Je n'ai pas accroché à cette histoire et les autres commentaires mitigés m'ont convaincue que ce qui me dérangeait déjà n'allait pas s'améliorer.
L'univers avait pourtant l'air prometteur, avec une ville dotée d'artisans exceptionnels, une guerre tragique, des luttes de pouvoir, une université...
Pourtant, l'exposition m'a parue trop longue et trop dense, on se perd dans des termes inconnus, d'autant plus que les personnages principaux sont présentés successivement sans laisser le temps de s'attacher à eux ou de comprendre ce qu'ils cherchent à accomplir dans l'histoire. La plume est très travaillée, mais le texte s'étale dans des descriptions et des phrases trop longues, en tout cas qui demandaient plus de concentration que je n'en avais.
Chronique : Plongez au cœur de Korost, la capitale économique de l'ancien empire des Trois-Terres, où l'air est chargé de tensions et d'intrigues dans "La Ville au plafond de verre" de Romain Delplancq. Dans cette cité noircie par la fumée de ses verreries, la poudre des arquebuses flotte dans l'atmosphère, les rues sont peuplées de blessés de guerre et de réfugiés, et une rivalité féroce fait rage entre les verriers pauvres et les forgiers riches et savants. Ces derniers détiennent le secret de l'arnoire, un mystérieux métal capable de transformer la lumière solaire en énergie. L'alliance de la science et de la technologie a élevé la réputation de Korost, mais sa rivalité pourrait bien conduire à sa destruction.
Au milieu de ce chaudron de tensions, nous découvrons Enik, l'institutrice, Istven, un jeune orphelin, et Katlik, la sœur éplorée. Trois vies, trois destins entrelacés, qui se retrouvent pris dans la toile des jeux de pouvoir de la ville. Chacun d'eux est une mèche allumée qui pourrait bien transformer cette poudrière en bombe à retardement.
Romain Delplancq, l'auteur du remarqué "Sang des princes," nous emmène dans une ville en insurrection et nous plonge dans le destin tumultueux de ces trois âmes, à la fois héros et victimes de l'immense Histoire qui se déroule autour d'eux. Son écriture incisive et puissante nous entraîne dans une épopée où les tragédies s'entremêlent aux intrigues politiques et sociales.
Ce récit clockpunk, situé dans un univers fascinant, brille par son intelligence rare dans la manière dont il aborde la lutte des classes. "La Ville au plafond de verre" est une expérience de lecture immersive qui mêle habilement la fiction spéculative à des enjeux sociaux, offrant une histoire captivante et résonante pour les amateurs d'aventure, de politique et de drame.
J'EN VEUX ENCORE, POURQUOI FAUT-IL QUE CE SOIT FINI?!
J'ai tellement aimé cette lecture, l'histoire grandiose, l'univers, la fin ÉPIQUE.
Est-ce à dire que le livre est parfait? Non, loin s'en faut. Deux choses qui ont perturbé ma lecture : - le style est très recherché (ça c'est une bonne chose) mais parfois inélégant. On pourrait dire ce que l'on disait de l'écriture de Marivaux : le style est recherché mais parfois trop alambiqué, en dépit de l'élégance. Pour autant j'ai été profondément touché par cette plume qui témoigne d'un vrai amour de l'écriture. - l'édition : déjà j'aurais aimé des illustrations (au prix du livre ce ne serait pas du luxe) car j'ai parfois eu du mal à me représenter les décors. Mais surtout QU'EST-CE QUE C'EST QUE TOUTES CES COQUILLES, les éditions HSN ça va pas là ! Des noms propres qui changent au cours du livre, des fautes de français, des mots en double... En tout j'ai dû compter une vingtaine de coquilles sur les 600 pages, c'est beaucoup.
Ces éléments mis à part, quelle magnifique lecture, dont je n'attendais rien, n'étant pas un lecteur de fantasy. Je vais suivre cet auteur de près et j'espère qu'il écrira très vite de nouvelles choses (par pitié un prequel ou une suite à ce livre!).
