C’est une histoire vraie que la poésie décompose. Un livre du nord. Un livre d’amour. L’histoire d’une poète anthropologue québécoise qui parcourt l’Europe à la recherche des lumières cassées et de sa place dans le monde. Elle y vit un hiver noir, un hiver blanc, un printemps blanc, un printemps noir.
« Il dit je vais prendre des étoiles et il grimpe la pente avec sa lampe de poche il monte dans la neige pour être proche du ciel il ne voit pas comment obscure j’attrape son poème avec ma main gelée même si on n’a pas assez de jours pour éclore »
J’aurais de la misère à donner une note, car c’est un territoire que je ne connais pas du tout. Par contre, je crois que le livre aurait dû être imprimé en couleur dans son intégralité.
Lac noir est un recueil de poèmes dispersés dans l’hémisphère nord, du Monténégro au Québec, en passant par la Finlande. Joliment accompagnés par des images choisies par l’autrice et tirées de la collection du Pyhälahden valokuvaamomuseo de Lapua, en Finlande, les poèmes de Lac noir présentent un univers où se côtoient la lumière et la noirceur, au fil d’un hiver noir et d’un hiver blanc, d’un printemps noir et d’un printemps blanc. Pour moi qui adore la photo en noir et blanc, j’ai beaucoup aimé l’utilisation des photos dans le livre.
Roseline Lambert a complété un doctorat en anthropologie sur l’anxiété et la lumière chez les habitants de la Norvège. Lac noir semble directement lié à cet objet de recherche, étant composé de poèmes emplis d’amour et de nordicité. Une belle découverte pour moi!
Je ne sais comme pas pourquoi j’ai lu ça. Je comprends la démarche artistique de l’autrice, certains petits bouts de textes m’ont davantage interpellés, mais ça ne m’a pas apporté tant que ça. J’ai tout de même été divertie et j’ai pris plaisir à observer les photos présentées.