Ernestine est une petite fille rousse de 9 ans tout à fait comme les autres, aux détails près qu'elle fume comme un pompier, joue au poker en ligne, extorque de l'argent aux voisins et fugue à Cuba. Autour d'elle, la cellule familiale tient une place cruciale. Son frère ainé Adrien est un adolescent lymphatique. Son père Hervé est artiste-peintre, désinvesti de manière générale. Et sa mère Louise est architecte d'intérieur, épuisée de porter tout le monde à bout de bras. Une déroutante fresque familiale dans laquelle, on suit les frasques tragi-comiques d'Ernestine en forêt, à l'école, à Noël, à un enterrement et chez le psy.
immense banger je suis venue à angoulême exprès pour voir salomé lahoche et acheter cette bédé je ne regrette pas à bientôt pour la prochaine j'espère bravo ernestine
Ernestine est une horrible petite fille atrocement attachante. Elle fume boit et manipule, ses parents sont dépassés. Cynique, sarcastique et cérébrale... Ca fait bien réfléchir sur le monde dans lequel les enfants vivent...
On croit lire l’histoire absurde d’une gamine de 9 ans cynique et diabolique, et puis fait… Le personnage principal n’est finalement pas celui que l’on croit et l’histoire pas si aberrante que ça (enfin si mais non)(vous verrez). 10/10 pour les punchlines hilarantes à la pelle.
je partais pas bien disposé pour cette BD si je suis très sincère eh bien figurez vous que, même s'il reste des heurts de rythme ou de mise en scène, je fus cueilli au milieu de ma mauvaise volonté par le chapitrage et le développement des personnages au point que oui, j'ai aimé ! je préfère largement la méchanceté de l'écriture quand c'est pas de l'autofiction et pas empesé d'énormes cartouches, les ficelles ne sont pas plus subtiles mais le pouvoir de la fiction permet de calmer un peu le cynisme et de faire repoindre un peu de sincérité et même d'émotion
Toujours envie de vivre en Lahochocratie. Il y a forcément moins de mécanismes d’identification que dans l’autofiction « La vie est une corvée » et les personnages sont volontairement plus des gimmicks que des êtres complexes mais je peux dead pour la beauté de la composition et des couleurs (les pages titres insérées: quelle splendeur). On retrouve aussi le mordant de la meilleure punchlineuse de France et ces personnages masculins bien tocards d’école d’art dont on aimerait croire qu’ils ne sont que des clichés.
Un peu – ou beaucoup – de mauvais esprit ça fait du bien de temps en temps. Ernestine a 9 ans et est la benjamine d’une famille qui vit dans une belle maison. Son père est un artiste raté – ou juste feignant –, son frère n’est pas très dégourdi – il a peut-être été exposé aux écrans avant l’âge de 3 ans – et sa mère – névrosée flirtant gentiment avec l’alcoolisme – se démène pour maintenir sa petite famille à flot.
- Euh, je suis pas au chômage. Je suis artiste peintre. - Oui bon, c’est pareil.
Quant à notre héroïne, elle est particulièrement précoce et intellectuelement très en avance – elle lit Sartre et Courrier International –, à tel point qu’elle a dépassé le stade d’adulte pour atteindre directement celui d’adulte cynique et aigri – on pourrait aussi dire méchant sans la vexer.
T’as l’air tendue, maman. Tu veux une clope ?
Sous l’humour très second degré, dont le décalage est accentué par des dessins au style naïf – décalage qui n’est pas sans rappeler le travail d’ Anouk Ricard –, on perçoit bien le malaise de la famille contemporaine, le père fuyant et la mère qui doit porter la famille à bout de bras alors qu’elle surnage à peine. Un peu de cynisme pour démarrer l’année, c’est parfait, très dans l’air du temps.
Ernestine smokes a lot, reads Sartre, and swears all the time. She's also 7 years old and an absolute sociopath. A bunch of hilarious and absurd vignettes following Ernestine wreaking havoc on her family and friends. But what makes this even better, is the backdrop of realism Salome Lahoche adds to it. Ernestine's cruelty isn't just used for laughs, but to comment on patriarchal familial standards, generational trauma, and problem children.