Figura importante na Revolução Russa de 1917, Aleksandra Kollontai foi pioneira do feminismo socialista e a primeira ministra de Estado do mundo contemporâneo. Kollontai: desfazer a família, refazer o amor, de Olga Bronnikova e Matthieu Renault, é uma biografia que recupera a vida e a obra dessa revolucionária russa, com destaque para suas críticas às relações de gênero. Os autores apresentam as dificuldades que Kollontai enfrentou no partido referente às questões sobre as mulheres e não deixam de mostrar aspectos contraditórios da biografada.
On n’en sait pas assez sur cette femme dont les actions ont pourtant marqué l’histoire. Cette biographie de la personne comme de la pensée retrace à merveille le parcours de kollontai comme de ses idées. Elle fait dangereusement écho à plusieurs courant féministes beaucoup plus tardifs, au grand dam des patriarches d’aujourd’hui qui aimeraient nous sortir la sauce qu’on exagère, « aujourd’hui ». J’ai aimé aussi en apprendre plus sur la rencontre entre communisme marxiste léniniste et féminisme « queer » (kollontaï n’est pas queer du tout, mais je m’imagine que ce serait la branche qu’elle adopterait probablement à notre époque au vu de ses positions sur l’abolition de la famille et de la monogamie), ce que cela peut éclairer comme leçons pour des perspectives futures. À lire absolument pour mettre au jour cette révolutionnaire!
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Excellent ! Biographie d'idées qui propose pas mal de perspectives très novatrices sur la famille, l'émancipation des femmes, les relations... Il y a aussi une partie historique qui revient tant sur la genèse du patriarcat vu par Kollontaï, que sur la vie de Kollontaï elle-même et comment cela influe sur ces théories, son parcours politique. Très interessé par la partie historique, quelque chose que j'avais du mal à appréhender et dont j'ai l'impression d'avoir une meilleure idée maintenant. Le livre est très accessible, ca se lit sans problème.
Vous allez peut-être vous dire que j’ai des idées de lectures de plage bien étranges avec ce livre sur la vision marxiste de la famille, du couple et de la sexualité dans une perspective communiste. J’assume pleinement ce choix, et c’est l’un des livres les plus passionnants que j’aie lus depuis longtemps. Dévoré en deux jours, il m’a donné envie de le partager et de le faire lire.
L’occasion de confirmer que le marxisme ne se réduit pas à un simple modèle économique ou à sa caricature stalinienne.
Avec Alexandra Kollontaï l’on explore ce que devrait être l’amour, qu’il soit sentimental, amical ou filial, son épanouissement possible sous différentes formes, et le refus de la possessivité pour aller vers un amour-camaraderie.
Amina Damerdji m’avait fait découvrir le parcours exceptionnel d’Haydée Santamaría, révolutionnaire et ministre cubaine. Aujourd’hui, grâce à Bronnikova Olga et Matthieu Renault, c’est au tour d’Alexandra Kollontaï de rejoindre les héroïnes des révolutions. Les parallèles entre ces deux femmes révolutionnaires, ministres et probablement déçues par leurs camarades de lutte une fois au pouvoir, sont frappants. Mais Kollontaï n’a pas seulement été une révolutionnaire : elle a laissé une œuvre intellectuelle et une réflexion complète sur l’émancipation des femmes et de la société tout entière des schémas traditionnels de la morale bourgeoise du XIXe siècle. Bien avant Geoffroy de Lagasnerie, dans le bel essai sur l’amitié qu’est 3, elle imagine une société recentrée non plus sur le noyau familial, mais ouverte à l’ensemble de nos affections pour une camaraderie universelle.
Au-delà de ces réflexions, c’est aussi une autre vision de la révolution russe, de ce qu’elle aurait pu être et de ce que Lénine et Staline ont confisqué et dénaturé, ce dernier allant jusqu’à remettre en cause, les quelques acquis de la révolution de 1917, comme le droit à l’avortement ou la légalisation de l’homosexualité.
Je ne peux pas vous parler de tout mais je vous mets des extraits et n’hésitez pas une seconde : c’est brillant.
bon alors c'était vraiment bien, détaillé, avec un énorme travail de recherche derrière. Mais ça reste un peu dur à lire, on retrace le parcours féministe d'une femme dans l'URSS du début 1900, il y a beaucoup de détails, d'informations, de terminologie spécifique, de parties prenantes. J'ai pas tout retenu mais j'ai aimé le lire, et aussi je suis épatée car je la trouve très en avance sur son temps et idem pour l'URSS
Hormis le fait que ça m’ait beaucoup aidé à préparer les oraux de l’agrégation, c’est un livre très intéressant pour mettre en perspective le féminisme d’aujourd’hui