Jump to ratings and reviews
Rate this book

Moto Hagio - Anthologie - De la rêverie

Rate this book
Figurant parmi les premières artistes féminines à avoir bouleversé les codes du shojo qui leur imposaient des histoires simplettes à l’eau de rose, Moto Hagio a exploré divers horizons, allant de la saga vampirique aux récits de SF à la Ray Bradbury, en passant par les critiques sociales ou les fables amères.

Les éditions Glénat ont ici sélectionné, spécialement pour le lectorat français, quatre récits pour découvrir toute l’étendue du talent de cette artiste. Dans De la rêverie, vous pourrez apprécier ses œuvres fantastiques et de science-fiction : Un rêve ivre, les deux parties de Nous sommes onze ! et Le Petit Flûtiste de la forêt blanche.

Cette nouvelle édition de l'anthologie vous permet ainsi de découvrir toutes les facettes de Moto Hagio, avec notamment un contenu agrémenté de préfaces et de commentaires qui vous aideront à mieux situer l’artiste et son importance dans l’essor actuel que connaît le manga.

352 pages, Paperback

Published January 17, 2024

4 people are currently reading
21 people want to read

About the author

Moto Hagio

214 books212 followers
Moto Hagio (萩尾望都 Hagio Moto) is a manga artist born in Ōmuta, Fukuoka Prefecture, Japan, though she currently lives in Saitama Prefecture.
She is considered a "founding mother" of modern shōjo manga, and a member of the Year 24 Group (24-Gumi). She helped pioneer modern shōjo manga, modern science fiction manga, and BL manga. In addition to being an "industry pioneer", her body of work "shows a maturity, depth and personal vision found only in the finest of creative artists". She has been described as "the most beloved shōjo manga artist of all time."

Moto Hagio made her professional debut in 1969 at the age of 20 with her short story Lulu to Mimi on Kodansha's magazine Nakayoshi. Later she produced a series of short stories for various magazines for Shogakukan.
Two years after her debut, she published Juichigatsu no Gimunajiumu (The November Gymnasium), a short story which dealt openly with love between two boys at a boarding school. The story was part of a larger movement by female manga artists at the time which pioneered a genre of girls' comics about love between young men.
In 1974, Hagio developed this story into the longer Toma no shinzo (The Heart of Thomas). She was awarded the Shogakukan Manga Award in 1976 for her science fiction classic Juichinin iru! (They Were Eleven) and her epic tale Poe no ichizoku (The Poe Family).

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
6 (23%)
4 stars
10 (38%)
3 stars
7 (26%)
2 stars
1 (3%)
1 star
2 (7%)
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for Calira .
15 reviews7 followers
August 1, 2024
Un gros morceau de SF à suivre mais toujours un plaisir de me laisser portée par Moto Hagio
Profile Image for Tachan.
2,689 reviews29 followers
January 30, 2024
Avec la venue en grande pompe de l'autrice à Angoulême à l'occasion de l'exposition organisée pour sa oeuvre culte au Japon, Glénat qui avait fait partie des pionniers avec Kazé, a décidé de ressortir son Anthologie : De la rêverie et De l'humain, en une nouvelle édition grand format. Nouvelle édition ? Pas vraiment en fait.

Soulignons d'entrée que les possesseurs de l'ancienne édition, à part le fait d'avoir des tomes plus petits sans jaquette et dans un coffret, ne verrons pas une grande différence. Les textes accompagnant l'oeuvre n'ont même pas été revu, c'est un peu décevant cette absence d'ambition éditorial. On sent clairement que Glénat surfe surtout sur la vague Akata, qui lui a décidé de donner à l'autrice la place qu'elle mérite, et propose ainsi des tomes dans le même format que ceux-ci. Je salue cependant le premier chapitre en bichromie et les jaquettes que je trouve superbe.

Question contenu, ceux qui découvrent l'oeuvre auront le plaisir d'une introduction et d'une postface resituant l'autrice dans le contexte historique du manga, et d'incipit permettant de resituer chaque histoire dans l'oeuvre de l'autrice. C'est tout à fait bienvenue au vu de la place de celle-ci dans ce média avec tout ce qu'elle a fait, inventé, inspiré.

Les histoires de ce premier tome, elles, sont tout à fait représentatives de son oeuvre. Il y a d'ailleurs son chef d'oeuvre Nous sommes 11 qui occupe le coeur de ce volume et rien que pour lui, cette lecture est un coup de coeur. Les autres semblent plus modestes. Le premier cependant, Rêve ivre, hommage à l'un de nos poètes, rappelle sont goût pour le drame et la tragédie. Le dernier, lui, Le petit flutiste de la forêt blanche, en plus de rappeler des opéras d'autrefois est une sorte d'annonce de ce que sera son grand succès : Le clan de Poe. Ce sont donc des histoires historiquement fort intéressantes rien que pour cela.

