INCROYABLE. Je ne pensais pas rire et m'amuser en lisant un roman sur le deuil maternel. Et pourtant, l'auteur a réussit ce magnifique tour de force. C'est beau, intelligent, subtil et sublime. Lisez-le que vous ayez 12, 45 ou 120 ans.
Les histoires les plus simples sont les meilleures. La mort d'une mère, l'impossibilité du deuil pour le père, la fille qui cherche à faire le sien. J'ai pleuré tout du long
Un roman jeunesse lu dans le cadre d'un prix ! Le sujet difficile, le deuil maternel, ses conséquences et ses étapes, est traité avec justesse et sensibilité ! La petite fille, puis l'ado, raconte la perte et la souffrance due à l'absence, pour elle et son père ! J'ai vraiment été émue et transportée ! Sublime !
"On ne dit pas Sayonara" de Antonio Carmona est un roman poignant qui explore les profondeurs de la douleur, du deuil et de la recherche d'identité d'une jeune fille, Élise. Contrainte par les règles strictes imposées par son père depuis la mort de sa mère, Élise vit dans un monde où l'expression de la tristesse est prohibée, tout comme les références à son pays d'origine. L'histoire prend un tournant inattendu avec l'arrivée de mamie Sonoka, venue du Japon, et l'amitié insolite d'Élise avec Stella, une camarade extravagante au collège.
Carmona tisse habilement une toile émotionnelle, décrivant la façon dont Élise tente de trouver un équilibre entre les règles strictes de son père et la découverte de sa propre identité. L'utilisation de l'interdiction de parler japonais, de lire des mangas ou de regarder des animés devient un symbole puissant de la répression émotionnelle qui règne dans la vie d'Élise. La métaphore du piano barricadé dans la chambre souligne la tristesse et le deuil qui sont refoulés.
L'arrivée de mamie Sonoka du Japon apporte une dynamique nouvelle à l'histoire, déclenchant une révolution silencieuse au sein de la famille. La question interdite que pose Élise devient le catalyseur d'une exploration plus profonde de la vérité et de la compréhension mutuelle au sein de la famille.
L'auteur explore également le thème universel de l'amitié avec le personnage extravagant de Stella, apportant une touche d'humour et de légèreté à un récit autrement chargé d'émotions intenses.
Carmona livre un récit captivant qui, à travers des personnages vivants et une écriture immersive, explore la complexité des relations familiales et l'importance de la vérité dans la quête de soi. Avec en supplément, une immersion dans la culture japonaise !
Que de justesse et d'émotions dans ce roman jeunesse qui aborde le deuil maternel à travers le regard d'une collégienne attachante, perdue dans sa propre histoire familiale et des racines. Comment faire son deuil quand la tristesse est taboue et que la peine n'a pas la place pour s'exprimer ? Antonio Carmona offre ici un regard tendre et sensible sur la perte, les secrets et les liens familiaux, mais aussi la double-culture. "On ne dit pas sayonara" est un texte qui parvient à allier émotions, poésie et humour pour traiter avec finesse de ces thématiques difficiles. Les personnages sont terriblement humains, tant dans leurs failles que dans leurs forces, et m'ont touchée en plein coeur. Quand à moi, je ne dis pas "sayonara" mais "mata-ne" à cet auteur donc je lirai avec plaisir de futurs romans !
Gros coup de cœur pour ce beau roman jeunesse, sur les thèmes du deuil et de l'identité, mêlant les cultures japonaise et française.
On suit l'histoire au travers des mots du personnage principal, Élise, et j'ai presque eu l'impression de lire un journal intime (même les notes de bas de pages ne m'ont pas faite sortir de ma lecture !).
L'histoire est franchement touchante, j'ai adoré l'évolution des deux personnages endeuillés, Élise et son père, ainsi que Stella, meilleure amie « un peu perchée » d'Élise.
Les parallèles faits entre la dépression du père et le méchant de Naruto (pas retenu son nom !) apportaient une touche plus crédible encore à cette jolie histoire.
