des délibérations. Dans le palais désert, Germaine attend le verdict. Elle se remémore les combats de sa vie. Bientôt, elle sera l’avocate qui a sauvé les domestiques assassines ou celle qui a échoué face à une justice d’hommes et de notables. Le triomphe ou la honte. Ne reste qu’à espérer… Au cœur d’un fait divers qui ne cesse de fasciner, Julia Minkowski brosse le portrait d’une femme libre et révoltée.
En nous plongeant dans la psyché de sa consœur, figure oubliée de l’histoire, maître Julia Minkowski déploie avec maestria sa plume de romancière dans un premier texte puissant et vibrant.
Première sélection du prix du premier Roman 2022 Première sélection du prix Écrivains du Sud 2022 Sélection Prix du Roman News Publicis Drugstore - Les Echos Week-End
« Une attachante héroïne de l’ombre. » Point de Vue
« Une réussite. » L'Express
« L’avocate des sœurs Papin sort de l’oubli. » Le Maine libre
« L’avocate pénaliste Julia Minkowski consacre son premier brillant roman à sa consœur oubliée. » ELLE
« À fleur de plume, Julia Minkowski raconte, avec sensibilité, le destin de Germaine Brière, première femme avocate au barreau du Mans et première femme à avoir accompagné un détenu au pied de l’échafaud. » Gala
« Fascinant. » Europe 1
« Après Jean Genet, Ruth Rendell et Claude Chabrol, Julia Minkowski s’empare de l’une des affaires criminelles les plus sensationnelles du XXe siècle. » Le midi libre
« Un premier roman à ne pas manquer. » France Inter
Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre en commençant ce livre, mais j’ai été très agréablement surprise par la structure. Maître Brière attend le jugement d’une de ses clientes. Pendant ces quelques heures, on est replongés dans l’histoire de sa vie - de son enfance à ses amants en passant par les différents procès qu’elle a mené. Apprendre de la dynamique d’une femme dans un domaine majoritairement masculin dans les années 30 avec incroyablement bien écrite. Très bonne lecture !
Bien plus qu'un roman sur l'affaire Papin, ce livre est un véritable plaidoyer féministe de l'avocature des années 30, alors que peu de femmes sont inscrites au barreau et que la peine de mort par guillotine est toujours en vigueur...
"Repousser la haine hors de la salle d'audience. Faire barrage avec leur corps, avec leur voix, aux huées et aux crachats de la foule, dehors"
"Quand il y aura des bonnes femmes juges, là on vous écoutera. Nous les gonzes, on a trop de violence, là"
En 1933, Maitre Germaine Brière est la seule avocate à plaider dans son département. Son enthousiasme, son professionnalisme ont fait taire les préjugés des hommes de son milieu. Dans ce roman, l'avocate vient de conclure sa plaidoirie pour défendre les sœurs Papin, deux bonnes qui viennent de tuer leurs maîtresses avec une grande sauvagerie. Il lui faut attendre la décision des jurés durant leur délibération et savoir si elle a fait le bon choix dans cette affaire très médiatisée. Un roman où l'héroïne revit sa carrière, ses combats durant une longue attente. On y comprend l'engagement de cette femme d'avant-garde, Julia Minkowski y dresse aussi le tableau d'une époque. Un roman intéressant.
J'aime beaucoup les livres d'avocats je crois! Parfois le style était un peu lourd et rendait la lecture moins fluide, mais les aller-retours entre le présent et les souvenirs de Germaine se suivaient bien. Le livre peut se lire d'une traite et est assez pédagogique sur la condition des femmes de l'époque et sur la réalité de la peine de mort.
Julia Minkowski, avocate, propose pour son premier roman une plongée dans la justice des années 30 en l’immergeant plus particulièrement au cours de l’attente du délibéré des jurés du procès des Sœurs Papin.
Même si le procès est très connu. que le défenseur des accusées soit une femme, Maître Germaine Brière, l’est beaucoup moins ! Maître Julia Minkowski présente le portrait de sa première consœur, avocate pénaliste rattachée au tribunal du Mans.
Détonnant et téméraire, ce portrait aborde, en autres, la condition féminine de l’époque, le combat pour se faire respecter en montrant la particularité de son statut. Brins d’histoire
Christine et Léa Papin sont accusées du double meurtre de leur patronne, Rinjard Léonie, épouse Lancelin, et sa fille, Geneviève, âgée d’à peine trente ans le 2 février 1933 au Mans. De nombreux commentateurs ont essayé de comprendre ce qui s’était passé ! Un fer à repasser lancé sous un coup de colère ou une préméditation froide et brutale ? Car, les enquêteurs ne purent que constater le massacre : énucléation, bouillie sanglante à l’aide d’un couteau et d’un marteau, etc.
Durant les quarante minutes de délibération, assez court en fait, Julia Minkowski raconte le procès en reprenant les circonstances des meurtres, les mutilations constatées, les différents points de l’enquête, les interventions des parties civiles, les rapports d’expertise, etc.
