" Il était une fois, au début du XXe siècle, en France, un jeune homme très beau, prodigieusement doué pour l'aventure métaphysique et le style : ça s'appelleUne vague de rêveset ça pourrait être écrit ce matin. " (Philippe Sollers)
Achevé en juin 1924 et paru en octobre dans le numéro 2 de la revueCommerce,Une vague de rêvesprécède de quelques mois la publication duManifeste du surréalismede Breton. Dans ce texte méconnu, Aragon retrace l'histoire du mouvement, ses premières expériences, sa mise en œuvre littéraire. Il exprime la fascination que lui inspire l'univers du rêve, les " Rivieras de l'irréel ", les frissons du délire et l'écriture du désastre.
" Exercice d'écriture dont le lyrisme est d'une beauté stupéfiante, le manifeste se déploie dans l'émotion d'images admirables qui, au-delà du témoignage et de la réflexion, laissent deviner l'écrivain à venir. "
Postface de Marie-Thérèse Eychart
Précédée d'un extrait d'Aragon parle avec Dominique Arban
Très petit ouvrage reproduction d’un texte oublié d’Aragon. Sur les débuts du surréalisme.
P25 La liberté, ce mot magnifique, voilà le point où il prend pour la première fois un sens : la liberté commence ou naît le va merveilleux.
P26 Rêves, rêves, rêves, le domaine des rêves à chaque fois s’étend. Rêves, rêves, rêves, le soleil bleu des rêves enfin fait reculer les bêtes aux yeux d’acier vers leurs tanières. […]
P38 C’est qu’il rêve, et je rêve, emporte, je rêve. Je rêve d’un long rêve où chacun rêverait. Je ne sais ce que ça devenir cette nouvelle entreprise de songes. Je rêve sur le bord du monde et de la nuit.
Lectura imprescindible para todo joven surrealista. Lo conseguí en una librería del centro, de pisos y anaqueles de madera. Todo parecía estar en desorden y la gran cantidad de gente que había, al igual que los libros, se acomodaba como podía. Alguien se acercó y sirvió vino, nosotros felices, eran tiempos de recorrer buscando poesía y textos del surrealismo. Recorridas siempre, si se quiere, de cierto aire surrealista. Caminar cuadras enteras con los ojos cerrados, avanzando de la mano, y cosas así. La librería cerraba, se despedía del barrio con bebidas y liquidación del inventario. Siempre sentí que me quedó mucho por disfrutar en aquel espacio, lo recuerdo con añoranza. Unos meses después me mudé a una cuadra de distancia. El local se mantuvo vacío, siempre, salvo cuando yo invocaba esa tarde cada vez que pasaba por el frente.