Marie Demers, qui donne dans l’autofiction depuis des années, franchit un pas de plus dans l’exploration de ce genre littéraire avec des intentions claires : la narratrice tente de dénouer, comprendre, démonter les traumatismes, les dynamiques qui la marquent. Arrivée à un point tournant, elle cherche à vaincre la douleur qui l’empêche d’avancer et de fonctionner, tissant des liens entre ses blessures d’adulte et celles qu’elle a connues enfant, alors que se suivent les relations amoureuses houleuses, les désillusions sur sa vie familiale et les obstacles sur le plan professionnel. Surtout, elle cherche comment garder le goût de vivre quand s’accumulent les peines.
Lire un livre de Marie Demers, c’est un peu comme ouvrir une boîte à surprises parce que tu sais jamais ce que sa plume va te réserver.
Ici, ça été un coup de poing dans le ventre.
L’autrice nous amène en exercusion dans les méandres de sa vie.
Elle s’étend et scalpel à la main, elle se dissèque. Elle creuse dans sa chair avec un mélange de douceur et de rancoeur. Elle fouille et remue son intérieur afin de sortir tout le laid mais aussi, le beau, qu’elle porte en elle depuis tant d’années.
« Je choisissais peut-être la dépression pour la simple et bonne raison que je ne voulais ni vivre ni mourrir. »
Elle nous plonge dans ses souvenirs et s’épanche sur sa famille dysfonctionnelle et ses relations houleuses et toxiques.
Elle ne craint pas d’ouvrir d’anciennes blessures ni d’exposer celles qui sont toujours vives. Elle expose ses traumas en toute transparence.
Elle assume pleinement ses mots. Ses mots crus et poignants qui se lisent comme de la poésie.
On voit bien que l’écriture de ce livre était une nécessité. (Et on se cachera pas que ça prend une force incroyable pour l’écrire et surtout, pour le publier.)
Ce qu’on tient entre nos mains, ce n’est pas seulement le nouveau roman de Marie Demers.. C’est ses détournements. C’est des pans de sa vie qu’elle nous partage avec toute son authenticité.
C’est rough, c’est douloureux mais c’est aussi un pas vers un avenir plus doux.
C’est un livre à lire sans hésiter. Une auto-fiction qui ne laissera personne indifférent.
Les détournements, ce n'est pas le genre de livre sur lequel on peut écrire un avis ou critiquer. Ce livre, c'est l'autrice, mise à nue. C'est ses tripes, ses entrailles, ses minis-moi, mis sur papier. C'est une thérapie. C'est un coup de poing dans face.
Je ne vous dirais donc pas si j'ai aimé ou non ce roman. Je ne considère pas que c'est ma place. Par contre. PAR CONTRE. Je peux vous dire:
Vous. Devez. Lire. Ce. Livre.
Oui, c'est cru. Oui, c'est difficile à lire par moments. Mais ce livre à tellement un gros impact. C'est une bouffée d'espoir, malgré tout le laid qu'il peut y avoir. C'est le genre de livre que tu y repenses 6 mois plus tard en te disant "eille pour vrai. Les détournements. Wow. Quel livre. Craire que j'y pense encore."
Je veux donc prendre un petit moment pour remercier encore Marie Demers. D'avoir eu la force (parce que, on va se le dire, faut être puissante pour écrire ce livre), d'avoir eu le courage d'écrire ses détournements. Ce livre était nécessaire et je suis tellement reconnaissante d'avoir eu la chance de le lire.
J'ai toujours trouvé admirable de la part des auteur(e)s de s'ouvrir à leur public avec ce genre d'écriture. C'est comme s'ils nous laissaient s'introduire dans leur vie, dans leur coeur. ❤️🩹 Une autofiction qui m'a fait beaucoup rire par bout, mais qui m'a beaucoup émue aussi.
