C’est l’enjeu civilisationnel du siècle. Depuis une décennie, notre attention est sous le contrôle d’algorithmes dangereux pour l’humanité et nous regardons ailleurs.
À chaque seconde, des intelligences artificielles ultra sophistiquées choisissent quels messages, images ou vidéos nous allons regarder. Mais leur unique objectif est de capter le maximum de notre temps de cerveau disponible pour en tirer le plus grand profit au mépris de conséquences individuelles et sociétales désormais bien identifiées : isolement, utilisation compulsive des réseaux sociaux, dégradation de la santé mentale, cyberharcèlement de masse, polarisation politique, guerre de l’information, appels à la haine...
Cet ouvrage passionnant allie expertise scientifique, rigueur intellectuelle et pédagogie. À l’aide d’exemples concrets, les auteurs montrent en quoi ces IA de recommandations, aujourd’hui contrôlées par des multinationales ou des État autoritaires, ont gravement fragilisé nos démocraties et les droits humains. Dans notre monde envahi par les écrans, la conception d’algorithmes plus démocratiques est devenue une urgence. Ce livre montre qu’il existe un chemin pour transformer cette dystopie numérique en société résiliente. Il est encore temps de reprendre la main.
Je ne vais pas vous mentir, grande satisfaction perso à avoir fini cette brique (plus qu’utile croyez moi) achetée il y a des mois, co écrite par deux supers monsieurs très intelligents qui ont envie d’être compris par tout le monde afin que collectivement, on parvienne à ne pas être contrôlés (ou du moins, le moins possible) par ces IA de recommandations qui pourrissent et biaisent grandement nos algorithmes, nuisant à un accès à l’information neutre/de qualité.
Un travail de fond spectaculaire, dont on peut sentir l’envie d’être rendu le plus compréhensible possible à chaque étape, chaque idée, chaque mot, mais qui ne l’est pas toujours par contre (surtout quand on sort des expositions de faits, des métaphores ou des parallèles à la philosophie et qu’on rentre dans le + technique hihi). Ce qui explique mes 4 étoiles et non 5 ! Ça ne peut pas être accessible à tous, malgré la bonne volonté des auteurs d’essayer coûte que coûte que ça le soit a bien des moments.
Après, perso je suis pas assez frustrée dans les limites de mon intellect pour leur en vouloir de ne pas tout pouvoir vulgariser comme certains en critiques de ce bouquin ! Comme toujours je trouve ça très drôle de la part de personnes qui ne se collent pas à la tâche pharamineuse que peut représenter un travail de recherche et de synthétisation pareilles, de critiquer la manière dont ceux qui essaient de prendre les armes le font.
En tout cas, hâte de trouver des vidéos d’eux parlant du sujet, ils sont hyper intéressants, pédagogues et surtout POSITIONNÉS (tout ce que j’apprécie)
Je me sens un peu coupable de la chronique qui va venir parce que ce livre est vraiment très bien noté sur Internet. Néanmoins, je me dois d'être franche : c'était laborieux. Et long. Et pas toujours compréhensible. Ni intéressant. Les auteurs semblent avoir du mal à être concis et clair, ils ont tendance à partir dans tous les sens, oubliant leur point principal. Typiquement, pour dire qu'on a tendance à faire confiance à nos aînés, les auteurs remontent à un siècle plus tôt en Australie, lorsqu'une tribu d'autochtone n'avaient plus à boire alors ils ont décidé de suivre le plus vieux du groupe. Bon. Permettez-moi de penser qu'on s'égare un peu. Ce genre d'introduction aux chapitres est récurrente : les auteurs ont recours à des situations sans lien apparent aux algorithmes pour ensuite en établir un pas toujours limpide ou pertinent. Résultat : on ne sait pas trop de quoi on parle, c'est confus, long, et on perd en attention. J'ai donc sauté plusieurs pages, et tant mieux. D'ailleurs, ce livre est présenté comme un guide pour mieux comprendre l'enjeu des algorithmes, mais on a vu mieux comme accessibilité au grand public. "Ainsi, la confidentialité différentielle consiste à injecter des fluctuations statistiques factices dans le résultat du scrutin." Merci bien, la prochaine fois que je n'ai besoin de rien, je vous appelerais. Alors évidemment, il y a des chapitres plus intéressants que d'autres (dieu merci), mais globalement, j'ai regretté que les auteurs omettent parfois que nous ne sommes que de simples mortels, pas tous spécialistes du numérique. Dernier point, ils nous bassinent avec le projet Tournesol tout le long du livre, mais ils pourraient peut-être commencer par dire que Lê Nguyên Hoang en est le président :).
