Sophie ne connaît pas les autres locataires du petit immeuble de centre-ville où elle habite, sinon quand elle les croise dans l’étroit escalier du vieux bâtiment. Cette indifférence réciproque est brutalement remise en cause par un événement imprévu, anodin en apparence, mais qui, à terme, se révélera dramatique : une gigantesque panne d’électricité plonge la ville entière dans la paralysie. Tant bien que mal, les locataires de l’immeuble s’organisent pour remédier aux problèmes pratiques engendrés par la situation, mais des tensions et des oppositions fortes surgissent dans le groupe. Quand il apparaît que la panne est généralisée au pays tout entier, et même au-delà, des émeutes éclatent dans la ville et un climat de violence et d’insécurité s’installe. Comprenant qu’il n’y a rien à attendre des autorités devenues impuissantes, le petit groupe tente de surmonter ses divisions pour faire face à la montée des périls. Prise dans la tourmente, précipitée dans l’action, Sophie découvre peu à peu le tempérament et la singularité de chaque locataire. Parmi eux, il y a Hocine, jeune homme secret et énigmatique, vers lequel Sophie se sent irrésistiblement attirée… Ce roman est une illustration de la fragilité d’un monde hautement dépendant des technologies modernes. Toute notre civilisation repose sur l’usage de l’électricité. Si celle-ci venait à manquer, l’humanité toute entière s’effondrerait comme un château de carte et serait menacée de disparition. Loin de nous affranchir de la Nature ou de nous rendre invulnérable, ces technologies extraordinaires sont un leurre qui, au final, pourrait bien causer notre perte.
Prix Charles Exbrayat 2013
« Récit fin, captivant, bourré de rebondissements, et de personnages d’agréables compagnie jusque dans leur rudesse » Robert Colonna d’Istria - Corsica
« Dans son nouveau livre, Olivier Merle décrit avec justesse les réactions des habitants d'un immeuble confrontés à leurs démons et à la violence d'une grande ville après une gigantesque panne d'électricité. Une catastrophe que nous souhaitons ne jamais vivre » Philippe Vallet – France Info