Diffusée entre 1997 et 2003, la série Buffy contre les vampires raconte en sept saisons le passage à l’âge adulte d’un groupe d’adolescent·e·s américain·e·s aux prises avec toutes sortes de démons, métaphore de leurs angoisses. Leur leadeuse, Buffy, est une Tueuse de vampires aux pouvoirs surnaturels, qui apprend à s’émanciper de toutes les formes de domination, en particulier d’un système patriarcal omniprésent.Célébrée par les fans à travers le monde, analysée par de nombreux universitaires, Buffy contre les vampires a inspiré des générations de showrunners et est entrée au panthéon de la pop culture. Échappant à Joss Whedon, son créateur, Buffy Summers est devenue un symbole de réappropriation du pouvoir par les femmes. Au-delà de cette figure féminine puissante, la série revalorise les bienfaits du collectif dans notre société individualiste en crise. Buffy ou la révolte à coups de pieu explore les différentes facettes d’une série unique, qui offre des pistes de réflexion pour mieux vivre ensemble et peut-être même, sauver le monde.
Ça manque de critiques sur Xander (qui pour moi est l'incarnation de son créateur), mais sinon c'est super intéressant, et l'autrice n'oublie pas de mettre un gros taquet à Whedon
Je déteste mettre une note négative, encore plus sur un livre francophone qui ne sort pas d’une grosse machine, donc je tiens juste à rappeler que la note ne reflète pas la qualité du bouquin en tant que telle, mais l’appréciation personnelle*. En d’autres termes, si vous êtes Marion Olité, de la maison d’édition, des lecteurs qui ont apprécié ce livre ou des proches, cette note ne signifie pas que je dénigre cet ouvrage et il n’y a rien de personnel ou de volontairement méchant ou mesquin là-dedans, et même, je suis vraiment contente si vous avez apprécié votre lecture et appris des choses, et je vais tenter au mieux d’expliquer pourquoi ce livre n’était pas pour moi.
*pour rappel, voici mon système de notation Goodreads:
1⭐️: quelque chose m’a vraiment énervée dans le livre/j’ai détesté 2⭐️: je n’ai pas aimé/bof/pas pour moi 3⭐️: j’ai bien aimé/je n’ai pas détesté/je n’ai rien à reprocher même s’il ne me laissera pas de souvenir impérissable 4⭐️: j’ai beaucoup aimé/j’ai adoré 5⭐️: coup de cœur
Ce livre tombe donc malheureusement dans la catégorie où quelque chose m’a vraiment énervée, et je ne sais pas si c’est dû à la maison d’édition ou à l’autrice. Avant d’en parler, quelques mots sur le propos du livre. Car sans le point qui m’a gênée la note aurait été plus proche du 3.
Buffy, comme pour beaucoup, c’est toute mon adolescence. J’ai grandi devant, je l’ai vue un nombre incalculable de fois, je pourrais en parler pendant des heures, j’ai consommé du contenu sur tout ce qui l’entourait depuis 30 ans. Je ne me considère pas comme une bible ambulante (et pas uniquement parce que je ne suis pas très ambulante), mais me surprendre avec un fait que j’ignorais est sûrement plus dur qu’avec beaucoup de gens. En d’autres termes, je pense déjà que je n’étais pas dans le public cible parce que j’avais déjà consommé beaucoup des contenus cités et que, fatalement, je n’ai presque rien appris (mention spéciale à la partie Buffy slang, qui est celle où j’ai appris des choses). En ça, comme déjà dit avant, je n’ai rien à reprocher à l’ouvrage et c’est un très bon ouvrage pour découvrir ou avoir une première réflexion sur le sujet (l’amie qui me l’a prêté a d’ailleurs adoré). À titre personnel, par contre, j’aurais aimé une réelle réflexion propre de l’autrice, entendre son avis à elle, son ressenti. J’ai eu l’impression d’un énorme travail de recherche et de synthétitsation, que je salue, mais sans réelle plus value (toujours à titre personnel, car quelqu’un qui ne lit pas l’anglais ou qui n’a pas le même parcours aura un ressenti très différent). Mais ce n’était sans doute pas le propos de l’ouvrage.