Oh que je ne m’attendais pas à ça. C’est une lecture coups de point (au pluriel). Y’a ben des coups de point qui y sont racontés, et ce, ironiquement sans détours. C’est une incursion tellement tellement personnelle dans la vie de l’auteure. Parfois, je me demandais si j’avais le droit de savoir tout ça. Elle se livre sans limite. J’ose croire que ce courage dont elle fait preuve servira à d’autres.
On ne se sent pas très bien pendant la lecture, faut dire que c’est peut être pas idéal à lire durant les Fêtes. Mais c’est une recit qui mérite sa place et qui aborde plusieurs sujets tabous avec des nuances qui sont inédites.
3,75 ⭐️ Beaucoup d’admiration pour Marie Demers qui se livre avec autant d’authenticité dans cette autofiction. J’avais mal pour elle à certains moments et je n’en revenais pas qu’elle ose partager des réflexions aussi intimes et bouleversantes. J’avais même parfois envie de cesser de lire pour la protéger. Mais je choisis plutôt de la remercier pour cette oeuvre et pour ce qu’elle m’a apporté. Certains propos ont trouvé écho en moi. Plusieurs ont suscité de riches réflexions, de par la profondeur de l’analyse des sentiments et comportements humains.
Par ailleurs, sans rien enlever à ce que je viens d’évoquer, j’ai eu un petit bémol par rapport à la longueur du livre. J’ai un peu décroché aux deux derniers chapitres.
Pas toujours facile à lire, plusieurs passages sont frappants. Par contre, je dois dire WOW puisque que c'est merveilleusement bien écrit. C'est une lecture dont je vais me souvenir.
La proposition de Marie m’apparaît plus considérable qu’une simple lecture de chevet, ou encore, celle à laquelle on s’adonne pour nous changer les idées. En effet, elle a réussi plutôt à matérialiser une œuvre à travers laquelle on se permet de ressentir, voire, de sentir que l’on vit aux côtés de la protagoniste et de ses douloureuses expériences. L’autrice nous dévoile courageusement son intimité, chose qui nous renvoie inévitablement à nos propres vulnérabilités. D’une manière brute, mais néanmoins poétique, elle y aborde ses blessures, adresse ses traumas et expose quelques-unes de ses relations complexes avec plusieurs personnes qui ont marqué au fer rouge son existence. De ce roman, je resterai profondément touchée. Autant ce livre m’a heurté, qu’il m’a fait du bien. Chose certaine, il ne laisse pas indifférent celui qui ose l’ouvrir.
Je ne noterais pas cet ouvrage, par respect pour l’auteur. Sa vulnérabilité est le plus beau cadeau qu’un être humain peut faire à un autre. J’ai l’impression que Marie Demers l’a mise entre mes mains. J’en ai pris soin, je le jure.
Il m’est difficile de trouver les bons mots pour décrire ce roman. Il y a un niveau de transparence bien plus élevé que ce que j’ai lu auparavant. J’ai adoré ma lecture du début à la fin. C’est un chef d’oeuvre cru.
L'auteure se livre entièrement sur ses relations familiales et amoureuses, offrant une sincérité crue qui m'a captivée à certains moments. Néanmoins, la longueur du livre, ainsi que des passages superflus, ont parfois suscité de l'ennui, suggérant qu'une approche plus concise aurait mieux servi le récit. Ma lecture n'a pas été désagréable, mais la fin soulève des questionnements quant à la pertinence de ce livre, que l’auteure, sans aucune réserve, a écrit pour elle-même.
Coup de coeur habituel pour la plume de Marie Demers. C'est tellement senti, poignant et touchant. J'ai aimé ses constats sur sa propre vie et j'ai moi-même pu faire des parallèles avec ce qu'elle racontait/ressentait. Ce livre là m'a habitée tout au long de ma lecture.