J'ai vraiment aimé ce roman, et je ne peux que le recommander !
Élise a le coeur gros. Malgré son jeune âge, elle prends tout son mal en patience pour ne pas remuer la douleur de son père. Pourtant, les réactions chaotiques et inexpliquées de ce dernier, ne lui permettent pas de faire le deuil de sa mère. Ce qui est certain, c'est que les deux souffrent. Cependant, un souffle nouveau se lève grâce à la venue soudaine de sa grand-mère Sonoka. Nous verrons que dans ce long chemin de deuil, son amie lui sera également d'un grand soutien. J'ai apprécié de lire ce roman à travers le regard d'Élise, voir l'évolution de la relation père-fille et comment elle renoue ses liens avec son côté japonais, notamment à travers la célébration des morts dans cette culture-là.
Quelle belle galerie de personnages. Que ce soit l’enseignante d’art plastique, la grand-mère maternelle, la meilleure amie, Elise, aux prises avec un père endeuillé depuis les quatre dernières années, sera accompagnée d’autant de femmes qui lui permettront de trouver le courage de poser LA question à propos du décès de sa mère. Un roman sur le deuil, sur la résilience, sur l’amour. Sur la mémoire, le Japon, et le pouvoir de l’amitié.
Ce livre raconte l’histoire d’une fille et de son père. Lorsqu’elle était petite fille, elle a perdu sa mère et depuis son père ne souhaite pas discuter avec elle du passé de sa mère et de son origine. Au début l’histoire nous plonge dans un climat endeuillé mais à l’arrivée de la grand-mère maternelleleur quotidien va basculer.
Une histoire tendre, touchante autour du deuil dans une culture franco-japonaise. Un livre qui donne du baume au cœur et qui donne envie de manger des salades de mandarines, des gyozas et des onigiris !
Un récit touchant sur le deuil. Belle évocation du Japon, pays d'origine d'une mère disparue brutalement...laissant un abîmé e silence et de souffrance pour ceux qui restent : un père et sa fille.
[I read it in French] C’était un livre simple qui explore la tristesse et la perte. Parfois, j’ai trouvé l’écriture poétique et belle. D’autre fois, je me suis souvenu que c’était écrit pour les jeunes. En tout cas, j’ai senti que la lecture était agréable. Aussi, j’ai adoré tous les références de la culture japonaise. C’est un bon livre et il faux la peine de le lire.
La mère d'Elise est morte il y a 4 ans et depuis, une chape de plomb est tombée sur elle, sur son père et sur leur foyer. En 4 ans, la petite fille est devenue une pré-adolescente discrète et obéissante. Pourtant, les règles imposées par son père sont lourdes : éviter tout ce qui à trait au piano, au Japon ou à sa mère lui pèse beaucoup. Heureusement pour Elise, deux personnes vont l'aider à sortir de ce gouffre de chagrin et de silence. Stella la lumineuse (et allumée) copine de classe et sa grand-mère vont soutenir Elise pour combattre le démon qui s'est emparé de l'esprit de son père, enlisé dans son incommensurable tristesse.
Voici un joli roman jeunesse très émouvant. Je me suis rapidement attachée à Elise. Comment ne pas être touchée par ce petit bout de fille bien trop mâture pour son âge ? On entre très rapidement dans l'histoire et dans l'intimité du foyer meurtri. Les personnages qui gravitent autour d'Elise (son père, Stella, Sonoka, la prof d'art plastique) sont touchants aussi, malgré leur caractère un peu caricatural. Ecrit à la première personne, l'immersion dans la tête de l'héroïne est rapide et efficace. Le style est totalement adapté à un jeune lectorat (à partir de 12 ans) : le langage est pré-adolescent sans être familier, totalement cohérent avec l'âge et la personnalité d'Elise. L'écriture est fluide et accessible, ponctuée de jolies phrases et de monologues envolés. Le rythme est très bien maîtrisé : tantôt légèrement lent pour poser les décors, les souvenirs et les personnages ; tantôt très vif pour faire avancer l'action. Le découpage très cohérent, en courts chapitres bien liés entre eux, facilite ces accélérations, tout comme certains dialogues ou explosions de sentiments...