J'ai vraiment beaucoup aimé. Après des tonnes de livres sur comment les algorithme vont détruire nos cerveaux et la démocratie, avoir des gens qui réfléchissent à une alternative autre que "arrêtons tour et figeons nous sur place" apporte un vent de fraîcheur. J'aime aussi beaucoup l'honnêteté des auteurs, qui disent clairement quand ils n'ont pas la réponse ou qu'ils ne savent pas comment débloquer certains problèmes. Honnêtement un coup de cœur..
This book can be divided into two phases. The first phase, which I found much less interesting than the second, though not entirely without interest, explains how algorithms that filter and distribute information through social media tend to become more extreme, pushing people toward edge cases simply in order to hold their attention for longer. The book gives the example of political alignment, which seems to be drifting more and more toward extremes precisely because of this algorithmic bias. In short, these are relatively well known ideas, or at least ideas that have already been worn thin by other books, notably Technopolitics, of which this book seems to be the perfect complement, as I will show shortly.
The following two parts, which discuss how an algorithmic democracy might function, are much more interesting. They put forward the fascinating hypothesis that these algorithms, which sometimes know us better than we know ourselves, could also know our political opinions, the way we would want to vote, and more specifically how we would want to act in a key situation, rather than in a general, abstract sense. These algorithms could then make macro level decisions from a democratic point of view by taking into account the opinions of many people within a very short time frame.
This is what is meant by liquid democracy, the idea that a form of governance must adapt to the time in which it exists rather than simply persist in a way that can be seen as inherited from an old system and not fully adapted to our modern world. The author cites several studies in which this way of acting democratically was put into practice. Most people were, of course, initially terrified by the idea of letting an algorithm make political representation decisions on their behalf, but most of the results seemed satisfactory. This might be the way to make the old fantasy of representative democracy technically possible.
The author also highlights an interesting paradox. Even if we tried to allow everyone to take part in macro level political decisions, it is indeed possible that people would not always hold the same opinion. On the contrary, they may hold paradoxical opinions. After all, a person can think differently depending on the time of day, their diet, and their emotional state. In short, human judgments are uncertain and fluctuating.
In this regard, the author distinguishes what he calls two modes of thought, known as slow thinking and fast thinking. It is because rapid thinking sometimes dominates in situations where slow thinking should dominate that we end up with a bunch of problem that would otherwise not exist. This is what the author calls volitions, which refers to the difference between long term thinking and short term thinking, what someone reallywan. By encoding long term thinking value system, which people believe to be closer to their true opinions when we interview them anyway, something closer to a realistic democracy could emerge, or at least a society that would be more inclined toward democratic participation. This is a system that is still new and based on ideas that would be seen as absolutely crazy by most people today, but it is probably the kind of idea that will become increasingly important in this century and may even become the norm around the 2050's ( random number). Anyway, this is a great booke written by people who know their stuff and don't take their reader for fool or cloud-eater, giving real and pratical solution to important problem, while most book on the subject are just alarming and trying to 1. say we should stop the technologie immedialty because all capitalism is bad and nothing good could emerge of any of this... 2. say there is nothing we can do about it and we should just accept it and find personal solution. This book propose another way of seeing thing.
Parfois redondant (notamment dans l'autopromo) et hors sujet mais accessible pour la néophyte que je suis, bien construit et sourcé. Je pensais surtout que l'accent allait être mis sur l'addiction aux réseaux sociaux et aux fake news qui y circulent mais les enjeux sont (malheureusement) bien plus variés et conséquents..
D'utilité publique, bien que la partie du milieu, un peu plus technique m'est été moins accessible, toute la partie sur l'exploitation de notre attention et le lien avec nos démocraties fut passionnante.