Le livre s’articule en deux essais, « Pq la théorie classique est-il classique ? » (1997) et « Les sciences sociales à l’échelle mondiale ? » (2015).
Dans le premier, elle dresse un résumé de l’histoire de la pensée sociologique en l’articulant avec les contextes dans lesquels elle s’est trouvée. Il me semble qu’elle mettait l’accent sur la caractère impérial de ceux-ci. Elle termine cette partie en abordant le trio Marx, Durkheim, Weber qui est constituant de la notion « classique ».
Dans le second, Connell fait part de « l’économie global de la connaissance » entre la Métropole (Nord global) et la Périphérie (Sud gl.), y affichant la Périphérie comme source de connaissances de la Métropole avant d’être lui-même producteur de connaissances. Ceci est dû à la centralisation des moyens de connaissances (≈légitimité, méthodes et diffusion) par la Métropole et non par le manque de production de connaissances de la Périphérie. La sociologue donne des exemples de cette production et de sa collaboration, parfois, avec celle du Nord G. Néanmoins la division y reste majeure. Pour lutter contre, elle conclut via une courte théorie à propos d’une « épistémologie basée sur la solidarité » qui a l’air difficile à réaliser dans le statu quo.
Bref j’ai kiffé en vrai, c’était sympa rien que pour l’apprentissage de l’histoire de la socio dans ses grandes lignes 🙌🏻