J’avais adoré In between, le premier roman de l’autrice, paru en 2016. Elle en a publié d’autres depuis, mais je ne les avais pas lus. Je me reprends ici avec son « petit » dernier. Gros dernier, devrais-je dire, parce qu’il y a de la matière là-dedans. Dans Les détournements, œuvre autofictionnelle, Marie Demers met carrément ses tripes sur la table. Elle scrute ses relations familiales, amoureuses, professionnelles et tente d’y défaire les nœuds, de lier ce qui pourrait améliorer le flot, pour que ça coule enfin dans sa vie. Elle y expose les éléments toxiques et les tendances autodestructrices au grand jour.
« Je choisissais peut-être la dépression pour la simple et bonne raison que je ne voulais ni vivre ni mourir. »
C’est brutal, c’est cru, c’est férocement honnête. Quelle introspection et quelle justesse de l’analyse ! Quelle lucidité quant à ses mécanismes ! Je n’ai pas eu le sentiment qu’elle écrivait ce livre pour se comprendre davantage. Je trouve qu’elle se cerne pas mal. Plus que la moyenne d’entre nous. Mais connaître ses modes de fonctionnement, ce n’est pas tout. On a beau savoir intellectuellement que le parent a fait de son mieux, ça ne guérit pas nos blessures, ça n’élimine ni nos attentes ni celles des autres, encore moins nos traumas.
Je l’ai perçu comme un cri du cœur. Un « j’en peux plus de tout ça ! Comment est-ce que je m’en sors ? » Puis d’une certaine façon, j’ai l’impression qu’elle a un peu écrit ce livre pour mettre ça devant tout le monde, dire « voici ce qui m’habite ». Pour ne plus pouvoir se détourner de ses schémas relationnels. Pour y faire face et devoir faire quelque chose avec tout ça. Et quand on s’est dévoilé à tous, on a plus besoin de tout expliquer dans les détails à tout un chacun. C’est épuisant de le faire une personne à la fois. On met ça là et après on peut peut-être avancer plus vite, aller au cœur des choses.
Bien que Les détournements soit un roman très intime et personnel, il nous donne à réfléchir sur nos propres relations et ce malgré, durant le dernier tiers, une impression que c’était moins universel et où je me sentais, je ne sais pas… un peu de trop…
Qu’est-ce qui viendra après cet exercice de dénuement total ? L’avenir lui dira.
Un peu long, les histoires sont un peu trop souvent entrecoupées, mais j’aime beaucoup comme elle écrit, j’avais adoré Les désordres amoureux, et je trouve ça beau à quel point elle se livre dans son écriture.
J’ai lu ℒ𝑒𝓈 𝒹é𝓉𝑜𝓊𝓇𝓃𝑒𝓂𝑒𝓃𝓉𝓈 et c’est définitivement le livre de l’autrice qui m’a le plus touchée. ✨
Je ne savais absolument pas dans quoi je m’embarquais et -wow- c’était vibrant d’honnêteté et d’authenticité. Je l’ai dévoré en deux jours.
Dans cette auto-fiction, l’autrice aborde le chaos de sa vie sentimentale, sa dynamique familiale dysfonctionnelle et les difficultés de maintenir à flot sa vie professionnelle. Par de nombreuses anecdotes qui m’ont parfois (souvent) révoltée, j’ai eu le sentiment d’être face à une amie qui en avait gros sur la patate, et qui a enfin eu la force de se libérer de ses démons.
J’ai été happée par la plume de l’autrice, toujours aussi franche et frappante de vérité. Les faits sont (souvent) laids, les mots sont (tout le temps) beaux. ✍️
Marie, c’était son prénom à elle aussi. Marie aux milles talents et qui ne voyait pas le centième de ce que l’on voyait en elle. Marie qui voyait les choses que les autres ne voyaient pas. Qui se questionnait sur des sujets que plusieurs d’entres nous préfèrent taire. Se taire pour ne pas soulever les passions . Passion? Avez-vous dit passion? Passionnée c’est ce que tu étais pour tout ce à quoi tu t’intéressais. Même si cela devait être éphémère , digne de tout connaître tu serais. Marie , qui dit passion du feu. Tu aimer l’allumer ici et là au tournant d’une conversation . Semer la controverse, allié le doute, soulever les passions. À travers ta folie enfantine , parfois douce et qui final et t’auras été meurtrière tu venais chercher le meilleur de nous-mêmes et bien que tu ne voyait pas ce centime en toi, tu savais reconnaître la valeur chez l’autre , même dans l’œil du plus démuni , tu étais curieuse de déterrer , de creuser , de rallumer la flamme ou ne serait-ce que la petite étincelle .
