C'était laborieux, je suis contente de l'avoir fini ! Le sujet était pourtant original et intéressant. Ce roman décrit la grossesse de la mère d'Hitler, sans que ce dernier ne soit jamais nommé. On y suit les pensées d'une pauvre femme heureuse d'être mère mais qui passe le livre à culpabiliser sur la moindre de ses actions et la moindre de ses pensées, et qui se torture l'esprit en permanence. Ce qui ressort le plus de cette œuvre c'est la peur. Peur de Dieu, peur de l'avenir, peur de l'oncle, peur de la sœur, peur des hommes, peur des institutions de la vie.
La prédominance de la religion, la torture infligée par l'abbé qui traite cette pauvre femme comme un monstre voué à l'enfer sur le point d'enfanter un démon rendent le tout assez lourd et dur à lire.
Les pensées de Klara sont régulièrement coupées par des divagations en style libre, en partie prémonitoires sur la Shoah, mais dans un enchaînement de phrases avec peu de rapport les unes avec les autres sans aucune ponctuation. Cela aurait pu être intéressant en terme de style, mais j'ai trouvé le résultat très désagréable, et j'ai lu en diagonale certains de ses passages.
J'aurais voulu aimer ce livre, mais plus ma lecture avançait et moins ça a été le cas.