Alexie Morin signe ici un excellent recueil de poèmes autobiographiques, dans lequel elle raconte ses premiers pas à Montréal après son déménagement des Cantons-de-l’Est. Racontés du point de vue d’une mère dans la jeune trentaine, l’autrice revient sur des moments marquants mais difficiles de sa jeunesse. En effet, Alexie Morin laisse toute la place aux questionnements et aux réflexions sur ce qui se passe dans sa tête, mais aussi la place à l’anxiété, la consommation de drogue, le travail, l’école, la solitude ou l’insomnie.
J’ai bien aimé la lecture de ces moments de la vie montréalaise de l’autrice et j’ai trouvé que les poèmes se prêtaient bien à ce genre de courtes anecdotes ou de réflexions spontanées. L’écriture d’Alexie Morin est très maîtrisée, mais accessible également. Elle arrive à rendre sa narratrice attachante dans son anticipation constante des catastrophes qui vont lui arriver, perdue et seule dans son appartement. Au delà de la tristesse que l’on peut ressentir lorsqu’elle se blesse la main, par exemple, on en vient à s’identifier à l’autrice et à espérer qu’elle s’en sorte indemne. J’ai aussi aimé les références musicales (probablement parce que j’ai environ le même âge que l’autrice!)
La lecture de Scénarios catastrophes m’a donné l’envie de lire le reste de l’œuvre d’Alexie Morin. Un très bon livre.