Lauren, étouffée par le silence d’une bourgade du Kansas, part se réfugier à New York après une fusillade meurtrière dont elle est injustement accusée. Aaron, héritier d’un empire mafieux à la mort de son père, peine à mettre ses ressources au service de ses victimes. Émilie, talentueuse interprète aux Nations-Unies, perd la parole à la suite d’une simple erreur de traduction. Nathaniel, star planétaire, décide de disparaître pour fuir ces superproductions qui le consument. Aashakiran, une intouchable née dans un bidonville de Mumbai, cherche son avenir à travers l’oculaire d’un télescope, jusqu’à oublier ses origines.
Leurs histoires se chevauchent. Leurs exils les rapprochent les uns des autres.
Renaud Rodier s’impose, grâce à ce premier roman, comme le formidable cartographe d’une génération en déshérence. Ode à l’audace, à la résilience et à la recherche de soi dans un monde en constante transformation, Les Échappés transcende les frontières et voit dans nos blessures les plus intimes quelque chose d’universel.
Renaud Rodier est diplômé de Sciences Po Paris. Il parcourt le monde depuis une vingtaine d’années pour fournir une aide humanitaire aux victimes de guerre. Les Échappés est son premier roman.
« Les échappés » est un roman choral où Renaud Rodier fait entendre des voix singulières qui fuient toutes quelque chose à leur manière. « Les échappés » s’ouvre sur un homme qui vit sur un pont. Il est seul. Il ne croise personne. Il semble être là depuis plusieurs années, il a perdu la notion du temps. C’est la déchéance du corps qui le conforte dans cette idée. Plusieurs fois, il a essayé de traverser ce point. Dix-neuf kilomètres. Puis soixante-quatre. Même après avoir parcouru deux cents kilomètres, il ne parvient toujours pas à avoir le bout. « Combien de kilomètres sommes-nous censés parcourir dans une direction avant de comprendre que nous n’allons pas dans le bon sens ? ». Même en rebroussant chemin, dans une dernière tentative de partir à l’assaut de ce pont en le prenant de l’autre côté, impossible de s’échapper. Un phénomène curieux se produit : il se met à lentement perdre la mémoire. « Voyez-vous, la mémoire à cela de commun avec le pont, qu’on ne s’est jamais très bien quand on est arrivé à mi-chemin. » Premier échappé de ces échappés, l’homme du pont refait le point sur sa vie, ses espoirs, ses ratages, ses regrets. « Ici, on ne trépasse qu’au rythme des souvenirs que l’on égare. »
Roman choral, vous disais-je. Les histoires de plusieurs personnages vont se succéder. Ils ont un point commun : chacun a leur manière, ils fuient quelque chose. Une tragédie, un lien devant délicat, une vie devenue trop compliquée. « Les échappés » sont Lauren, Aaron, Emilie, Nathanael, Aashakiran. Dans les replis complexes de l’existence, là où le fil des destins s’entrelace dans une danse bouillonnante, se révèlent des histoires marquées par l’inattendu. Des vies tissées avec des fils de douleur, d’espoir et de résilience, où chaque pas semble être tracé sur une corde raide au-dessus de l’abîme de l’incertitude. Au cœur de ces destins tumultueux, on découvre des héros qui affrontent les tempêtes de la vie avec une détermination farouche. Ils sont forgés par les épreuves, les revers et les choix difficiles. Des chemins tortueux qui se déploient comme des labyrinthes, où chaque bifurcation peut mener à la grandeur ou à la ruine. Il y a ceux qui façonnent leur destin dans la poussière des défis incessants. Leurs vies, comme des rivières sauvages, dévalent des montagnes escarpées, surmontant des obstacles imprévus.
« Les échappés », met en lumière ces destins tumultueux, se jouant sur la scène du hasard, des rencontres fortuites où chacun semble défier le destin à sa manière. Les personnages du roman défient le destin pour embrasser la beauté de l’imprévu. Leurs vies sont des toiles abstraites, peintes avec les couleurs vibrantes de l’inattendu. À travers ces destins tumultueux émergent des leçons de courage, d’humanité et de persévérance. Car c’est dans l’adversité que se révèle la véritable nature des âmes, et chaque tumulte, qu’il soit une tempête dévastatrice ou une brise légère, contribue à la richesse et à la complexité de l’histoire humaine.
