Léanne Vallauri, la tumultueuse cheffe de la Police judiciaire de Brest, se retrouve victime d’une machination diabolique. Elle est soupçonnée d’avoir empoisonné le voyou Nino Braghanti, alors qu’il était hospitalisé à Nantes. Pour les enquêteurs de l’IGPN, la vengeance est le mobile du crime, puisque Braghanti pourrait être le commanditaire du meurtre du mari de Léanne. Preuves et indices s’accumulent. La suspecte échappe de justesse à la prison durant l’instruction en étant assignée à résidence dans le sémaphore du Créac’h de l’île d’Ouessant. Alors que tout accuse Léanne, ses amis se mobilisent et sollicitent Mary Lester. Après quelques hésitations, épaulée par ses fidèles Fortin, Passepoil et Gertrude, la célèbre policière quimpéroise accepte de se lancer dans la quête de la vérité afin de disculper la commandant Vallauri. Chaque jour compte, d’autant que Léanne est loin d’être en sécurité dans son île… Pierre Pouchairet, dont les écrits ont déjà séduit plus de 300 000 lecteurs, s’est approprié le temps de cet ouvrage le personnage de Mary Lester, l’héroïne iconique du roman policier breton. Véritable exercice de style et hommage à Jean Failler, ce passionnant polar mêlant action et suspense devrait ravir les inconditionnels de l’enquêtrice…
On fait face ici à une enquête très sympathique, avec des passages qui poussent vraiment à se demander comment Léanne va s'en sortir. Cependant, il fait avouer que c'est assez déroutant de voir les parties Mary Lester écrites par quelqu'un d'autre. On sent que l'auteur a bien étudié le personnage, mais on voit aussi qu'elle n'est pas écrite par Jean Failler, qu'il y a la patte de Pierre Pouchairet là-dessous. On peut aussi regretter le dénouement peut-être un peu trop rapide. Une centaine de page en plus n'aurait pas manqué...
Je pense aussi que pour comprendre tous les détails et qui sont tous les personnages, il faut avoir lu quelques tomes de Mary Lester et au moins le tome des brestoises à Ouessant. Comme ce n'est pas mon cas pour la deuxième partie, j'étais un peu perdu à certains moments.