Créer et entretenir des amitiés à l’âge adulte est difficile. On rit jaune, résigné.e, en s’envoyant des memes et en se disant qu’on se verra quand on sera moins fatigué.e. L’amitié est un amour durable sous-estimé. Qu’est-ce qu’on gagnerait à l’utiliser comme pilier pour reconstruire notre vie intime, collective et politique?
En tant que grande admiratrice du travail de Karine, je reconnais mon biais favorable en entamant ma lecture de cet ouvrage. Cependant, après avoir dévoré le livre en quelques heures, je peux affirmer sans réserve que mon admiration n'est pas simplement due à ma partialité, mais à la qualité exceptionnelle de l'ouvrage.
D’abord, la plume de Karine est magnifique, rendant la lecture aussi agréable qu'instructive. Ce qui m'a particulièrement marquée, c'est le travail de recherche colossal derrière chaque page du livre. L'autrice a réalisé une revue de littérature impressionnante, incorporant des réflexions de penseuses et d'autrices que j'admire énormément, ainsi que des entretiens qualitatifs riches et touchants. Chaque chapitre de l'ouvrage est une démonstration de rigueur intellectuelle, d'organisation soigneuse et de clarté dans la présentation des idées. L'ensemble du livre incite à la réflexion, avec des concepts et des arguments qui incorporent un angle intersectionnel et suscitent des remises en question personnelles profondes.
Les chapitres sur la sororité, l’amitié au masculin et l’amitié en tant que solution m'ont particulièrement marquée, offrant une vision éclairante et nuancée des dynamiques amicales. En parcourant ces pages, j'ai ressenti un feu intérieur s'allumer, provoquant des réflexions profondes sur mes propres amitiés. L’ouvrage incite à la révolution des liens amicaux, encourageant une introspection nécessaire pour cultiver des relations authentiques. Je recommande vivement « Ports d’attache » à toute personne cherchant non seulement une lecture agréable, mais également une expérience intellectuelle et émotionnelle transformante. Ce livre demeurera un ouvrage clé sur l’exploration de l'amitié, j’en suis convaincue.
Lecture peu captivante. Mes attentes étaient peut-être trop élevées. L'idée me semblait excellente mais trop peu bien traitée. Un point de vue assez restreint sur les amitiés aka une femme blanche, mère, dans la trentaine, hétéro.
Nous l'avons lu dans un club de lecture et personne n'a été transcendé de cette lecture. Certains sujets étaient intéressants et auraient pu être abordé plus en profondeur pour réellement créer une réflexion chez le lecteur.
Chacun des chapitres était structuré ainsi: -Le point de vue de l'autrice -Quelques faits ou posts Instagram pour appuyer/valider son propos -Fin abrupte du chapitre qui ne pousse pas la réflexion
On réfère toujours aux mêmes intervenants. Je crois que de varier les sources aurait enrichi le discours.
Finalement, commencer par une définition claire de l'amitié et exposer le but de l'essai aurait été essentiel selon moi.
J’ai adoré lire ce livre. Je l’ai lu lentement mais ça m’a fait vraiment plaisir. C’est vraiment intéressant de parler d’amitié, c’est quelque chose qui m’habite et c’est un sujet qui n’est pas souvent abordé.
Je n’arriverais clairement pas à faire une critique à la hauteur de cet essai. J’ai tellement appris lors de cette lecture! L'ouvrage aborde des sujets cruciaux tels que les conversations difficiles, les ruptures amicales, l'importance de redéfinir les limites de nos relations et l’amitié en tant que solution.
Ça m’a permis de faire un travail d’introspection sur la place que nous accordons aux amitiés au sein de notre société, en me basant sur des faits très documentés.
