J’ai dévoré valide, alors tout naturellement, je voulais me plonger tout de suite dans le tome suivant que j’ai facilement trouvé en livre numérique. Bien que Vandales m’ait moins charmé que Valide, je peux affirmer que Chris Bergeron revient en force dans ce deuxième roman qui se déroule dans le même univers, mais un an plus tard. Si objectivement je peux affirmer que c’est un excellent roman, j’ai tout de même été déçu de ne pas y retrouver cet aspect d’autofiction que j’avais vraiment beaucoup aimé et d’y retrouver à la place un roman de cyber-apprentissage, certes super intéressant, mais moins dans mes goûts littéraires habituelle. On délaisse un peu plus Christelle pour se concentrer sur sa fille Valide, alias Val qui est née à la suite des évènements finale du premier tome.
Techniquement, les deux livres ne se veulent pas interrelier, mais j’ai vraiment l’impression de plus avoir apprécier ce livre en tant que suite que en tant qu’entité unique. J’ai lui Vaillante par la suite et je regrette de ne pas l’avoir lu avant également, car elle permet une bonne introduction de l’astronaute Andrea Chang. C’est un livre cette fois-ci complètement dans la science-fiction, mais qui gère ce genre avec force tout en laissant beaucoup de piste de réflexion. Cela m’a quelque peu fait penser à un Psaume pour les recyclés sauvages, mais avec plus d’action.
Tout comme l’autre livre, la forme se présente entièrement de manière dialoguée, mais cette fois-ci sous forme plus de rapport enregistré. On suit deux dialogues qui s’entre croise, celui entre Andrea et Val dans sa capsule (faisant un lien humoristique entre la relation entre une IA et un TDAH) et l’interrogatoire de Christelle, arrêté par les agents totalitaires de David. L’alternance entre les deux dialogues, va un peu briser ce principe de confession de l’autre livre qui était charmant, mais va tout de même apporter un rythme intéressant et captivant à la lecture. Il y avait encore une fois beaucoup de référence à la culture pop et bien qu’habituellement se soit quelque chose que je déteste, j’ai pu comprendre l’effet nostalgique volontaire de les ajouter à se roman.
L’autrice maitrise super bien son sujet, elle nous offre une dystopie non seulement super intéressante, mais aussi très claire, facile à suivre et très bien construit. On peut comprendre comment David a eu beaucoup de pouvoir et comment ils aient pu plaire au gens. Ça offre un côté réaliste qui rend la lecture encore plus captivante. Si Valide fut écrit durant la pandémie, Vandales fut pour sa part écrit pendant la monter de la droite et de l’homophobie / transphobie. Les gens sont de plus en plus violents et décomplexer face à leur haine et cela se transmet durant le livre. Ce qui prédomine de ma lecture c’est la rage, la nécessité de résisté face à un système fasciste et capitaliste.
Bien sûr, la plume de l’autrice est toujours aussi belle et inspirante. J’ai encore une fois aimé me perdre dans ses phrases et navigué au gré de ses mots. Je trouve qu’elle a une manière unique de transmettre les émotions et de jouer avec les mots et c’est vraiment une manière qui me parle. Il y avait de bonne punchline qui laissait place à la réflexion et qui abordait des sujets super intéressant.
Bien que j’aille plus aimer Valide, je recommande quand même de poursuivre sa lecture avec celui-ci, mais en étant prévenu que le style y est bien différent et plus du tout centré sur l’autofiction.