Maintenant, pour le point noir qui a fait que j’ai mis plus de 6 mois à le lire, car je le reposais chaque fois quelques minutes après l’avoir ouvert tellement ça m’agaçait: la forme. Il y a tellement de notes de pas de page que c’est un réel ouvrage dans l’ouvrage, et il était impossible de lire une page sans être interrompue 3-5x. Déjà, une grande partie aurait pu être inclue dans le texte sans souci (certaines l’étaient, et deux pages plus loin un même type d’info était traité en note de bas de page). Pour visualiser: le livre fait 157 pages, il y a 337 notes de bas de page. C’est beaucoup trop. Sur certaines pages, il y a plus de notes à lire que de texte. Sans compter les pages de titres et les remerciements, seules 12 pages n’en ont pas. Sur 157. Ça m’a complément empêchée de rentrer dans la lecture, et j’ai du coup rarement passé plus de 10min de suite à lire (certaines personnes sont capables de ne pas lire les notes de bas de page, ce n’est malheureusement pas mon cas). Donc encore une fois, je ne sais pas si c’est du ressort de l’autrice ou de l’éditeur, mais si quelqu’un dans un de ces camps lit ces quelques mots; il est vraiment facile d’en inclure plus de la moitié dans le texte pour améliorer l’expérience lecteur, le livre le mérite.
Voilà. Ça reste malgré tout un ouvrage que je me verrais recommander (en mentionnant le problème des notes de bas de page ^^) aux gens qui cherchent une première réflexion autour de Buffy, mais ce n’était malheureusement pas pour moi.
Oh la la méga intéressant !!! En tant que fan de Buffy depuis le premier jour et féministe jusqu'à la moelle, je ne pouvais qu'adorer cet essai !! Bravo à l'autrice, quel travail !
Buffy contre les vampires est une série qui a particulièrement marqué mon enfance, c’est mon adolescence. Rituel familial de temps partagé devant la télé entre femmes, c’est un grand bonheur de se plonger dans cet ouvrage qui met à jour et réaffirme la force, l’engagement et la puissance de cette œuvre. Le personnage de Buffy résonne toujours 25 ans après sa création comme un symbole de liberté et de pouvoir féminin. Marion Olité expose avec précision et force tout le positif qui découle de cette œuvre indémodable de la pop culture. Mais aussi les zones plus sombres détectables dans la série. Cet essai nous invite à la réflexion à la mobilisation et aussi à un peu de nostalgie.
Tres bon bouquin qui analyse les représentations du féminisme dans Buffy et ses failles. J’aurais aimé plus sur Whedon et la manière dont son comportement toxique a influencé (ou pas) la série. C’est abordé mais seulement en surface. Un peu de recul aussi sur certaines idées reçues n’auraient pas fait de mal (notamment celle que les sorcières persécutées l’étaient car femmes dans une société patriarcale - la recherche scientifique a montré que c’est plus nuancé et que beaucoup d’hommes ont aussi été tues). Mais dans l’ensemble un bon bouquin qui m’a donné envie de re regarde la série!
Ce livre est une merveille d’analyses, fines et justes sur la série. À chaque paragraphe, des choses que l’on avait pressenties en regardant Buffy prennent tout leur sens. L’autrice s’appuie sur de nombreuses études universitaires (les Buffy studies 😍) pour nous livrer une dissection de cette serie, avant-gardiste et révolutionnaire a bien des égards. Le livre se finit sur les révélations à propos du comportement de Whedon. C’est complet, c’est bien écrit. Merci !
Un essai très cool sur la série féministe des années 90s. Il y a beaucoup de recule pris sur l'histoire et l'univers pour voir dans quel contexte la série s'inscrit, même plus de 20 ans après.
J'ai pu prolongé mon plaisir coupable en en apprenant davantage et en fusionnant mes intérêts personnels. Bref, j'ai adoré et quasi lu d'une seule traite cet essai !
Seul bemol : je me serais bien passé des spoils liés à la série Angel, que je n'ai pas encore vue.