J’ai eu un coup de cœur pour ce livre, plusieurs du moins, le premier pour la couverture et le second pour l’histoire et ses personnages !
La couverture est un reflet de la ville et de son histoire. L’auteur a su construire la ville et son environnement de manière très complète avec son passif, toujours nécessaire pour bien comprendre l’actualité et ce sans y mettre des longueurs très vite indigestes ! La représentation en est aisée et de fait agréable.
Ses personnages ne sont pas caricaturaux malgré le fait qu’ils sont représentatifs de leur classe sociale, car bien évidemment une ville devenue riche et spécialisée ne peut que creuser des écarts entre les habitants et c‘est là que nous arrivons au cœur du roman : la lutte des classes, l’inévitable et inamovible lutte des classes que l’on retrouve partout et de tout temps !
Le récit autour des personnages commence par son cercle rapproché qui s’élargit jusqu’à se croiser avec celui d’un autre personnage. Une structure que je trouve efficace et intéressante pour se souvenir de tout ce qui importe sur chacun !
Et autour de ces histoires personnelles et communautaires, celle de la conquête de pouvoir et de territoire ! Romain Delplancq nous happe dans une fresque qui pour être intimiste de prime abord devient universelle, où la morale n’est pas reine !
Un de mes coups de cœur de cette année ! Une histoire fascinante.
Merci à Netgalley et aux éditions Les Humanoïdes pour cette lecture. Je dois bien avouer que je ne connaissais pas Romain Delplancq et son univers fantastique, ce roman fût donc l'occasion de m'y plonger.
Bienvenue donc à Korost, une cité bouillonnante où un vent de révolte souffle dans les ruelles. Les castes qui régissent la ville s'opposent et les tensions sociales sont au plus haut. C'est en suivant le destin de 3 personnages que le lecteur va se trouver plongé dans cette poudrière. Enik, institutrice réputé qui vient en aide aux nécessiteux, Istven ancien élève d'Enik qui a tout pour devenir l'une des élites de la Ville, et Katlik, fille de la noblesse, qui vient de perdre son frère à la guerre et qui ne se remet pas de ce deuil. Ces 3 là, vont se croiser, et se donner la main pour nous conter leurs histoires.
Ce sont d'ailleurs les personnages qui représentent la grosse plus-value de ce roman.ON s'attache sans peine à leurs histoires, leurs blessures mais surtout leurs combats, car peut importe leurs origines, on peut se sentir toucher par une quête de justice sociale, familiale, ou une quête de reconnaissance. Chaque lecteur aura son chouchou.
L'Univers présenté par l'auteur est lui aussi plaisant même si finalement limité: on reste dans la ville dans une forme de huis-clos que l'on aimerait amplifier, et peut-être cela sera-t-il le cas dans un autre roman.
Le seul point négatif au final est le temps que j'ai mis à rentrer dans l'intrigue. Car entrer dans l'Univers de Korost se mérite, le temps de saisir l'étendue et le foisonnement de la cité. Les premiers chapitres nécessitent de s'accrocher pour se fondre dans le moule et profiter pleinement de cette lecture.
Le pitch de ce livre était alléchant, j’ai même rencontré l’auteur dans un salon. Et je suis assez triste de dire que c’était correct mais assez décevant. L’univers et le thème sont bien trouvé et originaux. J’ai aimé la complexité implantée dans l’histoire. Mais impossible pour moi de m’accrocher aux personnages. Ce livre ne m’a fait contracter aucune émotion… je n’étais pas pendue au livre a me demander ce qui allait se passer, et j’ai ressenti quelques longueurs. Je l’ai vraiment traîné longtemps et je l’ai lu en diagonale pendant les 50 dernières pages. Puis arrive la fin, bon… voilà quoi. 3⭐️ pour l’originalité et l’intrigue politique et sociale.
Un roman politique assez complexe qui met beaucoup de temps à démarrer. Il faut se repérer au milieu d'un contexte politique déjà bien avancé dans sa dégradation, avec trois points de vue et de multiples factions. L'histoire avant lentement mais inexorablement vers une société qui implose sous le poids de la guerre, des machinations politiques et de l'oppression du peuple. Bien qu'intéressant, il a été un peu trop long à démarrer pour moi.
