Cornelius Chesterfield werkt als slagersjongen. Zijn moeder vindt dat hij de dochter van zijn baas, die een oogje op hem heeft, moet tegemoetkomen, zodat hij met haar kan trouwen en later slager worden. Maar Cornelius vindt Charlotte helemaal niet aantrekkelijk. Op een avond, als hij zijn moeder aarzelend wil vertellen dat hij helemaal niet van plan is om Charlotte ten huwelijk te vragen, onderbreekt zij hem en stuurt hem op weg om onmiddellijk de hand van Charlotte te vragen aan haar vader. Cornelius wil zich eerst moed indrinken en gaat een bar binnen. Samen met de waard, Blutch, begint hij te drinken. Midden in de nacht, komen er soldaten binnen in de bar, waar de twee stomdronken zitten te lallen. Omdat het leger recruten zoekt, profiteert de sergeant van de situatie om de twee mannen met een list een aanmeldingsformulier voor het leger te laten tekenen. Zo komen Blutch en Cornelius dus in het leger van de noordelijken terecht. Als ze ontnuchterd zijn is Blutch helemaal over zijn toeren en denkt vanaf dan alleen maar aan deserteren. Cornelius echter vindt dat zijn droom om een echte man te worden nu uitgekomen is. Na heel wat grappige toestanden is Blutch uiteindelijk ook min of meer verzoend met de toestand, voorlopig toch... En als ze enkele dagen op verlof mogen, laat Blutch zijn bar tijdens zijn afwezigheid in handen van de ouders van Cornelius, tot groot genoegen van diens vader, die nog bij de Alamo geweest is, en de moeder is eigenlijk ook trots op haar zoon in zijn mooie uniform. Charlotte heeft intussen haar oog laten vallen op de nieuwe slagersjongen van haar vader...
Pour tout ceux qui, comme moi, ont lu les Tuniques Bleues dans l’ordre (ou dans un semi-ordre), la première case de ce 18ème album avait de quoi surprendre : le sergent Cornelius Chesterfield dormant dans un véritable lit, son pouce en bouche, avant que sa maman ne vienne le réveiller.
De toute façon, la couverture était des plus explicites : nous allions enfin savoir comme le gros sergent avait croisé la route du maigre caporal et comment ces deux êtres que tout opposait allaient devenir amis.
Si dans les aventures habituelles ces deux là sont aux antipodes l’un de l’autre, on voit qu’il en a toujours été ainsi : le futur sergent, homme adulte, vit encore chez môman et papa et travaille comme garçon boucher chez Mr Graham, tandis que Blutch s’est déjà pris en charge et possède son propre bar.
De leur rencontre aurait pu naître une belle amitié si un jour, alors que Cornelius – fils à sa maman qui n’a qu’un rêve, qu’il épouse Charlotte Graham, la fille de son patron, afin d’hériter de la boucherie – allait demander ladite quenotte à Charlotte (contre son gré), n’avait eu la mauvaise idée d’aller boire un ch’tit canon chez le Blutch.
Les albums des Tuniques Bleues sont souvent satyriques envers l’armée, mais ici, il l’est encore plus en mettant en scène des militaires qui sont obligés, pour recruter de la chair fraiche, de pousser deux hommes à boire plus que de raison et de leur faire signer, traitreusement, leur papier d’engagement.
On a tellement besoin de chair à canon que les nouvelles recrues sont envoyées au front après une formation plus que sommaire : savoir mettre la baïonnette au fusil et puis charger après. Et tant pis s’ils vont au casse-pipe.
L’incurie des généraux est aussi mise en scène de manière tragico magnifique avec deux officiers de l’armée de l’Union qui se canardent depuis des jours sans savoir qu’ils se bombardent entre eux et que les soldats sont tués par leur propres frères d’armes.
Ça ne fera rire que les officiers, qui demanderont le silence, bien entendu.
Malgré le climat de la guerre de sécession, l’album est drôle, rempli de petits gags, de dialogues savoureux, de répliques acides, et explique la naissance du duo Chersterfield-Blutch ainsi que leur engagement dans l’armée, entre un qui ne désirait que ça (Chesterfield) et qui la vomit depuis toujours (Blutch).
De tom leve e divertido, Os Túnicas Azuis baseia-se na dinâmica entre duas personagens – um homem que deseja a carreira militar mas que, por medo da mãe, não prosseguia, e um taberneiro que nunca pensou em integrar o exército. Nesta história explica-se como se aproveitou um momento de menor discernimento de ambos para os fazer integrar no exército. Antes de iniciar a sua carreira militar, Chesterfield trabalhava como aprendiz num talho, fugindo dos olhares sedutores da filha do patrão, uma senhora pouco feminina que já tinha passado a idade usual para se casar. Entre o espírito protector da mãe (que vê nos favores da jovem, filha do dono do talho, um futuro promissor) e as histórias de coragem militar contadas pelo pai que se encontra numa cadeira de rodas, Chesterfield sonha secretamente com a farda, mas não ousa demonstrar esse desejo à mãe.
Por sua vez, Blutch tem uma taberna e está contente com esta vida, não aspirando a qualquer outra profissão. Conhece o caso de indecisão de Chesterfield e, após uns quantos copos, uns militares que se encontravam de passagem percebem que esta é uma oportunidade de ouro para captar dois novos recrutas.
Depois de ingressarem, contra vondade, no exército, o progresso até à cavalaria é carregado de sobressaltos e, como já é habitual, vêem-se recorrentemente nas posições mais perigosas e idiotas!
As histórias de Os Túnicas Azuis são curtas e divertidas e esta não é excepção. Aproveitando detalhes históricos bem posicionados (mas sem sobrecarregar a narrativa) e a dinâmica entre as duas personagens consegue divertir o leitor.
Album revenant sur l'origine de l'enrôlement de Chesterfield et Blutch dans la cavalerie. bien qu'en contradiction avec les premiers albums (Chesterfield et Blutch serait directement envoyés au 22e de cavalerie, alors qu'ils ne l'incorporent qu'à partir du tome 2), le tout est très agréable et surprenant puisqu'on y découvre les parents de Chesterfield, ainsi qu'une des raisons pour lesquelles le sergent est si content de ne plus être un civil... Une raison de taille, voire de poids, si j'ose dire...