Super intéressant, je l’ai lu en une journée ! Par contre, les notes en bas de page qui sont parfois plus longues que le récit, pas top et pas évident de se repérer dans le récit, surtout qu’il y a énormément de répétitions !!! Malgré ça, le fond et les parties sont bien respectés et c’était super intéressant, j’ai appris pas mal de choses sur la série, je recommande aux fans de la série comme aux fans de vampires 🧛♀️
Intéressant, documenté et clair. Pas forcément utile et révolutionnaire si on connaît bien la série mais pour celleux qui ont regardé d’un seul œil, cet essai met clairement en avant la richesse de la série, son impact et son caractère visionnaire dans le paysage télévisuel. Certains aspects auraient mérité d’être plus abordés (la misogynie d’Alex notamment, car il reste un personnage principal) mais c’est un ouvrage facile à lire et enthousiasmant.
Pour une fan qui a tout lu sur Buffy, je n'ai rien vu de nouveau si ce n'est le court paragraphe sur la chute de Whedon et les allégations contre lui. Je pense qu'il serait intéressant de re-faire une analyse de la série au vu de ce nouvel éclairage. Après, je suis contente de trouver un livre francophone qui est un bon résumé de tout ce qui a été dit sur la série.
Ah lala j'ai adoré ! En tant que fan de Buffy et résolument féministe j'étais forcément tentée... Et bien je ne suis pas déçue ! C'est extrêmement riche et bien écrit, on apprend plein de choses tout en se replongeant avec délice dans l'univers de la série .
J'ai vraiment adoré ! Une lecture obligatoire pour tout les fans de Buffy qui veulent aborder un aspect plus "analyse" des sujets abordés dans la série et de son impact sur la pop culture !
In Buffy ou la révolte à coups de pieu analysiert Marion Olite das popkulturelle Phänomen einer Serie, die weit mehr ist als bloßer Teenie-Horror. Auch für Skeptiker des Genres wird hier deutlich: Die Dämonenjagd dient als messerscharfe Allegorie für das Erwachsenwerden und den Widerstand gegen patriarchale Strukturen. Olite zeigt, wie die Protagonistin zur Ikone weiblicher Selbstermächtigung reift, die sich sogar von ihrem Schöpfer emanzipiert. Das Buch rückt zudem die Kraft des Kollektivs gegen den Mythos des isolierten Individualismus in den Fokus. Ein erstaunlich tiefgängiger Blick auf eine Serie, die trotz ihrer scheinbar trivialen Hülle gesellschaftliche Revolten erprobt. In meiner Jugend fungierten Vampirgeschichten eher als klassischer Aberglaube: Sie dienten dazu, durch Angst Gehorsam zu erzwingen oder die Grenzen des „Erlaubten“ zu markieren. In dieser Tradition ist der Vampir das bedrohliche Fremde, das einen nachts heimsucht, wenn man sich nicht an die Regeln hält – eine Form der sozialen Kontrolle durch Grusel. Marion Olite zeigt in Buffy ou la révolte à coups de pieu jedoch eine radikale Umcodierung dieser Motive: Angst als Treibstoff: Während der Aberglaube meiner Jugend Angst nutzte, um Menschen klein zu halten, verwandelt die moderne Erzählung die Dämonen in lesbare Chiffren realer Konflikte (Depression, Machtmissbrauch, Ausgrenzung). Angst wird nicht mehr unterdrückend, sondern erkenntnisstiftend. Vom Opfer zum Akteur: Der entscheidende Unterschied liegt in der Figur der „Jägerin“. In den klassischen Schauergeschichten war man den Wesen oft schutzlos ausgeliefert. Olite beschreibt hingegen eine konsequente Wiederaneignung von Handlungsmacht: Die Angst wird nicht mehr erlitten, sondern mit dem „Pfahl“ – als Symbol des Widerstands – aktiv beantwortet. Man könnte sagen: Olites Buch analysiert genau den Moment, in dem die angstmachenden Erzählungen meiner Jugend ihre disziplinierende Macht verlieren, weil sie als das entlarvt werden, was sie sind – symbolische Ordnungsinstrumente, die dekonstruiert und überwunden werden können.
Un essai qui nous plonge dans l’univers de Buffy. L’autrice s’intéresse à l’héritage d’une série féministe qui a marqué toute une génération et ne laisse pas de côté les aspects plus problématiques comme le traitement des minorités. L’ouvrage se penche aussi sur la personnalité du créateur de la série après les révélations de Charisma Carpenter et des autres membres du cast. Il permet ainsi aux actrices et aux fans de se réapproprier le message féministe de la série.