Je trouve que la couverture du roman est très bien réalisée.Vous connaissez mon adduction pour les couv. A elle seule, elle symbolise parfaitement l’atmosphère de l’histoire. Il a un léger éclat, semblable aux vitraux souvent vus dans les bâtiments historiques, et est vraiment magnifique !
Passons à l'histoire. L’auteur nous fournit un excellent cadre bien organisé et basé sur de nombreuses recherches. Cela donne au roman une atmosphère particulière.
Dans La Ville aux Plafonds de Verre, nous plongeons dans l'univers de Korost, capitale économique de l'ancien empire des Trois terres, plein de tensions et d'intrigues. Dans cette ville enfumée, les rues sont remplies de blessés de guerre et de réfugiés, et une rivalité amère existe entre les pauvres verriers et les riches et érudits forgerons. Vous voyez venir le conflits et la différence de caste?
Dans ce roman, nous suivons trois protagonistes aux destins croisés pris dans la toile des jeux de pouvoir dans cette ville infernale. Enik est enseignant, Istven est un jeune orphelin plein de rêves et d'ambitions, et Katlik est une sœur en deuil après avoir perdu son frère à la guerre.
J'ai beaucoup aimé les personnages. Ils sont émouvants et apportent beaucoup au roman. Nous souhaitons suivre leurs histoires à leurs côtés, suivre leurs fissures, mener les combats à leurs côtés et les aider dans leur recherche.
L'auteur nous entraîne dans ces intrigues et nous propose de nombreux rebondissements. Ce travail n’est pas une mince affaire et il m’a fallu un certain temps pour comprendre l’histoire. J'ai dû passer les 200 premières pages complètement immergées dans ce roman à essayer de m’en imprégner. Comme aux prémices de toute autre création, il est nécessaire de représenter l'atmosphère et l'univers pour s'immerger dans son monde, mais le monde construit par Romain Delplanck est unique, intelligent et très immersif, il n'y a donc pas de soucis malgré le temps que j’ai pris à le comprendre. Ne vous en faite pas! Une plume fluide et bien mené vous entraînera dans ma quête de vérité de cet ouvrage.
On se retrouve pour le roman La ville au plafond de verre, tout premier roman de fantasy français pour moi. Et on sent vraiment la différence, c’est tellement plus agréable à lire et plus riche qu’une traduction !
J’ai vraiment adoré ma lecture, on nous plonge dans un univers de fantasy quand même réaliste qui est très original et complet. Un univers complexe s’ouvre à nous et je suis contente de ne pas retrouver un énième récit de fantasy comme les autres.
Ce titre nous permet de suivre trois points de vue tout le long, avec 3 personnages très différents mais vous vous en doutez, dont les destins vont se croiser. Je dois dire que j’ai tout particulièrement apprécié Enik.
Ce titre, particulièrement bien écrit avec une plume offrant un langage riche et soutenu, a été un peu long à lire à cause de son édition. J’aurai aimé des lignes plus aérées pour rendre le tout plus digeste. Mais malgré quelques longueurs, la lecture a quand même été excellente.
On nous propose, en plus de cet univers vraiment original, des sujets forts comme les luttes de classes. Sociologie et politique viennent se mélanger à la lecture pour nous donner une seconde partie de roman très dynamique.
La fin n’était pas en reste, très bien écrite et surprenante, l’auteur ne nous aura pas ménagé, surtout si nous nous sommes attachés à ses personnages. Je regrette uniquement que la nature de Tiqueur et surtout de Dirahim n’ait pas été un peu plus expliquée, c’est la seule chose qui manquait à cette lecture à mon sens et qui fait défaut.