Effectivement, l’une des plus grandes forces de ce livre réside dans sa documentation rigoureuse. Karine utilise des recherches et des témoignages pour justifier ses points de vue, rendant l'argumentation à la fois persuasive et éclairante. Le livre m'a particulièrement touché dans sa discussion sur le patriarcat et son emprise sur nos relations, me faisant réaliser comment mes amitiés les plus sincères et profondes se sont construites et reconstruites une fois cette dynamique reconnue: « Le patriarcat nous monte les unes contre les autres en contraignant nos espaces». C’était la première fois que je voyais l’amitié sous une perspective de féminisme intersectionnel, mais ç’a tellement de sens.
Ce livre m'a ouvert les yeux sur l’importance du care dans les amitiés et l'importance cruciale des connexions humaines pour notre bien-être mental et physique : « Aucun self-care ne remplacera notre besoin de connexion ». Je pense que la Dre Mona Masood cible bien : prendre soin de sa santé mentale et passer du temps avec ses proches et ses ami·es est aussi productif qu’aller travailler.
Ce livre est un appel à l'action pour reconnaître l'importance du care dans nos relations, pas seulement pour notre santé individuelle, mais aussi pour la santé publique.
Dans un monde où la division semble parfois inévitable, Karine nous rappelle l’importance vitale d’entretenir nos liens les uns avec les autres.
Si je devais accorder ma note selon le nombre de pages pliées et de phrases mis en évidence, force est d’admettre que cette lecture se mériterait des dizaines et des dizaines d’étoiles. Et c’est exactement ce que je compte faire.
C’est simple, j’ai tout aimé. C’était siiiii bien vulgarisé, documenté, en plus d’être oh combien d’actualité. J’ai savouré chacune des pages (bien que c’est une lecture qui frôle la thèse ou l’essai), mais qui suis-je? 🙃 J’ai réfléchi, discuté, lu et relu et je compte y retourner, souvent.
Coup de cœur pour les chapitres; l’amitié au masculin et délimiter pour mieux s’aimer. ✨
Je retiens que reconnaître qui sont nos « évidences » peut être un exercice confrontant; que ces dernières sont celle devant qui on arrive à ne pas briller, que j’en ai souvent trop fait en amitié, que j’ai compris mes limites en amitié en les outrepassant, que de prendre et d’arrêter le temps pour ses amies, c’est complètement sain et productif. Alors, à mes amies avant tout et membres du club de lecture, je dis, je pense qu’on a tout compris. 🤍
« Imaginez si nous mesurions le succès par le sentiment de sécurité que les gens ressentent en notre présence ». À ça, je dis oui, oui, oui.
Certains passages m’ont plus intéressés et interpellés que d’autres (j’ai quand meme trouvé qu’il y avait des longueurs vers le milieu et la fin du livre). Somme toute, c’est un livre vraiment intéressant qui permet de re questionner les différentes formes que peut prendre l’amitié. Je le recommande !
Plus un 4,5 ⭐️ J’ai trouvé l’essai très bien étoffé et l’autrice a fait pleins de liens avec des lectures que j’ai déjà faites ou que j’ai prévu de faire ce qui était un point bonus! Beaucoup aimé ma lecture !
C'est la première fois que j'ai eu l'occasion de décortiquer et déconstruire l'amitié, et je n'en suis pas ressortie déçue. J'aurais pu livre ce livre en une journée, mais chaque paragraphe m'a fait remettre le monde entier en question. Pour de bonnes raisons.
Je termine ce livre avec une appréciation mitigée.
D'une part, j'adore que le sujet de l'amitié et de l'anarchie relationnelle soit de plus en plus discuté, publié. Je rêve du jour où ce sera mainstream.
J'ai trouvé certains passages validants: Limiter notre temps d'emploi à 4 jours semaine pour avoir le temps de prendre soin et de s'épanouir dans nos amitiés? OUI.
Ne pas se conformer aux schémas comportementaux et aux hiérarchies implicites entre l'amitié et les relations amoureuses? OUI.
Par contre, je crois qu'il y a un clash générationnel qui m'empêche de pleinement apprécié cet ouvrage. Ça feel très 30-40 ans, et ça percole dans l'analyse, notamment sur les exemples mobilisés et l'aspect genré du propos.
