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François-René, vicomte de Chateaubriand was a French writer, politician and diplomat. He is considered the founder of Romanticism in French literature.
He has also been mistakenly given the forename François-Auguste in an 1811 edition, but signed all his worked as just Chateaubriand or M. le vicomte de Chateaubriand.
"Rien n’est triste comme de relire vers la fin de ses jours ce que l’on a écrit dans sa jeunesse : tout ce qui était au présent se trouve au passé : on parlait de vivants, et il n’y a plus que des morts. L’homme qui vieillit, en cheminant dans la vie, se retourne pour regarder derrière lui ses compagnons de voyage, et ils ont disparu ! Il est resté seul sur une route déserte."
« Je vais bientôt quitter Rome, et j’espère y revenir. Je l’aime de nouveau passionnément, cette Rome si triste et si belle. »
Absolutamente personal, mi calificación está basada en mi gusto por el romanticismo incipiente que apunta. Por la delicia que supone abandonarse con Chateaubriand a una experiencia fundamentalmente sensorial, tan en contacto con el arte como con la naturaleza.
"Quelle Providence m'a conduit dans ce lieu? Par quel hasard les tempêtes de l'océan américain, m'ont-elles jeté aux Champs de Lavinie. Je ne puis m'empêcher de faire un retour sur les agitations de cette vie « où les choses, dit saint Augustin, sont pleines de misères et l'espérance vide de bonheur ». Né sur les rochers de l'Armorique, le premier bruit qui a frappé mon oreille en venant au monde, est celui de la mer; et sur combien de rivages n'ai-je pas vu depuis se briser ces mêmes flots que je retrouve ici ? Qui m'eût dit, il y a quelques années, que j'entendrais gémir aux tombeaux de Scipion et de Virgile, ces vagues qui se déroulaient à mes pieds sur les côtes de l'Angleterre, ou sur les grèves du Maryland? Mon nom est dans la cabane du Sauvage de la Floride ; le voilà sur le livre de l'her-mite du Vésuve. Quand déposerai-je à la porte de mes pères le bâton et le manteau du voyageur ?"
Encore un classique du maitre.
Retour sur ses impressions de la ville eternelle qui lui inspirèrent l'envie de commencer à écrire les "mémoires de sa vie" qui deviendront ses "mémoires d'outre-tombe". La place de Rome est donc prépondérante dans l'oeuvre de Chateaubriand. C'est un cinq étoiles comme toujours, malgré tout je regrette qu'il y ait plus de lettres et de passages disparats qu'un véritable texte comme dans le voyage en amérique (qui reste à mon sens supérieur d'ailleurs).
"Si j'ai le bonheur de finir mes jours ici, je me suis arrangé pour avoir à Saint-Onuphre un réduit joignant la chambre où le Tasse expira. Aux moments perdus de mon ambassade, à la fenêtre de ma cellule, je continuerai mes Mémoires. Dans un des plus beaux sites de la terre, parmi les orangers et les chênes verts, Rome entière sous mes yeux, chaque matin, en me mettant à l'ouvrage, entre le lit de mort et la tombe du poète, j'invoquerai le génie de la gloire et du malheur."
Ce Voyage en Italie est une compilation des écrits de Chateaubriand au sujet de son premier voyage en Italie en 1803/04. On y trouve des lettres, des notes, des articles de journaux. Au-delà de l’intérêt évident de cette découverte émerveillée des lieux de l’Italie antique et renaissante par l’auteur, ce livre très bien introduit par son éditeur est l’occasion de prendre enfin contact avec l’écriture de Chateaubriand, aussi connu de nom que négligé en classe ou dans mes lectures. Loin de l’image d’un écrivain suranné, la vivacité et l’élégance de la plume m’a donné envie d’aller plus loin dans la découverte de l’œuvre de cet auteur majeur.
J'étais effrayé de me lancer dans Les Mémoires d’Outre-Tombe, j’ai donc commencé par Voyage en Italie. Récit épistolaire du voyage de Chateaubriand en Italie, comme il devait être plaisant de voyager avant le développement du tourisme de masse. La prose est magnifique, sans aucun doute ! Mais je dois reconnaître que je n’ai pas vraiment été transporté par le récit de voyage. J’ai traversé ce livre comme les toutes dernières salles de la Galerie des Offices, après une longue matinée de visite : entouré de beautés, mais insensible et pressé d’aller déjeuner !
J’avoue ne pas avoir lu les annexes mais c’est un peu chiant honnêtement On sent juste Chateaubriand angoisse de la mort et du passage du temps, mais les descriptions sont pas si incroyables que ça (et vu que c’est uniquement des descriptions….)
Un voyage qui met un peu de temps à s’animer au début, mais dont les portraits riches — paysages, habitants, et références à une Italie fragmentée — récompensent l’effort initial
Waves, leaping into that profound darkness from which I hear your roar emerge, are you vanishing more swiftly than the days of man, or can you tell me what man is; you, who have seen so many generations pass by your banks?
everyone bears within themselves a little world composed of all they have seen and loved, to whose sanctuary they constantly retreat, even when traversing, and seeming to inhabit, another world unknown to them.
Little soul, pale and wandering, Guest and friend of my body.
These vast edifices erected over the ashes of men fail to increase the dimensions of the grave! The dead, in their sepulchral houses, are like the statue seated in that over-small Temple of Hadrian’s; if they wished to rise, they would strike their heads against the ceiling.
I recall my past life; I feel the weight of the present, and seek to penetrate the future. Where shall I be; what shall I be doing; who shall I be, twenty years hence? Whenever we reflect deeply on the future, a giant obstacle looms, opposing all the vague projects we conceive; an uncertainty caused by a certainty; that obstacle, that uncertainty is death, dreadful death that halts all, felling ourselves or others.
Several fragments of ruined vaulting, the Grottos of Scipio, presented themselves to my enthusiastic investigation; and I trod, with profound respect, the earth which shrouds the bones of one whose glory sought solitude. I have nothing in common with that great citizen, save a last exile from which no man is recalled.