3,5/5
Au bout d'une dizaine de pages, j'ai eu envie de refermer le livre. Parce que ça s'annonçait trop léger, trop anecdotique, et trop cis gay.
Et finalement, je l'ai fini en une soirée, car chaque chapitre était intéressant, documenté, replacant les théories sur l'origine de l'homosexualité dans leur contexte, ie les motivations qui les soutendent, leurs réceptions, par les communautés LGBT+, la presse généraliste, les homophobes, et la manière dont les chercheurs voient leurs travaux, plus loin dans leurs vies et leurs carrières.
Mon très gros bémol, c'est le focus cis-gay blanc, semi-assumé. Oui Adrienne Rich et Monique Wittig sont citées... chapitre 36 sur 38. Il y a plein de formulations qui seraient maladroites dans un thread Twitter, mais deviennent difficilement excusables sous la plume d'un journaliste dans un texte édité, sur le lesbianisme, la bisexualité, les transidentités. Il y a surtout plein de moments où les études citées et les conclusions ne portent que sur des hommes homos, et où on aurait envie de prolonger la réflexion, se poser à ces 30 moments-là, les questions : et pour les bi-e-s ? Les lesbiennes ? Les personnes trans ? Et dans les cultures qui ne sont pas occidentales ?
La conclusion du livre est belle alors je finis aussi sur une note positive.