Les exemples positifs sont essentiellement féminins, souvent autour de la maternité. Le chapitre sur les hommes les présentent surtout comme "défaillants" sur le plan émotionnel. Ce qui est en bonne partie vrai, mais s'intéresser un peu plus aux transformations relationnelles chez les jeunes (hommes, notamment, mais pas que) aurait permis de rendre compte de beaucoup de changements lumineux qui prennent place dans la société aujourd'hui.
Je crois qu'il est normal que la perspective de l'autrice soit teintée par son vécu. Ce n'est pas un mal. Je crois néanmoins qu'il aurait été préférable que cette posture soit explicitement nommée dans la présentation du livre pour adapter mes attentes.
Bref, je recommande ce livre pour quiconque souhaite aborder la question de l'amitié, tout en gardant en tête que c'est très généraliste: on y parle d'énormément de thèmes, mais en surface. J'imagine qu'il faut le voir comme un premier pas pour ensuite creuser davantage les concepts qui nous parlent.
À cet égard, je recommande de poursuivre cette lancée avec la lecture de Polysecure, plus englobant sur le plan des différentes réalités relationnelles qui existent aujourd'hui, et qui deep dive dans comment faire de nos relations des espaces sécuritaires. Car j'abonde dans le même sens que Karine, vivement évaluer le succès de nos vies selon la qualité de nos relations! :-)
J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui aborde non seulement les amitiés, mais sa nature privilégière, les deuils avec lesquels certaines nous laissent, la nécessité de se responsabiliser face à celles-ci et ses contraintes systémiques dans une société capitaliste où la vulnérabilité est mise de côté.
Je ne pense pas avoir été « révolutionnée » par ma lecture, de laquelle je décrochais parfois avec le grand nombre de sources relatées, mais c’est définitivement un essai intéressant et touchant, qui nourrit mes réflexions préexistantes sur le sujet. Plusieurs questionnements m’habitent : est-ce réellement réaliste et accessible de ne s’entourer amicalement que de « personnes qui nous font sentir en paix, à la maison » (p. 234)? Vraiment, je le souhaite, mais je me demande si ce n’est pas utopique, notamment dans un contexte où nombreuxes sont les individus avec un bagage de traumas interpersonnels (où le sentiment de sécurité se fait rare) et où on n’apprend peu aux humain.e.s les compétences interpersonnelles nécessaires.
Dans tous les cas, je manifeste toute ça pour toutes nous autres. Parce que tout le monde mérite des épaules indulgentes et sécuritaires sur lesquelles se déposer, et avec qui expérimenter cette grande aventure de l’existence. 🫂
« Ça fait peur, la possibilité d’être affecté.e. C’est pour ça que, dès l’enfance, on apprend l’opposé de la résonance, la maîtrise de soi. La logique de la maîtrise est présente dans toutes les sphères de nos vies, de la culture des diètes à la performance scolaire. Être en résonance nécessite d’accepter que l’autre (ou l’environnement) peut nous transformer. Et pour atteindre une vulnérabilité aussi entière, il faut un lâcher-prise qui est tout sauf instinctif, dans notre culture. » (p. 234)
« Il y a deux manières de réagir. Il y a la première, qui se fait souvent dans l’intention de respecter ses propres limites, mais qui peut nuire au lien de confiance : “Si tu ne veux pas faire d’efforts, je n’en ferai pas de mon côté.” Sinon, on peut favoriser le climat de sécurité : “Je ferai des changements parce que je veux grandir et je veux que notre relation grandisse. J’espère que tu feras la même chose, mais si ce n’est pas une possibilité pour toi, présentement, je vais rester quand même.” » (p. 177)
Lecture dans le cadre de la soirée littéraire virtuelle de chez les Simones le mercredi 25 sept.
Je l’ai dévoré un peu moins vite que les livres précédents. Pour moi, autant que j’apprécie que le livre soit docu, le flow s’apparantant à une revue de littérature a fait en sorte que j’ai un peu moins accroché au style d’écriture.