Germaine Brière fut le première femme avocate inscrite au Barreau du Mans et, il faut le souligner, la première à avoir accompagner son client au pied de l’échafaud ! Elle dût intenter un procès au même Barreau qui avait refusé de l’inscrire !
“Le Mans, 29 septembre 1933. Maître Germaine Brière prononce les derniers mots de sa plaidoirie. Sur le banc des accusés, les sœurs Papin, les deux bonnes qui ont tué leurs patronnes.”
L’attente du verdict est l’occasion pour Germaine de revenir sur son parcours et ses embûches, sur sa vie quand elle était petite et l’implication de sa mère dans son devenir.
Elle repense aussi à ce procès des deux employées qui ont tué 2 bourgeoises et le fait que cela les condamne immanquablement, dans un tribunal où ne siègent que des hommes !
Ce roman qui a pour cadre un procès est le portrait d’une femme déterminée, intelligente et humaine, écrit par une avocate qui ainsi rend justice à une femme injustement oubliée car morte très jeune mais qui perpétua l’évolution amorcée par Jeanne Chauvin !
Une lecture agréable avec beaucoup d’admiration pour Germaine Brière et de ce qu’elle a accompli !
Pour la petite histoire, l’acte des sœurs Papin fut remis sur le devant de la scène au Mans, les bourgeois étant effarés par ce qui se déroulait en mai 68, Le Mans eu aussi ses pavés arrachés !
Germaine Brière fut le première femme avocate inscrite au Barreau du Mans et, il faut le souligner, la première à avoir accompagner son client au pied de l’échafaud ! Elle dût intenter un procès au même Barreau qui avait refusé de l’inscrire !
“Le Mans, 29 septembre 1933. Maître Germaine Brière prononce les derniers mots de sa plaidoirie. Sur le banc des accusés, les sœurs Papin, les deux bonnes qui ont tué leurs patronnes.”
L’attente du verdict est l’occasion pour Germaine de revenir sur son parcours et ses embûches, sur sa vie quand elle était petite et l’implication de sa mère dans son devenir.
Elle repense aussi à ce procès des deux employées qui ont tué 2 bourgeoises et le fait que cela les condamne immanquablement, dans un tribunal où ne siègent que des hommes !
Ce roman qui a pour cadre un procès est le portrait d’une femme déterminée, intelligente et humaine, écrit par une avocate qui ainsi rend justice à une femme injustement oubliée car morte très jeune mais qui perpétua l’évolution amorcée par Jeanne Chauvin !
Une lecture agréable avec beaucoup d’admiration pour Germaine Brière et de ce qu’elle a accompli !
Pour la petite histoire, l’acte des sœurs Papin fut remis sur le devant de la scène au Mans, les bourgeois étant effarés par ce qui se déroulait en mai 68, Le Mans eu aussi ses pavés arrachés !
C’est un trois étoiles et demi. J’ai été surprise par ce livre. Je croyais que l’histoire se rapportait plus à l’histoire du faits divers et du procès des deux sœurs accusées alors qu’il s’agissait plutôt de l’histoire de l’avocate qui les représentaient. C’était une bonne histoire. Je constate l’influence, qu’on croit souvent absente, de notre entourage sur nos décisions. Ce livre est basée sur un fait réel, le crime des sœurs Papin. Il est intéressant de lire sur le sujet après avoir lu le livre.
Passant le fait que ce n'est pas du tout mon genre de prédilection, et que je ne me serais pas tournée vers ce livre s'il ne m'avait été offert, l'écriture est fluide. Je suis ravie d'avoir découvert cette avocate, forte de ses mots, de sa conviction, de sa passion, et de son féminisme marquant pour l'époque.
Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs, catégorie Littérature, ce roman qui est en même temps une biographie de feue Me Brière, qu'un récit du procès des sœurs Papin est une agréable découverte. Intime, intelligent et prenant.
Julia Minkowski, de sa plume fluide et entraînante, nous emmène au Mans, en 1933, où Germaine achève sa plaidoirie. Les sœurs Papin, sur le banc des accusés, ont tué leurs patronnes. Les jurés vont délibérer : commence alors l’attente. L’attente du verdict. Germaine sera-t-elle l’avocate qui a sauvé ces domestiques meurtrières, ou celle qui a échoué face à cette justice d’hommes ?
L’autrice dresse le portrait d’une femme : Germaine Brière. Elle est avocate, une femme dans une profession d’hommes, dans une société d’hommes. Cette femme s’est battue pour s’imposer dans ce monde d’hommes. Germaine Brière est avocate, libre, décidée.
Ce roman m’a offert une très bonne lecture. À travers ce livre, l’autrice retrace la vie de cette femme, par petites touches. C’est passionnant, intéressant et j’ai beaucoup aimé être immergée dans ce monde d’avocats, au coeur d’un tribunal. Julia Minkowski, ou devrais-je plutôt écrire maître Julia Minkowski est également avocate, et offre un récit prenant sur sa consœur d’une autre époque.