Renaud Rodier ne se contente pas de décrire les émotions humaines, il les sculpte avec une belle précision, plongeant dans les méandres des âmes pour en extraire les nuances les plus subtiles. Au-delà de la simple narration, l’auteur devient un « sage », un philosophe qui explore les mystères de la vie à travers ses personnages. Ses « conseils » de vie se nichent entre les lignes, offrant une sagesse empreinte de la profondeur acquise au fil des expériences fictives : le lecteur ne se contente pas de lire, il les absorbe, délicatement tissés dans chaque paragraphe et dans chaque chemin de vie. « Les échappés » est une invitation à la réflexion, à la découverte de soi et des autres par les autres. L’auteur se fait le messager des émotions universelles pour toucher le coeur de l’humanité. Ses mots résonnent comme des échos dans l’âme, éveillant des réflexions profondes sur l’amour, la douleur, la joie et la résilience.
Ainsi, le lecteur devient un compagnon de voyage. Les enseignements distillés dans « Les échappés » sont des invitations à explorer, à ressentir et à embrasser l’intensité de la vie. Chaque lecteur trouve dans ses lignes une boussole pour naviguer dans les océans tumultueux de l’existence. Ainsi, Renaud Rodier, en décrivant avec une acuité exceptionnelle les émotions humaines, éclaire le chemin de chacun vers une compréhension plus profonde de soi-même et du monde qui l’entoure. Un premier roman très réussi qu’il convient de découvrir sur un temps assez court pour bien s’imprégner des personnages et les empêcher de les laisser filer de son esprit.
« Les échappés » dépeint avec une grande finesse les nuances les plus subtiles des émotions humaines. C’est une invitation à une introspection, à une compréhension plus riche de l’humanité. Au-delà des aventures humaines, « Les échappés » est une exploration des sinuosités de l’âme humaine et des réflexions intimes qui les habitent. En ce sens, « Les échappés » de Renaud Rodier mérite d’être découvert par les curieux, les assoiffés d’émotions authentiques et les chercheurs de sagesses enfouies dans les mots. « Les échappés » pourrait bien devenir VOTRE boussole…
C’est le premier roman de Renaud Rodier. Une expérience de lecture tout à fait singulière, intense et émouvante.
Comme je l'ai lu à plusieurs reprises, un très joli premier roman qui gagne à être connu ! On ne sait pas au départ où nous emmènera Les Échappés. On s'attend à un livre choral qui fera découvrir plusieurs personnages, plusieurs endroits. Et petit à petit, des indices sont glanés, des vies se croisent, les évènements s'expliquent ... (ou pas !) On notera une très belle écriture et un langage parfois très recherché qui m'a poussé à quelques googles de vocabulaire ce qui n'est pas déplaisant !
Un grand Bravo à Renaud Rodier dont le deuxième roman doit bientôt paraître, à voir si c'est un nouveau coup de maître !
Ce livre n’est pas un simple livre. Pas un simple assemblage de feuilles qu’on prend, ouvre et pose n’importe où. Négligemment. Je ne l’ai pas posé, je l’ai habité. Comme il continue de m’habiter. C’est aussi fort que cela. Il véhicule trop d’idées précieuses et troublantes pour ne pas en prendre soin. Ces pages abritent tant de vies. De souffrance et de résilience.Tant d’exils et d’espoirs. De quête d’une existence et d’un monde meilleur. Puissant par son contenu original. Son essence. Et c’est là, précisément, au creux de cette infime matière à peine palpable que tout se déroule. Dans cette universelle intimité. Qui tient dans une paume… Dans cette mise en abyme. Celle de cinq échappés. Cinq personnages principaux lacérés par la vie, le milieu rude dans lequel ils ont grandi, tentent de fuir leurs fantômes ou leurs monstres en prenant des chemins parfois sinueux. Qui se croisent, se mêlent, se confondent ou se frôlent.
Ce livre est une invitation au voyage. Aux voyages pour être exacte. Géographique sur différents continents, mais intellectuel, émotionnel. Traverser l’Ouest américain ou se rendre à Mumbaï et en Russie en passant par Paris pour découvrir son reflet dans un miroir. Un voyage pour se trouver soi et ainsi mieux rencontrer l’Autre. Cet autre et l’autre soi. Un hymne à l’audace. La question qui réside entre toutes ces lignes est celle de la capacité à vivre avec son passé parfois mordant, son vécu fracturé, ses démons ; dans un monde bosselé. Comment faire en sorte de transformer ses failles subies en forces assumées ? Comment atténuer l’amertume des conséquences d’une blessure ? Rendre l’âpreté plus satinée. Indolore et efficiente.
