"Assise sur le muret de pierres sèches, Laure se réchauffe les mains à son bol de café sous deux gros pulls et une écharpe. Elle vérifie que les bourgeons n’ont pas gelé sur le vieil églantier sauvage. Il paraît que ses racines guérissent des morsures de chien et Laure se dit que toutes les légendes nous ramènent à la cohabitation houleuse des hommes et des bêtes."
Sur le causse du Quercy, une femme dont la profession consiste à recueillir par écrit les dernières paroles des personnes en fin de vie se retrouve à habiter temporairement un atelier d’artisan au milieu de nulle part, où elle adopte un chien errant mal en point. Au rythme des saisons, elle veille sur le causse et semble guérir progressivement de son propre passé en se laissant absorber par un quotidien fait de gestes simples, attentive à celles et ceux qui l’entourent. Dans ce roman lumineux, Sandrine Bourguignon s’attache à retranscrire dans une langue précise le moindre bruissement animal, minéral et végétal. Un texte profondément organique.
Une écriture sensible et touchante à l'écoute de la nature, qui m'a rappelé comme ça me manquait de marcher en forêt et d'observer les plantes🥺 Un poil répétitif pourtant et très mélancolique (oserais-je dire "emo-pilled dans son jus"...) ce qui rend parfois la lecture longuette mais!! la personne qui me l'a offert a tout de même bien cerné mes goûts, nature et tristesse et espoir et bestioles... cette lecture me marquera sûrement pendant un moment🥹
j'ai jamais autant recommandé/ offert un livre après l'avoir lu vraiment tout adoré: le ton du roman, les images décrites, les pensées qui vagabondent du perso principal, la relation avec le chien, la description d'une vie toute simple
jamais eu autant envie de vivre dans une cabane à manger des fruits et lire des livres
c'est sympa, l'agencement des texte est original (faut s'y habituer) mais au final ça m'a pas plus touché plus que ça... pourtant je suis ultra fan des histoires de femme qui parte vivre à la campagne seule seulement entourée de la nature et des animaux (hors d'atteinte, l'écart) donc bon un peu déçu (mais ça va quand même)
C’était beau et touchant mais le rythme était TRÈS lent. La relation entre l’humain et l’animal devrait être toujours aussi forte ! Merci pour cette parenthèse toute animale et poétique <3 « Le soleil a fini par chasser la bruine, et dans la cai-rière, les gouttes de pluie sur les herbes hautes opposa. une féerie lumineuse à leurs âmes tristes. » « Laissant son esprit flotter dans le ressac, elle s'interroge sur la façon dont les lieux quon habite nous habitent, dans la hante de nos existences. » « Elle aime cette errance dans laquelle il est impossible de se perdre, quand bien même nous savons que tout est perdu. » « Aucun être ni aucune chose ne vaut. Ni plus. Ni moins. Qu'une autre. »
La rencontre entre Laure et le chien Diogène est imprévue, touchante et pas sans repos. Le rythme de l’observation de la nature est agréable. Une transe répétitive et nouvelle à la fois.
Un chef d'œuvre de poésie, de nature et de CHIEN. Moi qui vais en adopter un bientôt, j’ai adoré ce roman court et nerveux.
L'héroïne est traumatisée, comme moi. Elle rencontre un chien malade et les deux cohabitent pendant une année. Les saisons se succèdent, je suis leurs promenades dans les Causses du Quercy (ça a l’air trop beau là-bas, je veux y aller).
La plume est belle et les personnes attachants. Je ralentis pendant cette lecture et elle m'apaise dans mon corps. Merci Sandrine Bourguignon !
Coup de coeur pour ce récit atypique. J’ai souvent relu des passages par plaisir tellement c’était beau. C’est poétique et engagé.
Je me sens enrichie, comme pleine d’une sève C’est un texte qui restera longtemps dans mon esprit pour plusieurs raisons. Laure est un personnage torturé mais apaisante, le texte est doux mais âpre. J’ai adoré la relation entre Laure et Diogène , le chien qu’elle recueille.. bref, une délectation
j'ai pas réussi à accrocher...pour les personnes qui adorent les descriptions de paysages, de changement de saisons, de nature etc c’est top. Perso je trouvais ça trop "lent"