En 1929, Virginia Woolf publiait Une chambre à soi, un livre hybride, primordial, entre essai, autobiographie et roman, dans lequel elle défend l’idée que pour écrire, une femme a besoin d’indépendance financière et d’une pièce bien à elle. Elle appelle les femmes à prendre en main leur vie.De cet espoir d’un avenir meilleur pour les femmes qui écrivent, que reste-t-il près de cent ans plus tard ? Est-ce que l’indépendance financière est acquise, et si oui, a-t-elle réellement ouvert la porte à une plus grande liberté ? Comment se conjuguent maternité (ou la non-maternité) et création ? Et on fait comment pour écrire, quand on n’a pas le privilège d’avoir ce fameux lieu à soi, où rêver, penser et écrire ? On se réfugie où pour créer nos fictions, nos poèmes ? Ils ressemblent à quoi, ces lieux à nous ?Avec des textes de Virgnie Chaloux-Gendron, Fanie Demeule, Sarah Desrosiers, Stéphanie Filion, Valérie Forgues, Madioula Kébé-Kamara, Julia Kerninon, Annie Lafleur, Andrée Levesque Sioui, Chantal Nadeau et Marie St-Hilaire-Tremblay.
Une chambre ou une pièce à soi, avoir sa bulle intérieure, un espace de travail ou de création, appelez ça comme vous voulez, mais cet essai démontre bien l'importance d'avoir son petit sanctuaire, peu importe la forme qu'il prend pour chaque personne.
J'ai aimé qu'on mélange essai et poésie. C'est aussi bien intéressant d'en apprendre sur le processus d'écriture de ces auteurices.
C'est drôle parce que même si ce livre prend son inspiration du texte Une Chambre à Soi de Virginia Woolf, celui de Stéphanie Filion m'a donné une envie furieuse de lire Marguerite Duras (que je me suis empressée de faire réserver à la bibliothèque🤗).
Petit recueil-lumière, Chambres fortes regroupe onze auteurices d’horizons divers qui réfléchissent à l’écriture, aux lieux de refuge et de création et à la fameuse chambre à soi imaginée par Virginia Woolf. Dans une ère qui tend à encager les femmes dans l’archétype de la superwoman, quelle place l’art peut-il encore occuper après la ronde des conciliations? Quelle importance accordons-nous à nos repaires d’écriture? Quel impact ces lieux ont-ils sur notre capacité à créer?
Ces réflexions-baumes viennent certainement nourrir les réflexions de nombreuses écrivaines et apaiser quelques angoisses chez celles qui cherchent toujours un lieu propice au déploiement de leur art.
Jolis textes en hommage à l'autrice originale. On réalise vite qu'au salaire minimum, dans nos minuscules 3 et demi insalubres, on est encore bien loin des revendications que Woolf avait il y a 100 ans...