La mare de la Nasha ha perdut el somriure. A la seva filla li agradaria ajudar-la a retrobar l'alegria! Un dia, de camí cap a l'escola, la Nasha coneix un misteriós home-ombra que l'ajuda a descobrir gran part de la història de la seva família i dels pobles indígenes de l'Amèrica del Nord... Podria aquesta trobada ser una oportunitat per recuperar els seus orígens?
J'ai adoré cet album qui nous fait voir les conséquences des pensionnats autochtones, le lien trop souvent brisé avec ses racines, mais surtout les retrouvailles avec celles-ci. Et que dire des illustrations! Justine Brax est toujours incroyable.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un album.. c’est tellement une expérience incroyable! Et celui-là, il patiente dans ma PàL depuis un moment, j’attendais précisément ce moment pour en faire la lecture.
Nasha c’est une jeune femme d’origine autochtone dont la maman a tout oublié de son passé. C’est grâce à sa fille, qu’elle renouera avec son histoire, avec ses racines.
Il y est question de l’horreur des pensionnats et des graves conséquences de l’oubli.
« Quand des humains à la peau blanche ont débarqué, on ne s'est pas méfié. Mais bientôt, ils ont pris nos terres, interdit notre langue et effacé nos histoires, ils ont fait de nous des fantômes. Et pour que l'on disparaisse tout à fait, ils ont mis nos enfants dans ces pensionnats pour qu'ils oublient leurs parents, leurs racines, qui ils étaient. »
« C'est ça, le danger : ne plus se souvenir d'où l'on vient, qui l'on est, oublier. »
Les illustrations sont absolument magnifiques et complètent à merveille le texte qui se lit facilement.
Una historia corta donde nos muestran como a los indios los despojaron de su identidad, su cultura y sus creencias y como Nasha basado en vivencias ya sean fantásticas o reales busca traerlas de vuelta, empezando en la escuela.
Es una historia para compartir con la familia pero sobre todo con los infantes, la edición de edelvives es hermosa y con ilustraciones increíbles que recomiendo invertir a pesar del precio.
Un très beau livre illustré sur les peuples natifs d'Amérique du Nord ! Les illustrations et les couleurs choisies sont vraiment belles, et le texte est très agréable et facile à lire. J'ai beaucoup aimé, mais je m'attendais tout de même à un peu plus de poésie.
Comment dire qu’ici aussi, c’est le nom de l’illustratrice, Justine Brax, qui m’a fait acheter cet album à la promesse si engageante de cri du coeur d’une minorité pour défendre sa culture.
A travers lui, je découvre enfin, j’ai envie de dire, la plume de Cécile Roumiguière, alors que j’ai deux de ses albums dans ma PAL depuis leur sortie : Peau d’âne et Les sorcières. J’ai beaucoup aimé son texte très ciselé et en mode coup de poing. Il n’y a pas de fioriture, on va à l’essentiel et en même temps ça reste poétique, ce qui se marie à merveille avec l’onirisme du peuple mis en scène ici : les Amérindiens.
De Justine Brax, j’ai aimé retrouvé la palette bleue-rouge que je lui connais avec ses multiples nuances tirant vers l’ocre ici. J’ai aimé voir son dessin prendre des allures de plus en plus tribales et son pointillisme, son travail du trait et du motif, prendre sens ici avec la culture autochtone dont il s’inspirait depuis toujours. C’est vraiment une pure merveille et ce même lorsque c’est profondément vide et triste. Elle nous conte superbement dans ses images le drame de ce peuple mais aussi sa force et sa résilience.
Les deux femmes se rejoignent donc dans un texte puissant qui évoque une famille, celle de Nasha, et en particulier sa mère, qui vit très mal l’effacement de la culture de son peuple. Mais Nasha n’est pas de cet avis, à travers ses escapades, elle va retrouver l’âme de son peuple et partager le désir de la faire (re)vivre et de la transmettre. C’est donc un texte très amer-doux, avec un cheminement douloureux, solitaire et intime, qui pousse son héroïne à regarder au plus profond d’elle-même. Cela réveillera parfois des souvenirs douloureux comme ce que les colons ont fait autrefois aux autochtones pour les pousser à être intégrés, mais c’est toujours fait avec beaucoup de finesse ici, sans notes criardes.
Par contre, même si j’ai été touchée, je n’ai pas réussi à ressentir un coup de coeur. J’ai parfois trouvé le texte et le dessin trop rigides pour parvenir à m’emporter. Il m’a manqué quelque chose dans la poésie et l’évasion peut-être que j’attendais, l’aventure étant au final très terre à terre, et pendant longtemps très solitaire et pesante également. Cela a aussi pesé sur moi.
Je salue cependant l’engagement des autrices dans ce superbe album qui est une ode à la protection et la transmission de chaque culture, même et surtout celles qu’on essaie d’occulter. Le courage de cette enfant et de sa mère sont à saluer et les autrices leur rendent très bien hommage dans un texte aux mots fins et forts, et des dessins chargés d’émotion grâce au superbe univers graphique de Justine Brax. Définitivement l’un des albums sur la culture américaine à lire !