Montréal, août 1837. Baptiste Lefrançois rentre de France après six années d’études en médecine, impatient d’exercer son métier dans ce Nouveau Monde qui lui manquait tant. Il retrouve l’entourage de son enfance et de son adolescence : Alexis, son jeune frère, feu follet aux aspirations littéraires, Antoine, son ami de toujours, devenu un avocat roublard et politiquement ambitieux, Jeanne, femme d’affaires avant-gardiste, et l’inquiétant et mystérieux Thomas. Baptiste arrive au moment où la tension est à son comble entre les Canadiens français et leurs conquérants britanniques, alors que tous pressentent l’embrasement. Des rivalités naîtront, des drames se joueront, à Montréal, Paris et New York, dans lesquels s’entremêleront la poli-tique, la presse, le théâtre, les affaires et le crime organisé, pendant une période où l’histoire s’accélère et la société se modernise. Roman historique, roman de suspense, drame amoureux, tableau de mœurs, ce premier des deux tomes de Si tu vois mon pays est habité par un désir d’épouser au plus près les passions humaines, porté par une écriture élégante et une action aux rebondissements multiples.
Joseph Facal est professeur à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal. Il fut auparavant député et ministre au sein de plusieurs gouvernements du Parti québécois. Il fut aussi l’un des signataires du Manifeste pour un Québec lucide. Il détient un doctorat en sociologie de l’Université de Paris-Sorbonne. Au Boréal, il a fait paraître Qui a raison ?, en collaboration avec André Pratte (2008), Volonté politique et pouvoir médical (2006) et Quelque chose comme un grand peuple (2010).
J'aime beaucoup les romans historiques et je lis régulièrement Joseph Facal dans les médias. J'étais curieux de lire ce qu'il avait à écrire, surtout dans un contexte d'une saga qui se déroule à l'époque des patriotes et de la colonie.
Le texte est bien écrit, aucun doute à ce sujet. Sans être un "page turner" qu'on dévore, c'est quand même écrit pour qu'on ait envie de continuer. Le ton et le choix des mots est bon, on ne tombe pas dans l'excès lexicale inutile comme on voit souvent au Québec.
L'histoire est par contre un peu inégale. J'ai finit le livre en me demandant le but de l'auteur pour le premier tome. J'en comprend que c'est une saga sur au moins trois tomes, donc c'est normal que l'histoire ne se conclut pas après le premier. Par contre, il est commun que chaque tome ait sa propre intrigue qui se termine en fin d'ouvrage pour ouvrir la porte au suivant.
Ce n'est pas le cas ici malgré un bon premier tiers du bouquin. Il y a des scènes d'action, une bonne mise en contexte des personnages et un enrobage historique bien rendu. On dirait seulement qu'après la moitié du livre, le contexte historique initial fout le camps et ne laisse la place qu'à une histoire d'amour mi-cuite.
Bref, je vais surement lire le deuxième tome pour finir l'exercice, mais j'espère qu'il sera un peu mieux amené. Facal est un bon penseur et il a du talent, mais une première fiction est un défi entier qui n'est pas facile à relever. À suivre!
Un livre captivant, d'un grand intérêt historique, avec des personnages marquants. Contrairement au « roman de terroir » qui idéalise la vie rurale du Québec au 19e siècle, ce roman adopte une perspective urbaine, cosmopolite et réaliste. La lectrice a particulièrement apprécié l'exploration des techniques et des avancées médicales de l'époque, le drame politique et l'atmosphère de révolte des Patriotes à Montréal, ainsi que l'évolution de l'industrialisation.
Il y a toutefois un penchant prévisible au déroulement, et la relation amoureuse centrale paraît peu convaincante à la lectrice.
Très bon. La plume de Joseph Facal est plaisante à lire. Malgré le fait que ce soit son premier exercice romanesque, son talent est indéniable. Son récit a su me captiver. Le développement des personnages est excellent. Quelques longueurs, mais dans 2-3 chapitres seulement. Très bonne idée d'avoir choisit l'époque des patriotes comme toile de fond. L'effort dans les recherches pour une précision historique est palpable et fort apprécié. J'ai bien hâte au deuxième tome qui doit sortir en février 2024 je crois.
Bonjour. Je vais écrire cette critique comme si M. Facal (l'auteur) allait la lire. Peut-être me fera t-il cet honneur comme M. Lisée l'a fait l'an dernier pour son dernier livre.
