Esta novela ofrece un recorrido por París a través de lo más mundano y lo más insólito de la ciudad. Florent Oiseau abre nuestros ojos a nuestras pequeñas debilidades, a nuestras frágiles existencias, como lo hacen los poetas.
Como hace todos los días, Pierre, un individuo común, acude a la parada del autobús a tomar su línea habitual, la 69. Ese día presencia ahí mismo la muerte de un vecino. Es como una fruta que, al caer, se hace añicos en el suelo. Semejante escena afecta profundamente a Pierre, lo conduce hacia reflexiones que marcan el inicio de una odisea que parece inútil, un viaje a través de la ciudad de París en busca de lo esencial. Un recorrido a lo largo de la línea 69 de autobús, por las calles y barrios donde nuestros contemporáneos se cruzan, se mezclan, se aburren, a veces aman y persiguen algo incomprensible.
Un paseo por París en el autobús 69, que se lee como un cuadro de conexiones humanas, una narración llena de poesía, tierna y divertida. Una oda a la libertad.
Florent Oiseau est né en 1990 à Montfermeil. Il vit à Paris.
Son premier roman, Je vais m’y mettre (2016), a été désigné « livre le plus drôle de l’année » et a reçu le Prix Saint-Maur en poche. Paris-Venise (2018) et Les Magnolias (2020) ont été finalistes du Prix Orange du livre.
Les Magnolias a aussi été sélectionné pour le prix de la Vocation, le prix du roman qui fait du bien de Fontvieille, le prix France Bleu Pages des libraires, et le prix des lecteurs en Erdre. Les fruits tombent des arbres (2021) a reçu le prix du roman qui fait du bien de Fontvieille.
Florent Oiseau a déclaré qu'avec ce livre il n'était pas bien loin du livre sommet, de celui qui vous ferait arrêter d'écrire, persuadé de ne pouvoir faire mieux ensuite. Puisque sa quête est celle d'un dénicheur d'instants de vies minables, de découvreur de beautés dans l'inutile, de jouisseur d'ennui, il tape dans le mille. N'y voyez aucun jugement de valeur, je trouve ça formidable. Rendre le beau à l'insignifiant est selon moi la nécessité même d'un livre, et par extension de sa lecture. Oser et parvenir à donner du sens à l'existence même de ceux qui n'ont pas fait de leur vie un rêve mais qui se paie le luxe de vivre la réalité, et ce sans apitoiement, c'est aussi inédit que précieux. Ses personnages naviguent à vue, mais leur champ de vision offre à voir bien plus loin que la ligne de bus qui relie leurs vains déplacements. Ils racontent les choses que seuls les plus sensibles peuvent voir: les rapports humains, l'absence de rapports humains, la nostalgie et l'absence de désir d'un futur différent de leur façon de vivre le présent. L'auteur fait de son personnage principal un punk, un homme flamboyant, l'inverse même de ce que le commun des mortels verrait de lui sans la grâce de la littérature. Il ne reste qu'à espérer que l'auteur puisse se surpasser encore, persister dans ce combat presque politique de défense de l'immobilité et nous offrir encore un autre livre au moins tout aussi bien.
J'ai suivi avec beaucoup d’intérêt le personnage principal, Pierre. Il a la cinquantaine, vit seul, divorcé, mais fête sa rencontre avec son ex-femme tous les ans, il a une fille de 17 ans, qu'il voit peu. Il est assez oisif, passe son temps à contempler le monde autour de lui. Son monde va basculer quand, la veille de Noël, son voisin s'écroule mort devant l’arrêt de bus en face de chez lui. Cette mort le choque, il connaissait peu ce voisin, mais il est profondément touché. Comme un hommage, il va ainsi prendre le bus de cette ligne 69, que son voisin n'a pas pu prendre. Il va alors faire des rencontres variées et complètement disparates. Il va visiter des lieux improbables, tisser des liens insoupçonnés avec des personnes qu'il reverra par la suite. Il va surtout essayer de mieux connaître ce voisin, assister à son enterrement, rencontrer sa femme et ses amis. Et tout cela avec la ligne 69 en trame de fond.
J'ai vécu ainsi une année dans la vie de Pierre. Le livre est en effet divisé en quatre parties, représentant les quatre saisons. On commence en hiver, au moment de Noël, pour finir à l'automne. On va suivre cette ligne 69 au gré des saisons, la voir changer, évoluer, les changements chez les personnes qui habitent ou vivent le long de cette ligne. J'ai trouvé cette vision très intéressante, c’est un peu comme si on prenait une photo d'un même endroit à des moments différents de l’année et on regardait ensuite les changements selon la saison.
J'ai été touchée par Pierre, par les personnes qu'il rencontre, certaines écorchées et à vif. Son voisin par exemple. Je me suis rendue compte que chacun était lié d'une façon ou d'une autre. Tout se tisse petit à petit, comme une grande toile d’araignée. Cet attachement est renforcé par le choix narratif de l'auteur à la première personne du singulier. Je suis très sensible à cette narration car elle me permet de ressentir plus profondément chaque émotion que l'auteur veut faire passer, de rentrer dans la peau du personnage, dans sa tête, et de voir le monde à travers ses yeux. C’est toujours une expérience enrichissante. Même si sa passivité m'a parfois un peu énervée, j'avais parfois envie de le secouer pour qu'il réagisse un peu plus. C’est un personnage devant lequel on ne peut pas rester de marbre.
