J'ai ouvert ce livre parce que mon challenge de lecture stipule "un roman avec un titre à rallonge de plus de sept mots" ; et parce qu'il est édité par Gallmeister / collection Totem, ma maison d'édition préferée à cet instant.
Je ne pêche pas à la mouche, je ne pêche pas du tout d'ailleurs.
Mais quel bonheur que ce livre.
Pas un roman, pas vraiment une fiction, pas vraiment un recueil de nouvelles... un ensemble d'anecdotes, racontées avec beaucoup de passion et d'humour ; on ne peut que se laisser prendre à l'enthousiasme de l'auteur pour les truites, les perches, les ombres... et l'art de la mouche sèche, des torrents d'eau vive, des montagnes isolées, du café à l'eau de rivière, du son de la pluie sur les feuillages.
C'est drôle, c'est frais, c'est plein d'auto-dérision, c'est une véritable ode à la nature, à l'eau qui coule, à la faune qui vit autour des ruisseaux et des lacs, ainsi qu'aux hommes qui y reviennent.
C'est aussi une déclaration d'amour au Colorado, au Wyoming, au Montana et au Canada, à ces étendues sauvages où, je cite "des hardes de caribous peuvent effectuer des migrations relativement longues sans avoir conscience de la présence d'humains sur la planète".
On sent le vent dans les feuilles, l'eau contre ses chevilles, l'odeur des pins et de la terre mouillée, le café brûlant et les doigts gelés.
Une belle lecture.