J’ai en tout cas été conquise par ce titre que je n’ai pas assez vu sur les réseaux. Avec une très belle édition reliée et une superbe couverture, je ne peux que vous encourager à découvrir ce titre. Pensez-vous le lire ? 🔥
⭐️⭐️⭐️⭐️/5
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Avec sa sublime couverture qui imite la magnificence des vitraux tant par l’illustration que par le reflet de la lumière rappelant l’éclat du soleil, La ville au plafond de verre de Romain Delplancqne pouvait qu’attirer mon attention. Deux ans après son acquisition, j’ai enfin poussé les portes de la cité métallurgique.
L’expression « le plafond de verre » désigne le milieu sociétal ou entrepreneurial dans lequel une hiérarchie stricte empêche une frange de la population d’accéder au niveau supérieur à quelques exceptions près. Le roman choral de Romain Delplancqne situe pas seulement son intrigue dans un contexte ou le verre et le métal fait partie intégrante de l’architecture. Il incarne jusque dans ses rebondissements cette expression à un tel point que la forgerie et ses produits en deviennent secondaires.
Korost aurait pu valoriser le marbre ou la dentelle, l’industrie n’est là que pour soutenir le propos principal de cette histoire où les destins de Katlik, Enik et Istven s’entrecroisent dans une ville au bord de la rupture. Si l’arnoire confère une touche de magie ou plutôt de technologie étant donné qu’il s’apparente aux panneaux solaires, ne vous attendez pas à plonger dans un monde de pure fantasy. En effet, La ville au plafond de verre porte un héritage issu des auteurs de la littérature réaliste du 19e siècle. Korost aurait pu s’appeler Paris. Tant le schéma sociétal et industriel de l’époque marque la cité : un empereur renversé, des aristocrates ridiculisés, des bourgeois au pouvoir et un prolétariat exploité.
La nouvelle élite est les Forgiers qui ont valorisé leur savoir-faire sur le précieux arnoire pour gouverner et régir une école réservée à leur sang. Pourtant, une poignée de pauvres réussissent à y entrer. C’est le cas d’Istven dont l’origine prolétaire l’embarrasse. Il s’investit à fond dans les études malgré son sentiment d’illégitimité et il se laissera entrainer dans une mystérieuse affaire à la demande de Katlik, la fille du Prévôt. Endeuillée, elle se lance sur les traces de son frère et la période avant son enrôlement forcé dans l’armée. Une troisième figure s’ajoute à cette galerie de personnages malmenés par la domination et la révolte. Enik Sugo organise des classes clandestines dans les bas-quartiers. Ayant déjà joué un rôle dans les combats précédents, elle aspire à se consacrer à l’enseignement. Toutefois, l’arrivée de sa sœur en détresse à la suite de la disparition de son mari déjoue ses plans de pseudo tranquillité.
Nous suivons alternativement ces trois personnages dont les profils permettent d’aborder divers sujets tels la lutte des classes, le travail des enfants, la manipulation des masses par la crainte, les traumatismes de guerre, le deuil et la résilience.
Ce récit se parcourt avec la lenteur du touriste qui appréhende les scènes dessinées par les vitraux d’une gigantesque cathédrale, jusqu’à la précipitation des évènements au chœur de l’édifice où la lumière se projette sur la pièce maitresse. L’auteur les dépeint à l’aide d’une plume aux couleurs des lieux et de l’époque. Noircie par la charbine manipulée par le bas peuple.
En bref, La ville au plafond de verre nous plonge dans une cité industrielle à la manière d’un Victor Hugo. La fantasy s’efface au profit de la lutte des classes, une guerre dans laquelle tous les coups sournois sont permis, peu importe la souffrance du peuple et les dommages collatéraux occasionnés par l’ambition d’une poignée d’homme.
La ville au plafond de verre est un roman à l’univers incroyable, mais qui souffre de pas mal de longueurs par moment. L’univers que l’auteur a imaginé et créé est véritablement intéressant, que ce soit Korost ou encore son mode de fonctionnement ou la forge est au cœur du fonctionnement de cette ville sous tension. Les trois personnages principaux sont bien développés, attachants même, et leur caractère est bien retranscrit durant le récit. La plume de l’auteur est agréable, bien que parfois un peu trop descriptive, cassant ainsi le rythme à de nombreuses reprises. C’est le seul point négatif que j’ai à souligner. En dehors de cela, l’histoire est riche, l’univers est très intéressant et ses protagonistes attachants.
