Après ma lecture, je l'avoue, je ne savais pas quoi penser. Je ne savais pas si je devais mettre une note, écrire un avis, dire ce que j'avais à dire... Je prône l'honnêteté, mais je n'ai pas non plus envie de taper sur la tête de quiconque et comme c'était le deuxième livre en peu de temps de l'auteure qui ne me plaisait pas, j'ai hésité.
Je ferai un avis plus prononcé sur mon blogue, comme à mon habitude, mais j'ai quand même des choses à dire ici.
Le principal problème du livre est le manque de juste milieu. Il y a des scènes extrêmement réalistes, alors que d'autres rentrent dans la catégorie de sévères incohérences dû à leur manque de réalisme. Il n'y a pas d'entre deux. D'un côté, le sujet de la dépendance à la pornographie est bien exécutée, bien représentée, bien expliquée, alors que de l'autre, on a des garçons qui n'agissent pas comme de vrais gars le font (un problème qui arrive souvent quand ce sont des gars écrit par des filles), un grand-père atteint d'Alzheimer qui ne concorde aucunement avec la réalité de la maladie ou encore des bris de confidentialités par du personnel de la santé et du travail social. En somme : un sujet bien exécuté, mais une histoire qui manque de travail pour supporter le sujet.
L'autre problème, c'est le personnage principal. Loïc. De toute mon existence, je n'ai jamais autant haïs un protagoniste Tabou. Le dernier, c'est mon propre personnage, Christian. Sa manipulation, ses mensonges, ses gestes, l'intimidation... c'est d'une cruauté sans nom. Tu peux être dépendant sans être un véritable trou du cul et c'est là que j'ai eu de la difficulté. Je l'haïssais tellement que j'avais envie de le castrer avec mes dents. Alors le fait qu'en plus, l'histoire le présente comme une victime m'a dérangé. Bien sûr, il est affecté par sa dépendance et c'est compréhensible, on le ressent, on le voit. Mais certains gestes, certaines paroles n'étaient pas nécessaire à l'histoire ou auraient pu être différentes au lieu de rentrer dans la cruauté. Honnêtement, à la place d'Alycia, je me serais suicidé à avoir vécu ce qu'elle a vécu. C'est à ce point dérangeant. On voit qu'il comprend des choses, qu'il se sent coupable, honteux et ça c'est bien. Mais reste que certaines péripéties m'ont semblées faciles pour le simple but de remplir le scénario. Et ces péripéties sont bien souvent horrible à lire.
Je m'avoue déçue, c'est vrai, parce que le point fort du livre est vraiment le sujet de la dépendance à la pornographie. Quand l'histoire se concentrait que sur le sujet principal, c'était réaliste, bien travaillé, avec de bonnes représentations et d'excellentes informations. Je dois donner le crédit où il est dû et vraiment, j'en ai été surprise. C'est vraiment tout le reste qui m'a dérangé et je trouve ça dommage.
J'en parlerai plus dans ma critique complète et je vous invite à vous faire votre propre opinion, mais la mienne ressemble pas mal à ça.