Eléonore, maman, se remet difficilement d’un cœur brisé, d’une rupture. Femme de ménage à Salerno, elle se rend par semaine dans 6 maisons différentes en suivant un planning précis. Elle rêve depuis toujours d’aller à Venise, mais se contente de voguer au gré de la vie de ses clients, et de ses enfants.
C’était très rafraîchissant d’avoir affaire à 6 personnes différentes, leur vie et leurs habitudes, leur personnalité et leur effet sur notre protagoniste. Elle se rend ainsi chez un cardiologue veuf et décidé à faire de nouvelles rencontres le lundi, chez une mamie qui adore les potins le mardi, chez un couple avec un mari misogyne et une femme autoritaire qui cache à son mari employer une femme de ménage le mercredi, chez une voyante aux prédictions marquantes le jeudi, chez une femme mariée qui rêve d’avoir un enfant et chez un mystérieux inconnu à l’appart bien rangé le vendredi. Nous sommes plongés en plein cœur de l’Italie avec cette histoire émouvante, la fin est d’une beauté qui m’a clouée sur place. Je ne saurais même pas vraiment expliquer pourquoi, mais ce livre m’a touchée en plein cœur. Eléonore m’a fait pouffer plusieurs fois (avec son stalkage informatique), on ne peut que se reconnaître en elle et s’attacher à elle. On voyage à Salerno, ses plages, son soleil et ses bonnes odeurs. J’ai aimé que les vies des uns et des autres se recoupent parfois, ce roman est plein d’humour et est quasiment un coup de cœur pour ma part. Très rapide à lire, je l’avais découvert avec l’autrice à un salon du livre et ai enfin passé le pas de le lire, sans aucun regret. Parsemé de phrases profondes sur l’amour et surtout, sur la vie avec un peu de militantisme, c’est un rayon de soleil plus qu’un coup de soleil. Un petit bonbon que l’on doit savourer encore plus en été. Les semaines défilent aux côtés d’Éléonore sans aucune longueur, ses enfants sont adorables et l’histoire de Laura m’a beaucoup touchée. Je clos ce livre avec la folle envie de pâtes Cacio e Pepe !
« Parce que l’amour, c’est ça, justement. Ça ne s’explique pas, ça se ressent. Ça n’a pas de logique, pas de sens ; c’est là, ça te torture et ça te rend heureux en même temps, c’est le baromètre de tes émotions, la météo de tes journées. Il y a tout un tas de façons d’aimer, Bella mia. »