Ce livre est un véritable “lieu” où il est à la fois doux et perturbant de se nicher. Un mystère fascinant. Il est riche de sens, d’évocations littéraires, théâtrales, philosophiques, musicales ou encore cinématographiques. Artistiques. J’y ai vibré devant le Baiser de Munch, écouté en boucle Hotel California, tout comme Pink Floyd ou Led Zep (j’étais déjà charmée), survolé des passages de Shakespeare ou de Jane Austin, lu des scénarios… Quant à la Grèce, de manière feutrée, à certains égards culturels, elle n’était jamais très loin.
Ce roman est écrit avec une précision d’horloger. Une mécanique ultra fine. Une construction subtile. Renaud Rodier utilise une arche narrative aux fondations extrêmement solides qui ne laissent aucune place au hasard ou à la facilité. Un travail de fond perceptible d’autant plus si le lecteur est attentif à tous les indices qui ponctuent le récit pour mener à la résolution de l’intrigue. Aucune action, pensée, attitude des personnages, comme aucun de ses propres mots n’est accidentel. Étrange… mais maîtrisé à la perfection. Un véritable mystère dans lequel la lumière apparaît au fil de la lecture avec parcimonie et délicatesse. Un livre rédigé, caméra à l’épaule, visuel, aux qualités cinématographiques.
“Renaud, j’ai été particulièrement touchée par la sensibilité et la poésie qui imprègnent ton texte. Tout comme par ton art de faire côtoyer douceur et violence au même niveau. Passant de l’une à l’autre de manière aérienne. C’est ravissant et déconcertant à la fois. Remuant. Les contrastes sont beaux et donnent du corps au texte, ton aisance à créer des atmosphères prégnantes est indéniable. Quant à la part de féminité présente dans cette histoire, dans tes mots, elle est tangible et justement dosée. J’ai été véritablement bousculée. Conquise. Ne dit-on pas que dans chaque livre se dissimule une petite part de son auteur ? Peu importe la hauteur de celle-ci. Quelle que soit son importance ici, elle signe une personnalité forte et atteste d’un talent incontestable et authentique pour l’écriture. Ne renonce jamais.”
Ce roman s'ouvre sur l'histoire d'un homme traversant un pont, paraissant infini, suspendu au-dessus d'une mer de larmes. À chaque kilomètre parcouru, il perd un souvenir. Il se trouve donc confronté à un dilemme déchirant : continuer sa quête vers une sortie insaisissable ou s'accrocher à ses derniers souvenirs pour ne pas disparaître. Le décor est planté, une atmosphère captivante s'installe. Dès les premières pages, je me suis laissée emporter par la poésie lumineuse de ce texte, touchée par la vulnérabilité des cinq (voire sept !) personnages principaux : des étrangers à eux-mêmes, fuyant leurs démons par l'exil. Mais leur monde se resserre inexorablement. Renaud Rodier tisse habilement des liens entre ces âmes solitaires à travers une narration polyphonique, distillant avec justesse des révélations poignantes. J'ai dévoré la seconde moitié de ce livre en une journée, plongeant jusqu'au bout de la nuit, captivée. Comme les personnages, j’ai cherché la sortie du labyrinthe, guidée à travers des territoires à la fois inconnus et familiers. "Il n'y a rien de plus universel que l'intime", déclare l'un des personnages. La conclusion, empreinte d'un clair-obscur bouleversant, a suscité des larmes apaisantes. C'est là la véritable beauté des Échappés.
Intrigue complexe comme on les aime. Il faut que je relise le livre maintenant que je l’ai terminé, pour repérer certaines choses que j’ai sans doute ratées !