J'ai beaucoup apprécié les réflexions autour du deuil et des différentes façons de le subir et de le traverser. La maman d'Elise étant japonaise, l'auteur explore les différences de culture entre l'Occident et l'Asie (France et Japon) avec beaucoup d'intelligence et de délicatesse. Ces dissemblances provoquent quelques situations cocasses qui m'ont fait sourire, malgré la tristesse de l'histoire. Autre thème prédominant du roman : le silence, le secret et les multiples troubles et incompréhensions que cela engendre dans les relations interpersonnelles. J'ai aimé le fait que ces sujets aussi tristes et pesants soient traités avec autant de délicatesse et de candeur.
On fait la connaissance d'Élise, une jeune fille de 8 ans qui vient de tragiquement perdre sa maman. Une nuit, elle découvre que son père est en train de creuser un trou à côté du magnifique cerisier japonais que sa maman adorait tant, qui lui faisait penser à son pays ! Voilà que son père enterre tout ce qui faisait sa maman ! 4 ans se sont écoulés et son père a décidé d'instaurer des règles. On ne parle pas d'elle, on ne parle plus japonais, on ne regarde où ne lit rien qui pourrait nous faire penser au Japon ! Et surtout, on ne touche plus au cerisier ! Le jour où elle est partie, la vie a quitté cette maison ! Élise est devenue une ado, une ado pleine de questions, qui passe son temps libre dans sa chambre à faire et refaire des puzzles ! Elle voit son père sombre et se forger une carapace pour se protèger de la tristesse ! Mais tout change quand la grand-mère japonaise arrive et bouscule son gendre ! En ce roman, j'ai été plus que touchée par Elise, une jeune fille qui n'a pas pu pleurer la mort de sa mère, car son père lui refuse la vérité sur le décès tragique de sa maman ! Mais Elise va pouvoir compter sur sa meilleure amie. Cette ado est clairement une bouffée d'air frais pour Élise. Mais on découvre aussi un homme brisé par les souvenirs de sa femme qui sombre dans son chagrin et se forge une carapace qui l'empêche de faire vraiment son deuil ! Les règles qu'il instaurait sont clairement là pour ne pas voir la vérité en face. J'ai trouvé ce livre tellement touchant, qui traite le deuil d'un être cher, une pépite qu'on devrait tous découvrir ! J'ai adoré la plume de l'auteur, fluide et captivante. J'ai dévoré ce roman en quelques heures sans jamais m'ennuyer. On a envie de savoir si Elise va réussir à poser la question à son père ! L'histoire est parfaitement menée jusqu'au dénouement qui m'a énormément touchée !
Quelle justesse dans ce récit tout en nuances. Peu de personnages, juste assez avoir le temps de les adopter. Ils sont racontés par le regard de la jeune Élise, 12 ans, et cette perspective sur le deuil rend bien l'amour, la tristesse et la colère, avec toute la force de la vie qui veut reprendre son cours.
Cette façon de se concentrer sur les perceptions d'Élise m'a fait penser au très réussi Amphibien de Carla Gunn. J'ai été émue, bouleversée, charmée par l'histoire d'Élise et de son père. Et aussi par la façon dont elle utilise des personnages de fiction (ici ceux de Naruto: avec Sasuke et Orochimaru) pour se donner les clés pour comprendre davantage ce qui se passe dans sa famille.
L'auteur a écrit ce livre à Kyoto, pendant un séjour de cinq mois, c'est ce qu'il dévoile dans les premières pages. Les dates m'ont fait réaliser que nous y étions en même temps, les lieux qu'il décrit sont d'ailleurs tout près d'où nous habitions pendant un an. C'est, on peut s'en douter, une autre source d'émotions pour moi. Mais je crois que cet aspect très ancré dans le Japon d'aujourd'hui loin du tourisme, avec cette grand-mère kyotoïte qui m'a rappelé certaines amies, peut plaire à de nombreux lecteurs!
