Sur l’expérience du racisme, le suprémacisme blanc et la résistance aux idées toxiques qui s’infiltrent dans les médias, sur l’identité, l’altérité et l’invisibilisation de la pensée critique noire, voici quatre essais limpides et empathiques de bell hooks, dont le célèbre "Noirité postmoderne" (Postmodern blackness). Tous ont en commun une question : comment faire émerger une subjectivité noire radicale ?
Critique culturelle, activiste et pionnière de l’intersectionnalité, bell hooks est l’un des grands noms de l’afroféminisme avec Audre Lorde, Patricia Hill Collins et Kimberlé Crenshaw. Elle est notamment l’autrice de "À propos d’amour" (Divergences), "De la marge au centre : théorie féministe"(Cambourakis) et "Sororité : guérir des blessures psychiques infligées par la domination" (Payot).
bell hooks (deliberately in lower-case; born Gloria Jean Watkins) was an African-American author, feminist, and social activist. Her writing focused on the interconnectivity of race, class, and gender and their ability to produce and perpetuate systems of oppression and domination. She published over thirty books and numerous scholarly and mainstream articles, appeared in several documentary films and participated in various public lectures. Primarily through a postmodern female perspective, she addressed race, class, and gender in education, art, history, sexuality, mass media and feminism.
Après avoir lu seulement 5 pages du livre, je me suis rendu compte que je n'étais clairement pas déconstruit et conscient de toutes les problématiques liées au racisme et de ce qu'il engendre. Ce livre m'a ouvert les yeux sur pleins de choses ultra importantes et nécessaire pour lutter. Il faut absolument le lire !!!! Merci Bell hooks ❤️
C'est le genre de lectures importantes que je me suis promis de lire davantage cette année. En tant que personne blanche, je me suis rendue compte il y a quelques mois à quel point beaucoup de préjugés s'étaient immiscés en moi de façon inconsciente. Par la famille, le quotidien, à l'école, la télévision et les films (sujet abordé dans le livre).
Quand on fait partie du groupe dominant, il faut l'accepter. Accepter nos torts, comprendre les comportements (ici) racistes qu'on a perpétués consciemment ou inconsciemment. Nommer le suprémacisme blanc.
J'ai beaucoup aimé l'essai sur l'esthétique et sa part de récit de vie. Je n'avais pas encore vraiment lu à ce sujet, mais l'émancipation par les arts c'est vraiment intéressant.
Je pense qu'il est aussi important de varier ses lectures à ce sujet afin d'avoir divers points de vue, divers parcours. Comme l'explique bell hooks, "il existe des identités noires multiples et des parcours de vie variés".
Quatre essais (Racism: Naming What Hurts / Everyday Resistance: Saying No to White Supremacy / Postmodern Blackness / An Aesthetic of Blackness: Strange and Oppositional) qui couvrent la diversité et surtout la richesse de la pensée de Bell Hooks autour du racisme, de ses moyens de perpétuation internes et externes aux personnes selon leur origine jusqu'à la volonté finale de transformer une expérience propre en lutte radicale. C'est très dense, ça peut paraître compliqué à suivre parfois, mais c'est en même temps essentiel et novateur dans un discours qui challenge les représentations de la race, de la classe et du genre.