J'ai beaucoup aimé la façon de Florent Oiseau de dépeindre la société. J'ai retrouvé un peu de Virginie Despentes dans cette manière de montrer les gens, leurs façons de vivre. Il le fait avec beaucoup de réalisme, il ne cache rien, ni n'enjolive les faits. Il met beaucoup d’autodérision, d’humour, parfois noir, d'ironie, certaines scènes sont particulièrement burlesques, comme par exemple cette proposition de faire une mayonnaise alors qu'il est en train de laver son linge dans une laverie. Les rencontres sont intéressantes, pas une ne ressemble à l'autre, et parle d'un fait de société, les pauvres, les laissés pour compte, les SDF, les heureux, malheureux, tout un panel de gens qui font la société de notre époque.
Je me suis laissée happer par ce voyage le long de la ligne de bus, j’ai vagabondé avec le personnage principal, et finalement, j'ai plutôt aimer ça. Tout est bien détaillé, sans amener de lourdeurs, même si j'ai ressenti quelques longueurs dans les descriptions, mais celles-ci sont très utiles pour parfaire l’atmosphère et la retranscrire au mieux. Donc, finalement, ces descriptions sont nécessaires. J'avais envie de lire en diagonale à ces moments là, mais je ne l'ai pas fait car je savais que c’était nécessaire de lire ces passages afin de mieux comprendre. La fin est telle que je l'imaginais, ce n’est pas le genre que j'aime, elle est ouverte. J'ai quitté le personnage dans une certaine paix intérieure, mais j'aimerais beaucoup savoir si tout va continuer comme cela pour lui. C’est un sentiment positif, cela montre que j’ai vraiment eu l'impression que tout ce monde existait et plus particulièrement Pierre. À moi de m'imaginer la suite de sa vie…
Je ne connaissais pas du tout Florent Oiseau, je le découvre avec ce roman, j’ai vu qu'il avait écrit trois autres romans, et j'ai très envie de les lire pour retrouver la plume de l'auteur, son ton, et surtout sa poésie. Car, finalement, c’est cette poésie qu’il met dans ses mots, dans ses faits, qui fait la beauté de cette lecture. C’est un jeune auteur d'une grande qualité littéraire, dont on devrait continuer à entendre parler. Une chose est sûre, je vais le suivre de près, et je le lirai à nouveau avec grand plaisir.
La muerte inesperada y súbita de un vecino desconocido es el detonante de una forma de mirar los engranajes que componen nuestras vidas y que no se detienen. Pero ante lo inesperado y arbitrario, Pierre, se detiene a observar los engranajes propios y ajenos. Se abandona a la corriente del mundanal mundo y el viaje en bus urbano parisino (el número 69, el que esperaba el fallecido antes de morir) adquiere una dimensión casi teatral que recupera la virtud de fijarse en la gente que a uno le rodea. Sin ser un outsider, Pierre deambula por los alrededores de lo cotidiano arrojando luz a la cara oculta de nuestras vidas furtivas, donde están quizá las cosas importantes. Para Pierre, su vida simple desprovista de cálculos y arreglos ya le está bien porque lo tiene todo al alcance para experimentar, sin postureos.
La novelita tiene la trama del vecino fallecido (¿Quién era Jean-Luc?), y escenas de descubrimiento, de confesiones, surrealistas, cotidianas y costumbristas con mucho sentido de encontrar un destino. Porque ese es el tema: sentirse en el lugar, encontrarse exactamente donde uno quiere estar. Aparecen diferentes personajes interesantes, pero me quedo con Samantha la travesti y la escena en el bar donde canta una canción llena de significado. El mundo todo es máscaras, todo el año es carnaval, decía Larra, pero la gente tiene la libertad de quitarse la máscara y mostrarse tal como es o continuar llevándola sobre el escenario visto a través del cristal del autobús 69 o de los ojos de Pierre en un paseo por el Sena.
Una narración con riesgo de caer en lugares comunes pero no, es tierna y divertida. Sin artificios, amena y directa. Se lee como un cuadro de conexiones humanas, una historieta de esas de la mesa de novedades que va bien entre novelón y novelón y te saca una sonrisilla. Ya que estamos aquí de paso, mientras dure el viaje estaría bien que nos dejáramos fascinar por lo que nos rodea.
En commençant ce livre, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ne connaissais pas cet auteur et n’avait pas non plus le résumé. Et je ne suis pas déçue du tout !
On tombe sur la vie d’un type, qui a une vie simple, banale mais pour qui tout change quand il assiste à la mort de quelqu’un. Et de cette mort, toute une série d’événements en découle de façon aléatoire et sans réelle explication. Une histoire simple, contemporaine qui fait du bien.
Mention spéciale à la réaction qu’il a eu pour le coming out de sa fille. C’était une jolie façon de raconter cet instant.
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