Željka Horvat Čeč rođena je 1986. u Čakovcu. Objavila zbirku priča Kauboj u crvenom golfu, zbirke pjesama I zvijezde se smiju krhkosti i Moramo postati konkretni (finalista nagrade Kamov; Booksin izbor 6 najboljih knjiga objavljenih u 2015. godini). Uvrštena u antologiju mladih pjesnika regiona Meko tkivo i dobitnica je nagrade Ulaznica 2013. godine. Pjesme su joj prevedene na engleski, njemački, francuski i švedski. Živi u Rijeci, organizira književne tribine Pisac i građanin, a za 2016. priprema knjigu proze radnog naslova Crtice sa sela, bez svinje.
Zeljka n’est qu’une enfant pendant la guerre de Croatie (1991-1995). À son village, on y mène une vie tranquille : il y a les matchs de foot, Ronato et Joza qui veulent protéger les jardins des renards, les tours de vélo, les Lego que le papa de Katarina a envoyés d’Allemagne, puis quelques sales traites. Les Serbes, les Tziganes, les cocos (communistes), les musulmans, les réfugiés, puis Zeljka qui n’est pas baptisée (mais que les garçons acceptent dans leur groupe parce qu'elle n’a pas peur des grenouilles). La jeune fille rêve de devenir astronaute, mais le maître d’école dit qu’elle ne peut pas parce qu’elle est malade. Malade de quoi, elle l’ignore. Ses parents en parlent peu, mais elle séjourne souvent à l’hôpital où elle rédige des poèmes.
Scènes villageoises sans cochon nous fait voyager dans un pays qu’on connaît peu, dans la tête d’une fillette qui grandit en temps de conflit. De la guerre, elle n’en parle pas beaucoup, mais la haine de l’ennemi, elle, les enfants l’ont absorbée. Ils ne la comprennent pas, mais la répandent partout. C’est ce qui choque le plus. La narration est réfléchie pour refléter les pensées de la fillette, mais au fil des années qui passent, elle n’évolue pas, ne vieillit pas, ce qui m’a un peu dérangée. Le récit demeure légèrement détaché – mamie numéro un a dit, papa dit, maman dit, ma tante a dit – et des personnages, il y en a beaucoup. Malgré tout, c’est une histoire d’enfance captivante qui se lit rapidement!
Le titre m'a attiré tout de suite. J'ai aimé plusieurs fragments, certains particulièrement bien tournés. D'autres tombent à plat. Il y a plusieurs personnages peu mis en contexte. Il y a surtout un problème de narration: la narratrice raconte son enfance comme si elle se déroulait au même moment, mais il y a tellement de références politiques et géographiques que l'idée qu'une enfant prenne la parole ne m'a pas convaincu.