C’est un des romans jeunesse de ce début d’année que j’avais le plus hâte de découvrir. Je n’ai clairement pas été déçue du voyage. C’est d’ailleurs même un des meilleurs romans jeunesse que j’ai pu lire dans ma vie. Ce fut une lecture mais tellement incroyable! Dire que ce n’est que le premier tome, je suis déjà plus qu’impatiente à l’idée de découvrir la suite, surtout vu comment ce tome se termine, ça donne encore plus envie de la découvrir. Le roman a beau être adressé à un public jeune, il n’est pas trop enfantin et peut parfaitement plaire aux plus grands!
Le style de l’auteure se caractérise par une écriture fluide, immersive et visuelle, qui évoque immédiatement des images vivantes et évocatrices. Elle utilise une prose riche en descriptions qui permettent aux lecteurs de visualiser clairement l’univers de Londres d’en Haut. Les passages décrivant la ville suspendue, l’école de Starminster ou encore les cieux infinis regorgent de détails minutieux qui rendent le cadre enchanteur et tangible. Elle joue beaucoup sur les sens : les odeurs de l’air pur en altitude, la sensation du vent sur la peau, le vertige de l’envol, renforçant ainsi l’immersion du lecteur. Les chapitres sont courts et rythmés, avec des cliffhangers fréquents, ce qui donne une forte envie de tourner les pages. Les dialogues, vifs et naturels, accentuent cette impression de mouvement.
L’univers du roman s’articule principalement autour de Londres d’en Haut, une cité suspendue au-dessus de Londres terrestre, et de Starminster, une école où l’on apprend à voler. Londres d’en Haut est une version alternative et aérienne de la capitale britannique. Il ne s’agit pas d’une simple extension de la ville, mais d’un monde à part, flottant au-dessus de la brume londonienne. Les habitants de Londres terrestre ignorent l’existence de cette ville céleste, protégée par des enchantements et des technologies avancées. C’était tellement intéressant de découvrir cette ville fabuleuse! J’ai vraiment adoré voir comment elle était construite, comment la ville fonctionne etc. Starminster, cette école où les élèves apprennent à voler se cache dans la cathédrale Saint Paul. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé voir des bâtiments aussi mythique de Londres être au coeur du roman. Je n’ai pas trop apprécié voir comment les élèves qui n’ont pas encore leurs ailes sont traités… Ça m’a fait mal au coeur de voir à quel point ils sont rejetés par tout le monde. Il n’y a qu’à voir comment ils étudient en classe, ils doivent être assis par terre tandis que les élèves pourvus d’ailes, eux, peuvent s’assoir sur une chaise..
L’histoire de Starminster est avant tout un récit initiatique, où Astrid, une jeune fille recluse, découvre un monde aérien fascinant mais rempli de mystères. Son parcours suit une progression classique mais immersive, entre émerveillement, apprentissage et confrontation à des secrets bien enfouis. Au début du roman, Astrid vit dans un hangar à rhubarbe, un lieu monotone et étouffant, sous l’autorité stricte de sa mère. Cette dernière lui interdit de sortir, affirmant que le monde extérieur est dangereux et imprévisible. Astrid a cependant toujours été fascinée par le ciel, qu’elle observe à travers une lucarne. Sa vie va complètement basculer lorsqu’elle part pour le Londres d’en haut et découvrir ce monde qui lui est complètement inconnu. Non seulement elle découvre un monde fabuleux mais elle découvre également le monde tout court. Elle n’a connu que son hangar à rhubarbe alors pour elle tout lui semble incroyable. J’ai vraiment adoré tout découvrir en même temps qu’elle en tout cas!
Astrid commence son voyage comme une enfant confinée et surprotégée, rêvant du ciel sans jamais l’avoir touché. Dès son arrivée à Londres d’en Haut, elle oscille entre émerveillement et méfiance, découvrant un monde où tout semble possible mais où les inégalités persistent. J’ai vraiment adoré découvrir cette jeune fille. Elle a une évolution folle au fil du roman. Pour quelqu’un qui n’a jamais vécu ailleurs que dans un hangar, je trouve qu’elle était vraiment incroyable. Elle est très touchante et surtout très attachante! J’ai aussi beaucoup aimé son amie Pent également. Elle est très drôle et j’adore ce petit côté fraicheur qu’elle amène à l’histoire. Pent, dès qu’elle rencontre Astrid elle l’a prend sous son aile et j’ai beaucoup aimé cet aspect là. C’est une personne sur qui on peut vraiment compter, une véritable amie. On a également d’autres personnages qui gravitent autour d’Astrid, que ce soit des professeurs de Starminster, des adultes du Londres d’en haut ou encore d’autres élèves, certains plus sympa que d’autres..
Megan Hopkins nous livre avec Starminster un premier tome riche et captivant, où l’aventure, le mystère et l’initiation se mêlent dans un univers aérien fascinant. À travers le parcours d’Astrid, l’autrice explore des thèmes forts tels que la liberté, la découverte de soi et la remise en question des règles établies.L’évolution d’Astrid est au cœur du récit : d’une jeune fille confinée et ignorante, elle devient une héroïne prête à défier le système et percer les mystères de Londres d’en Haut. J’ai plus que hâte de découvrir ce que nous réserve le second tome!