J’avais complètement oublié ce bouquin dans ma bibliothèque pardon !💔
Franchement, la lecture m’a bouleversée. Je me retrouve si bien dans les sentiments décrit et ça fais du bien de voir des thèmes qui me sont arrivés/arrivent et donc j’ai pas forcément le temps ni même la réalisation d’en parler librement. Même si ce n’est pas ma situation (la situation inverse en vérité) de la protagoniste, ses sentiments m’ont beaucoup touchés en plein cœur c’était wow. La lecture était fluide et envoûtante, il y avait la pointe d’humour dont tout le monde a besoin au milieu de ce néant de tristesse et d’interrogation. J’ai passer 3h d’affilées à finir le livre tellement j’étais plongé dedans je n’ai pas vu les heure défilés !!
PS : c’est quoi cette manie de faire des trous dans le jardin.. #FeldupReference
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Quand j'ai vu passer ce roman jeunesse, entre mes mains, je l'ai mis de côté direct. Le titre, la couverture. Et puis le résumé avait vraiment l'air top. J'ai repensé à Coyote Sunrise que j'avais adoré. Et j'ai vu le potentiel. Finalement je me suis lancé ce matin, avec mon café, et j'ai été plongée dedans tout de suite. L'écriture est légère, pleine d'un humour subtil, extrêmement attachante et touchante. Tout comme les personnages. Il est question du deuil, et des différentes façon d'y réagir. Mais il est aussi question d'espoir, d'amitié, de double nationalité, de passion, de jeunesse et puis de puzzles incomplets. Je me sens encore toute chamboulée, j'ai encore les larmes aux yeux, et envie de les serrer tous dans mes bras.
Oh que j’ai aimé cette lecture ! Je n’étais pas gagnée d’avance, il faut dire que la couverture ne m’emballait pas et que je n’avais eu aucun autre écho du récit. Pourtant, j’ai lu ce roman en une seule journée, incapable de le poser tellement j’ai été prise, dès le début, dans la toile émotionnelle que tisse finement l’auteur. Il faut dire qu’Antonio Carmona vient de l’univers du théâtre (et jeunesse !) et que cela transparait dans la vie qui nait entre les lignes de son roman.
C’est un livre pour les jeunes, écrit pour les jeunes donc c’est pas vraiment une surprise que j’ai pas surkiffé, mais c’était quand même pas mal. Ça change de ce que je lis d’habitude et même si j’ai mis pas mal de temps à le lire, j’ai apprécié ma lecture. Ça aborde plusieurs sujet qui sont assez originaux et intéressant, de manière assez drôle et touchante à la fois.
Gros coup de coeur ! C'est beau, c'est drôle, c'est doux mais acéré dans les moments de tristesse et les non-dits, quelle justesse, quelle putain de justesse dans la narration. Tranche d'âge : dès 10-12 pour les bons lecteurs. Des chapitres courts, mais finalement assez dense et contemplatif malgré un bon découpage des rebondissements.
Un livre qui traite du sujet du deuil avec beaucoup de justesse, et de douceur. Il est accessible aux enfants mais aussi tres agréable à lire pour un adulte. Les personnages sont tous attachants (coup de cœur pour Stella l'excentrique), et les références à la culture japonaise nous accrochent ! Super livre !
Une lecture si touchante du début à la fin. J’ai vraiment été touchée par les personnages, leur histoire et la plume de l’auteur. Un récit simple, plein de poésie. Un petit coup de cœur pour cette fin d’année !
Un régal absolu! J’ai lu ce bouquin dès que j’avais deux minutes tellement il est fluide, drôle, touchant, captivant. On n’est qu’en février mais c’est déjà ma découverte de l’année en roman jeunesse, ça va être difficile de rivaliser…
Un récit profondément émouvant qui explore avec délicatesse le deuil au sein d’une famille franco-japonaise. Entre traditions et souvenirs, l’histoire tisse un lien puissant entre les générations, offrant un regard sensible sur la perte et la résilience. Une lecture qui touche en plein cœur.