La ville au plafond de verre est une lecture qui se mérite. Un peu trop longuet sur sa première moitié, le roman propose un univers richement détaillé et des personnages très bien écrits et instaure progressivement une intrigue de lutte sociale qui nous évoque la Commune de Paris. Intense et émouvant, le final explosif du roman nous tient en haleine et constitue une belle récompense à l’effort nécessaire au début du livre.
Un effort de worldbuilding incroyable, une histoire qui n'en finit pas de surprendre, des protagonistes attachants et un soin particulier accordé à la structure dynamique de la lutte des classes et son rapport à la technologie.
C'est un plaisir à lire malgré la complexité du lore qui noie un peu au début, les coquilles laissées par l'éditeur et le style imagé mais parfois au bord de la maladresse. Un auteur à suivre.
Longue vie à la glorieuse révolution socialiste euh pardon au Velast et mort aux bourgeois pardon euh aux forgiers. Verriers de tous les pays unissez-vous
Bonjour à tous mes petits fromages adorés, j'espère que vous vous portez bien ! La Ville au plafond de verre est officiellement ma dernière lecture de l'année 2023, et c'est somme toute une belle façon de terminer l'année. Je remercie de tout cœur les éditions de l'Homme sans nom pour l'envoi de ce livre.
J'ai découvert Romain Delplancq avec sa duologie du Sang des Princes, j'avais donc déjà une petite idée du style d'écriture de l'auteur. Plume que j'ai retrouvée dans ce livre-ci, mais si j'avoue avoir parfois eu du mal avec certaines tournures de phrases (oopsie...).
Je ne vais pas vous mentir, il m'a fallu le temps pour rentrer dedans... En fait, le décor met du temps à s'installer et il faut s'armer de patience pour enfin voir l'action arriver. Malgré ça, l'auteur installe une ambiance assez tendue et lourde dès le début du roman, ça nous démange, ça nous dérange, et on sent que ça va partir en cacahuète... mais quand ?
Dans la ville bouillonnante qu'est Korost, on suit trois parcours différents, trois destins qui n'ont au départ rien à voir mais qui sont liés. En fait, les trois points de vue sont trois personnes issues de milieux sociaux fort différents dans Korost. Et dans une ville où les rumeurs de fronde grondent, fatalement, elles vont entrer en collision.
Je crois que ce qui m'a réellement marquée dans ce livre, outre la tension, c'est de voir à quel point on peut être pris dans les évènements de la vie alors même qu'on n'y est de base pas lié du tout. De voir comment on a beau maitriser notre destin, un élément peut tout faire basculer. Comment des destins tout tracés et des rêves se brisent sur le mur de la politique, de la fourberie, de la cupidité... (arrêtez moi, bientôt je vais vous parler de la déchirure des passions humaines).
Et j'avoue, j'aime les histoires de révolution (ouais, à l'époque j'ai saigné l'album de la comédie musicale 1789 Les Amants de la Bastille).
Bref, encore un très beau moment en compagnie de HSN !
Une intrigue de récits croisés complexe mais parfaitement réussie ! Je me suis doucement attachée aux personnages qui entament leur train-train dans une ville qui semble avoir déjà explosé mais sans que personne ne le sache. Les notions de science et de politique du Korost qu'il.elles traversent peuvent faire buter un peu la lecture le temps de s'immerser - j'ai beaucoup aimé le fait que l'auteur avance sans s'encombrer de simplifier son monde. Au début, je me suis demandée quand l'intrigue principale allait bien démarrer, puis je me suis rendue compte que bien évidemment, tout était déjà semé. Le rythme des péripéties m'a particulièrement marquée : ni trop lent ni trop rapide ; mais c'est dense, c'est plein, c'est fort en thèmes, en émotions. Il y a un trop plein d'une colère qui m'a touchée.