Rodier En ouvrant ce roman, et une fois que vous aurez franchi « le pont » du prologue, aussi prometteur que déroutant, vous partirez à la rencontre des cinq personnages principaux du récit, Lauren, Émilie, Aaron, Aashakiran et Nathaniel, en voyageant de Kiowa de Lauren, jeune américaine de Kiowa « une ville en carton-pâte du Midwest, en plein centre du milieu… » à Mumbai, de New-York à Paris, en passant par la Californie. Ne comptez pas sur moi pour résumer le début de ce roman. J’ai essayé, je vous assure, mais ce faisant, je réduisais ces personnages et leurs destins cabossés sans leur rendre justice, sans leur rendre la grâce que leur octroie, magistralement, l’auteur, dont on sent l’humanitaire-ou devrais-je dire l’humaniste-sous la plume de l’écrivain. et de son jeune voisin, Kip, à l’enfance anéantie par un père maltraitant et une mère égarée. Entre eux, une amitié que les années de lycée pourraient bien compromettre. Vous irez à New-York faire la connaissance d’Aaron et de ce mystérieux grand-père qu’on lui interdit de fréquenter. Vous vous rendrez à Mumbai, dans cette Inde des intouchables où grandit Aashakiran, adorée par un père miséreux qui croit en ses rêves d’une vie meilleure. Rien ne la destinait à côtoyer Émilie, jeune française, à la condition sociale radicalement opposée à la sienne : « Toute mon enfance s’est déroulée entre le tropique du cancer et le tropique du Capricorne, là où la neige n’est qu’une légende lointaine qui couronne les sommets et sépare les hommes des dieux. » Enfin, vous découvrirez Nathaniel, un enfant solitaire de Californie, le jour où une jeune femme perdue sonnera par hasard à la porte de son père. Voilà le décor planté ; mais il est sans cesse en mouvement. Tous ces destins fragmentés se déchirent ou se reconstruisent au gré de leurs rencontres, de leurs errances et des tragédies de notre époque. Chacun·e, né·e au hasard d’un lieu qui façonne son avenir, l’abîme, le brise, cherchera son salut sous d’autres cieux supposément plus cléments. Une quête d’un ailleurs qui est pour chaque personnage d’abord une quête de soi, incertaine, fragile mais toujours audacieuse, qui fait écho à nos propres incompréhensions, nos fêlures et nos divagations. Je pourrais vous dire que vous tenez entre vos mains un grand roman, de ceux dont nous sortons bouleversés, mais ces mots ne suffiraient pas. Je pourrais vous intimer l’ordre de le lire immédiatement ; il est incontournable ; mais vous me penseriez excessive. Et pourtant… Je pourrais vous murmurer les voix qui s’entremêlent dans ces pages, vous faire miroiter les horizons qui se lèvent, les âmes qui s’entrechoquent, les frontières qui volent en éclat, mais rien n’y ferait : il vous faudra ressentir vous-mêmes. Je pourrais enfin partager avec vous mon admiration pour cette écriture sublime et envoûtante mais les mots me manquent et je risquerais de trahir ceux, si beaux, si justes, de l’auteur dont on a peine à croire qu’il nous offre ici son premier roman. Écrire à propos de cette œuvre revient, comme me le souffle Émilie, à traduire de la poésie : « Une prose exquise résiste à l’interprétation ou plutôt s’en échappe. Aussi bien sa signification que sa musique, d’ailleurs. Le plus aguerri des traducteurs n’arrivera jamais à recréer la partition sous-jacente d’un texte, ou même à transmettre, sans aucune perte son signifié. » La lecture des Échappés est une expérience qui se partage vraiment après l’avoir faite. J’attends donc vos retours. Il est pour moi un énorme coup de cœur. Il m’a été tellement difficile de lâcher la main de ces échappés que, une fois la dernière page tournée, j’ai eu cette idée folle, qui ne m’effleure vraiment jamais : « Et si je le relisais ? » Monsieur Rodier, vous m’avez parlé d’« émotion ». Ce mot est peut-être le seul en effet qui rassemble toute la puissance de votre roman.
Je n’ai jamais été porté à rédiger des critiques. Je ne me sens ni la compétence ni le droit de le faire. Pourtant, aujourd’hui, j’éprouve le besoin de le faire car ce livre, encore confidentiel, mérite d’être défendu avec autant de ferveur que l’écrivain a déployée pour « protéger » ses personnages cabossés, pour expliquer (et non justifier !) leurs faiblesses. Une grande humanité transparaît derrière cette plume, qui résiste toujours à la tentation de juger. Dans une ère où tout le monde juge tout, tout le temps, quelle bouffée d'air frais ! Ce qui m’a le plus séduit, je crois, c’est que ces anti-héros ne suivent aucun schéma attendu dans leur destin. Leurs (demi) choix, leurs reculs, leurs avancées nous étonnent. Leurs victoires sont teintées d’amertume, leurs défaites apportent une forme de salut. Ils nous ressemblent, vivent à nos côtés, et nous parlent. À travers eux, nous parvenons à mieux nous comprendre, à pardonner nos propres imperfections, et surtout, à croire en la rédemption. Une lecture si enrichissante. Je la recommande vivement !
