Mathilde est devenue insomniaque. Puis elle a perdu le sens du toucher. Il y a eu d’autres signes : des feuillets retrouvés à la mort de son grand-père, une vidéo de Leonard Cohen à Jérusalem, le retour de la guerre en Europe. Mathilde est désorientée.
Est-ce pour cela qu’elle décide subitement de prendre un avion pour Israël ? Comme si la réponse aux questions qu’elle se pose l’attendait là-bas depuis toujours.
De Tel-Aviv à Capharnaüm, puis à Jérusalem, ses rencontres avec des inconnus – et quelques fantômes – ne font qu’approfondir le mystère.
Jusqu’au moment où, dans un éclair, la vérité lui apparaît. Prenant l’Histoire à bras-le-corps, Qui-vive est aussi l’itinéraire d’une femme qui cherche à réconcilier son paysage intérieur avec le monde qui l’entoure. Un roman aux multiples facettes qui confirme de manière éclatante le talent de son auteure.
Valérie Zenatti was born in Nice on April Fool’s Day 1970. When she was thirteen she went to live with her parents in Israel, where she did her national service, which inspired her memoir, When I was a Soldier. Even now she doesn’t go out without her survival kit — these days of a book, a notepad and a pen. Valérie now lives in Paris, where she works as a translator of Hebrew. She is also writing screenplays based on two of her books, Late for War and Message in a Bottle. Valérie is continually surprised and delighted at seeing Lucas, aged eight, and Nina, nearly two, grow up.
Un autre livre lu en français sans dictionnaire, cette fois avec un peu de compréhension en plus. J'ai été capable de remarquer une utilisation riche de la langue et de sa structure, parfois très compliquée à cause de phrases vraiment longues et de l'absence des guillemets pour les dialogues. En effet, le texte est organisé comme un flux de conscience géré par Mathilde, la protagoniste, qui voyage dans l'espace, mais aussi dans le temps, grâce à des vidéos des concerts passés et à des pages mystérieuses retrouvées après la mort de son grand-père. En général, j'ai apprécié le livre pour son écriture vive et ironique, moins pour l'histoire, sûrement intéressant en relation aux sujets analysés, mais peu vraisemblable. Probablement, on peut la considérer comme un rêve impossible, parce qu'il y a plusieurs éléments qui font penser à ça. Mais malheureusement, même avec cette explication, elle ne m'a pas totalement convaincue.
Ce roman est l’itinéraire d’une femme, Mathilde, qui cherche à réconcilier son paysage intérieur avec le monde qui l’entoure. Après le COVID et la guerre en Ukraine, elle décide de partir seule pour Israël.
bien mais narration trop éparpillée bien que ce soit peut-être aussi l’objectif : ne pas savoir comment ordonner l’histoire au présent, ne pas pouvoir la conjuguer et seulement pouvoir sentir ce qui finit par exploser
Prachtige roman over een geschiedenislerares, Mathilde, die overrompeld wordt door de actualiteit. De permanente opeenstapeling van "realiteiten" in het nieuws duwt haar in een persoonlijke crisis. We zien haar machteloosheid als lerares t.o.v. haar leerlingen tijdens de lockdown door Covid, haar afkeer van Trump, haar worsteling om de oorlog in Oekraïne te betrekken in haar lessen over de geschiedenis van Europa. Ook op persoonlijk vlak krijgt ze het hard te verduren als haar geliefde grootvader sterft, de enige die haar verwarring lijkt te begrijpen, ondanks zijn dementie. Mooi is hoe Zenatti heel precies en genuanceerd Mathildes stemmingen en gedachten onder woorden brengt. Toch is de beperktheid van taal om levenservaringen te beschrijven een centraal thema. Het beeld dat Zenatti hiervoor gebruikt is dat van vogels, die observeren en dan weer wegvliegen. We zouden ook vogels willen zijn, we zoeken vrijheid. Zoals Leonard Cohen, wiens muziek een centrale rol speelt in de roman, zingt:
Like a bird on the wire Like a drunk in a midnight choir I have tried in my way to be free
Franchement, c’était assez mid genre. C’est une quête de sa raison de vivre dans un monde dysfonctionnel qui est hyper édulcorée. J’ai pas vraiment accroché, mais il se laisse lire tout de même.
Des passages et des pages magnifiques, notamment ceux sur le grand-père et sur la judéité de Mathilde. Plus globalement, Valérie Zenatti assure dans les descriptions lyriques.
Les réflexions sur la vie post-covid sont pertinentes et bien articulées. Celles sur la laïcité et l'école, moins. Et le manque de politisation/réflexion politique sur certaines questions est criant quand on voit comment l'armée israélienne est dépeinte. Ça n'occupe pas une grande place dans l'ouvrage mais j'ai quand même été gênée. C'est plein de bons sentiments, mais pas certaine que ça dénonce réellement quoi que ce soit au bout du compte.
Plusieurs fois, je me suis fais la remarque que c'était un peu décousu et que je ne saisissais pas où l'autrice voulait en venir. La fin est un peu arrivée comme un cheveu sur la soupe.