Marie Demers , pas l’écriture de tes détournements, tu m’as permis de toucher et de goûter à cette personnalité colorée que je voyais chez ma petite sœur . J’ai eu envie de te serrer dans les bras , de te dire que ça allait aller . De te rappeler tes mots ... Comme un écho que j’aurais voulu faire résonner en son cœur : « Je ne mourrais pas parce que je refusais de mourir en victime, je ne mourrais pas parce que j’avais un roman à terminer et des vagues à surfer. Je ne mourrais pas parce qu’il faut encore plus de courage pour continuer à se battre sans certitude que d’accepter d’avoir perdu sans grâce »
Merci pour ces mots/maux à travers de lesquelles tu as su nous raconter . Parce que à travers tes détournements on croise nos propres routes aussi un peu des fois. C’est cru, c’est poétique, c’est complètement irrationnel et la fois criant de vérité .
Les détournements a été pour moi une lecture déstabilisante, et une lecture qui fait mal.
Marie Demers y raconte tout de sa vie, le beau, le moins beau et l’horrible. Elle ne censure pas ce qu’elle a vécu malgré le fait que sa mère est connue de beaucoup.
Elle ne se met pas dans la position de victime. Elle admet sans hésitation ses torts et ses erreurs, mais elle n’hésite pas à décrire celles des autres qui ont affecté sa vie.
Ce livre, c’est comme un journal intime, Marie se vide le coeur. Clairement, celui-ci lui a permis d’extérioriser une foule d’émotions et de vivre à travers certaines qui trainaient encore.
J'ai lu plusieurs Marie Demers, alors on peut dire que je l'apprécie comme autrice. J'arrivais donc sur cette lecture avec enthousiasme. Pour faire court, j'ai trouvé ça un peu long. Pour la critique plus longue et nuancée, continuez de lire. J'ai suivi la narratrice, dans ce cas-ci, Marie elle-même, à travers beaucoup d'histoires. Elle parle de ses relations, entre autres avec sa mère, autrice également connue. J'ai éprouvé quelques malaises (et je tiens à mentionner que je ne suis pas quelqu'un qui s'arrête lorsque dérangée) à certains moments de l'histoire où je me demandais quel était le but de nous raconter cela. J'apprécie tout de même qu'elle-même se pose un peu la question. Il y a de longs moments où nous sommes en suspension dans des non-dits qui normalement dans un livre, serait coupé au montage. Cela se veut un peu comme un journal intime, avec toute ses hésitations et ses longueurs, mais la lecture m'a quand même laissé incontentée.
«Parfois, c’est plus facile de se détruire au présent que de constater les ravages du passé.»
Un roman très intime, qui nous propulse dans le monde, la vérité, les contradictions, les traumas, les limites, les joies, les perceptions, les petits pas, les détournements, de l’autrice.
Belle vulnérabilité, qui demandait de se reposer parfois avant de continuer la lecture tranchante et vive.
L'auteure nous livre son histoire sans détour. Parfois c'est laid, parfois c'est beau, mais c'est surtout sa vérité à elle. Celle qui l'a menée à qui elle est aujourd'hui.
Comme le montre la couverture, l’auteure s’est vraiment mise à nue dans ce roman. On est vite écorché par ses détournements. Assez dur à lire, mais on aime sa plume toujours franche et vive.