Pour débuter, je dois dire que je suis un fan de M. Facal. Je lis ses chroniques dans le journal de Montréal et je commentes à l'occasion. J'aime sa plume et sa clarté de propos dans son écriture. Il faut dire que je suis d'accord avec sa vision des faits presqu'unanimement. Il était donc déjà acquis que j'aillais me procurer ce livre tôt après sa publicaiton.
Pour faire cour, je dois dire que j'ai bien aimé. Mais allons y un peu plus en profonduer sans pour cela s'éterniser non plus.
Le début du livre, disons les 100 première pages, sont un peu faible. On dirait que l'auteur tente trop de démontrer au lecteur qu'il a fait ses devoirs d'historien en donnant trop de détails sur les lieux, les costumes ainsi que tous ce qui entoure la scène présentée. On dirait qu'il tente de se justifier et de démontrer tout le travail de recherche qu'il a accompli. Un exemple concret que j'ai cru déceler est que l'auteur fait mention au début du livre de la campagne de Napoléon en Russie et de la bataille de Borodino contre les troupes du Général Kutuzov. Comme si l'auteur voulait nous démontrer qu'il a bien lu "La guerre et la Paix" de Tolstoi et que ca apporterait une certaine crédibilité. Je ne crois pas que ce soit nécessaire de sa part. Peut-être que je me trompe, mais c'est ce que j'ai ressenti dans la première partie du livre. Ca n'enlève rien à l'histoire comme tel, mais pour moi, un tel niveau de détails était comme trop. L'auteur marche un peu sur la pointe des pieds également avec le récit au début. J'ai senti qu'il tentait de trouver son rythme et même un peu son style au début. Mais ca passe.
A un certain moment donné, l'histoire prends son envol et l'auteur semble se libérer et son écriture est plus fluide et plaisante à lire. M. Facal a une très belle plume et le récit lui donne l'occasion de le démontrer. A partir de ce moment, j'ai terminé le livre très rapidement car j'étais captivé par l'histoire.
J'ai été surpris, et agacé aussi, de voir un certain nombre de fautes grammaticales dans le livres. En particulier deux dans les 30 premières pages environ dont une quand le mot "comment" est utilisé au lieu du mot "comme". C'est surprenant de rencontrer ces erreures lorsque l'on sait le grand nombre de personnes qui ont du passer le récit au peigne fin avant sa publication. On parle aussi d'eau salée et de marée dans le dernier chapitre du livre alors que la scène semble se passer à l'ouest de Montréal. Pas certain qu'il y a des cours d'eau avec de l'eau salée ou une marée à l'est de Québec mais bon.
Un dernier commentaire peut-être. Je trouve bizarre un peu le choix de l'image de la couverture du livre. On parle ici d'un livre concernant les difficultées des québécois avec les anglais et on choisi une image qui se décrit comme suit: "Village scene in winter, 1850, par Cornelius Krieghoff, The Thomas Collection, Art gallery of Ontario". Vraiment!!! Il n'y avait rien de disponible avec une provenance disons, un peu plus Québecoise?
Dans un commentaire vu sur Amazon, la personne mentionne que le Québec a trouvé son Ken Follet. En toute honnêteté, je ne crois pas que ce soit le cas. L'histoire est bonne et l'écriture très plaisante, mais ca ne se compare pas avec "Les Pilliers de la Terre" ou "Un Monde sans fin". Je compare ce récit, à tout le moins le sujet principale de l'histoire, avec celui en trois tomes de Louis Caron (Les fils de la liberté).
Pour conclure, et comme j'ai dit, j'ai bien aimé et je vais assurement acheter le tome 2, même si à $35 du livre, l'histoire aura couté environ $70 à lire. Merci beaucoup pour ce récit M. Facal et j'attends le tome 2 avec impatience. Si jamais vous lisez cette critique et voulez me faire un retour, n'hésitez pas à me rejoindre à l'adresse suivante: berthiaumejjd@gmail.com
Un grosse brique où chacun des protagonistes principaux illustre une voie différente de l’élite de la population de la fin du XIXe siècle. Si le cadre historique prend par endroit des allures quasi didactiques, plusieurs pans du récit permettent aux personnages d’évoluer dans leur propre direction. Le découpage des chapitres provoque des ruptures dans la continuité ou un délaissement du destin de certains des personnages, comme c’est le cas pour Jeanne, qui se trouve peu mise en valeur dans sa position de femme d’affaires. Cela dit, le style est agréable à lire et il est impossible de ne pas relier les réflexions dépeignant les positions politiques et identitaires de l’époque à celles de la société actuelle.