Je n'ai pas l'habitude de poster des revues mais ce roman m'a bouleversée et mérite qu'on en parle. Il s'ouvre sur un prologue énigmatique d'un homme qui erre sous un pont et perd la mémoire à chacun de ses pas... puis nous plonge dans les parcours mêlés de plusieurs personnages, dans différents lieux, à différents moments de leur vie.
Une écriture rythmée, intime, profonde, poétique, en clair-obscur comme ses personnages. Une réflexion sur les mystères que chacun porte en soi, la magie du réel, la mémoire et les mots. Il a fait naître chez moi une émotion rare, la même que lorsque j'ai découvert Roberto Bolaño, Paul Auster, Gabriel Garcia Marquez ou Jonathan Franzen... Les personnages continuent de m'habiter bien après avoir terminé ce livre. Laissez les vivre en vous aussi, lisez Les Echappés de Renaud Rodier !
Elaborate novel spanning the world we see, the world we experience and the one we sense. A very ambitious project connecting people across decades, cultures and moments lived.
It takes a while to get going, and for me only when the stories start getting interlinked became truly interesting. The relative lack of dialogue and the first person reflections took the pace and tension out of the novel despite the curiosity invoked by the different story lines.
Very promising writing with many wonderful and original metaphors and reflections on life and self.
The great and obvious contradiction of the novel is that escaping does not make sense since life with catch up with us, no matter where and when. Even when we do our utmost to avoid that. Best embrace what happens, fighting it is a loss of energy.
Ce roman continue de m’obséder plusieurs semaines après sa lecture, ce qui, je crois, constitue le plus beau compliment qu’un lecteur puisse faire à un livre. Cette vaste fresque initiatique a sollicité autant mes émotions que mon intellect. J’en suis sorti chamboulé, mais aussi étrangement apaisé, comme après un long voyage en terre inconnue. Il m’est difficile d’analyser ce texte tant il foisonne, donc je dirai simplement qu’il possède ce petit « quelque chose en plus » qui caractérise les grandes œuvres. Cette profondeur. Ce mystère. Ces questions en suspens. Mes prochaines lectures risquent de sembler bien fades en comparaison.
I loved this novel! The characters and their stories grabbed me from the first pages. It doesn't happen very often that I love everything about a book, but that's exactly what happened to me with Les Échappés: I loved everything. I couldn't wait to finish my work and immerse myself in the adventures of these incredible characters. I highly and wholeheartedly recommend it!
J'ai adoré ce roman acheté sur recommandation de mon libraire. Les échappés aborde des thèmes complexes- la question des origines etc. - avec une fluidité rare. Je l'ai lu en deux jours! J'ai particulièrement apprécié la manière qu'a l'auteur de multiplier les points de vue pour restituer un passé perdu dans les corridors tortueux de la mémoire.
Quel livre incroyable ! Surtout quand on considère que c'est un premier roman. Difficile de savoir par où commencer : un style lumineux, une intrigue captivante, la profondeur des personnages, une réflexion presque philosophique qui imprègne chaque page. Ce qui compte le plus, finalement, c'est ce « souffle » qui anime les grands romans, du début à la fin.
Un roman foisonnant et captivant d’une belle facture pour un premier. On regrette cependant ce malaise permanent générer par le mal-être et l’insatisfaction des différents protagonistes. Il peut être source d’une certaine irritation face à leur incapacité au bonheur…. Même si c’est là le cœur de cette fiction.
Ils ont tous vécu de grandes choses, bonnes ou mauvaises. Leur histoire se croisent, s'entrechoquent. Ils viennent de tous horizons, des quatre coins du monde mais ne sont ni plus ni moins des humains dans un monde qui les dépassent.
Les suivre de l’enfance à l’âge adulte, vivre avec eux les moments clés de leur vie m’a plongé dans leur univers. J’ai cherché à me mettre à la place de chacun, de voir le monde avec leurs yeux. Cette perspective nouvelle à faire naître en moi des réflexions personnelles auxquelles je n’aurais probablement pas songé autrement. J’ai ainsi bénéficié d’une introspection tout en plongeant dans des vies loin de la mienne, différentes et pourtant semblables.
Pour celleux qui aiment les romans contemporains intense, celui-ci est à lire au moins une fois dans sa vie.
J'ai adoré ce roman acheté sur recommandation de mon libraire. Les échappés aborde des thèmes complexes- la question des origines etc. - avec une fluidité rare. Je l'ai lu en deux jours! J'ai particulièrement apprécié la manière qu'a l'auteur de multiplier les points de vue pour restituer un passé perdu dans les corridors tortueux de la mémoire.