Un livre et une femme incroyables : María Sánchez, vétérinaire, poétesse, porte-parole de territoires et d'individus oubliés, déclassés, mal-aimés. La Terre des femmes est un récit intime, familial, politique à sa manière, qui redonne leur place aux femmes dans le monde rural, à leurs mains, à leurs gestes. Une histoire de filiation et de destin. De transmission. Et un pas de côté pour réfléchir à nos propres vies. Phénomène en Espagne, avec plus de 6 réimpressions, le livre a enthousiasmé la critique et bouleversé les lecteurs.
Je ne sais pas vraiment si j’ai aimé. J’ai beaucoup aimé l’intro et le texte sur les photos de famille, les histoires à déceler, inventer, écouter derrière des images. Ainsi que cette phrase : « il faut du temps pour apprendre à regarder, diriger la vue et le toucher vers les marges et comprendre que derrière les petits cadres accrochés dans les maisons de nos grands-parents il y a une beauté dérangeante, une douleur, une histoire, une généalogie latente qui attend que nous l’exhumions et que nous nous l’appropriions. » Mais par contre tout le milieu j’ai eu l’impression que c’était une suite de phrases qui disaient un peu toujours la même chose mais de manière différente à chaque fois. Le postulat est bien mais bon au bout d’un moment on a compris et puis j’avais l’impression d’avoir déjà lu ça autre part. Après l’écriture et la traduction sont très belles donc pas désagréables à lire. Il faut attendre la fin pour avoir ce que j’imaginais avoir un peu plus tôt : des récits des femmes de sa famille.