Cependant, il aborde un sujet que je trouve ultra pertinent, et qui mérite d’être vocalisé. Ça m’a aussi permis d’ouvrir certaines discussions autour de moi!!
Note to self : J’ai exploré la fonction « highlight » pour la première fois! Très pratique puisqu’il y a plusieurs passages pertinents ainsi qu’autres ressources/lectures à garder précieusement (et que j’aurais aimé conservés mais qui ont disparu quand mon emprunt numérique a expiré 😭 - note to self #2, les exporter avant!!)
Il m’a inspiré à plusieurs niveaux tout en me faisant sourire à plusieurs moments quand je “relatais”.
« Imagine if we measured success by the amount of safety that people felt in our presence. » – Jonathan Louis Dent
En bref, il ne fait que me donner encore plus d’argument en faveur de ma philosophie que la sororité peut changer le monde et que le village est précieux précieux 🫶🏼
Je vais commencer en disant que l'idée du livre et son intention sont très très bonnes, mais j'ai de la misère à apprécier ce qu'il est concrètement.
Premier élément : il y a une quantité remarquable de sources, mais la variété joue en sa défaveur. Concrètement, c'est étrange de mélanger des entrevues, des tweets, des publications Instagram et des recherches universitaires, le tout mélangé et sans ordre qui aiderait à comprendre les liens. Je suis aussi un peu déçu que les études mentionnées soient utilisées de manière très superficielles, on sort quelques chiffres sans faire plus de liens, alors que proposer plusieurs sources, les exploiter en profondeur et tirer ses propres liens aurait été plus "révolutionnaire" (pour reprendre le sous-titre).
La cohérence des chapitres est un peu floue, pour la moitié des chapitres, je ne pourrais pas vraiment former un résumé avec le titre et ce que j'ai lu (une petite récapitulation à la fin de chaque chapitre aurait pu aider, mais on voulait plutôt faire des finales ouvertes et poétiques).
Le point qui est le plus étrange pour moi est de ne pas vraiment définir les termes utilisés, notamment le mot "amitié" et une grosse partie de l'ambiguïté du livre vient de là. Karine semble avoir une vision très romantique et idéalisée de l'amitié et ajouter plus de balises m'aurait probablement aidé à comprendre. Aussi, les exemples vont principalement tourner autour de femmes, généralement entre 30 à 40 ans et pour la plupart mères. Pour un livre qui prétend parler d'amitié en général, j'aurais aimé des exemples plus variés ou une présentation qui assume le fait qu'on parle de cette catégorie.
Ce que j'ai aimé le plus, c'est l'accessibilité du texte. On voit que l'autrice a fait énormément de recherches, mais le tout est vulgarisé efficacement. Un des meilleurs essais que j'ai lu. Normalement, après avoir lu un livre, je m'en débarrasse sauf si c'est un cadeau. Lui, je vais le garder comme un ouvrage de référence que je consulterai au besoin !
Vraiiiiment intéressant! C’est vraiment un sujet qui m’a bcp interpellé, l’amitié étant une sphère compliquée pour moi. De voir les liens avec la maternité, nos relations amoureuses, la neurodivergence, la société, la solitude, le patriarcat et etc. Bien intéressant! J’ai vu des liens avec des concepts que je n’aurais jamais associer auparavant.
4.5 J’ai eu de la difficulté à embarquer au début à cause du ton littéraire, mais finalement je m’y suis plongée et je l’ai dévoré en 2 jours. Il y a tellement des belles histoires d’amitiés. Une recherche approfondie. C’est tres chargé comme livre et je devrai relire les passages que j’ai surligné.
J’ai toujours accordé beaucoup d’importance à mes relations interpersonnelles. Elles prennent beaucoup de place dans ma vie et je me suis questionnée récemment face à celles-ci alors c’est une lecture qui est tombée pile au bon moment pour moi.