Mais sincèrement côté plaisir de lecture, c'est Nous sommes 11 - Premier volet, qui emporte tout. J'y ai adoré voir des références aux anciens auteurs de SF que j'adore comme Asimov ou Le Guin. J'ai adoré ce côté Sa majesté des mouches + Agatha Christie. C'est ultra rythme, drôle et émouvant, surprenant parfois avec de belles punchlines et des personnages qui envoient du bois. Il y a une superbe créativité narrative visuelle. Et c'est rempli de thèmes de SF que j'affectionne comme celles sur le genre, les huis clos spatiaux, les académies spatiales, les objets stellaires non identifiés et j'en passe. Après, c'est très marqué années 70 et peut-être que le lecteur actuel sera moins friand et trouvera cela banal, mais remis en contexte, wow !

De ce fait, les autres textes m'ont semblé plus fade, en particulier sa suite : Est et Ouest, un horizon lointain, où j'ai eu l'impression que l'autrice se perdait à faire de prolonger et improviser la suite de son histoire. Exit le space opera si addictif et vertigineux de l'histoire originelle, place à un classique planet opera avec homme politique en déroute, en recherche de solution face à un rébellion. C'était long. C'était verbeux. C'était décousu. Je retiens surtout la belle ambiance sombre et dramatique qui s'intensifie au fur et à mesure, ainsi, qu'à nouveau les superbes compositions de l'autrice, mais ça ne m'a pas plu plus que ça...

J'ai été plus sensible aux côtés oniriques et poétiques de la première et dernière histoire. Le Rêve Ivre m'a rappelé Ouke no Monshou, une vieillerie commencé 4 ans plus tôt mettant en scène l'Egypte ancienne. Il y a le même goût pour le drame antique. Le petit flutiste de la forêt blanche, lui, a un trait plus ancien, plus rond, moins aventureux mais avec une belle ambiance à la Rackam, cet illustrateur de l'étrange Lewis Carroll dont il sait si bien rendre les ambiances singulières, ce qui est le cas ici, avec cette rencontre étrange. Alors même si les histoires ne m'ont pas autant emportée, les ambiances elles, vendent du rêve.

Pas forcément l'ouvrage dans son ensemble le plus indispensable de l'autrice, il contient cependant l'une de ses histoires phares, qui peut importe la décennie mérite d'être lue par sa vivacité narrative et sa beauté graphique : Nous sommes Onze, un modèle du huis clos en hyperespace ! Alors si vous voulez découvrir l'autrice à l'aide d'un de ces chefs d'oeuvre, foncez, en plus vous aurez ici un bel échantillon de son travail dans le rayon de l'imaginaire. Il est juste à souhaiter que Star Red ou Marginal qui sont régulièrement cités soient aussi édités <3

Avis complet : https://www.sanctuary.fr/avis/147741/
Profile Image for Sunread26.
1,397 reviews2 followers
November 16, 2024
Chronique complète :
https://sunread26.wordpress.com/2024/...

Extrait :
Petite anthologie de Moto Hagio, d’une série comportant actuellement deux ouvrages. Je peux le dire, avec ma découverte du Clan des Poe, je suis devenue fan de l’autrice. Même si je n’ai pas tout compris car l’ordre des chapitres ne correspondaient pas au temps, une manière volontaire de perdre le lecteur. Cette anthologie comporte quatre récits courts de l’autrice, dont deux qui sont liés. Des histoires originales où l’on retrouve souvent les mêmes questionnements et mises en avant.

Très clairement, la première histoire n’est pas celle qui m’a le plus marquée, le scénario est assez simple à l’heure d’aujourd’hui (il l’était sans doute moins lors de sa sortie originale). Malgré tout, il reste onirique et enivrant, ses personnages coincés dans une sorte de boucle, revivant des vies différentes, avec toujours la même finalité, la mort de l’autre, de l’être aimé. Ils pensent que quelqu’un cherche à casser ce cercle, mais l’histoire n’indique pas s’ils finiront par y parvenir, espérons-le ! J’aime beaucoup le travail sur les couleurs lors de cette intrigue, dans des tons très légers. Celles-ci concernent surtout les personnages principaux, leur histoire est tragique et aussi longue que chacune de leurs rencontres semblent brèves. À croire que le déclencheur de la tragédie c’est justement leur rencontre et que celle-ci est inévitable. La dernière histoire ne parle pas d’amour, mais d’amitié, là encore l’histoire est tragique mais aussi belle à la fois pour le coup. Une jeune fille emménage dans une nouvelle maison à l’orée de la forêt. Un peu comme Alice (au pays des merveilles), elle finit par s’aventurer dans la forêt où elle rencontre son ami. Son histoire est tragique, mais grâce à sa nouvelle amie, sa fin elle, sera positive et belle heureusement. Cette histoire suit sans doute l’idée que lorsqu’on est enfant, on est plus enclin au « surnaturel », comme l’indique pas mal de théories. Cette sensibilité réduisant avec l’âge pour la majorité de la population. Chacun est libre de croire ou non au surnaturel, quel qu’il soit. Notre vécu personnel pouvant nous faire pencher d’un côté ou de l’autre.

Les deux histoires restantes sont liées et se trouvent donc entre les deux autres dans le tome. Elles nous placent dans un univers de science-fiction où les personnages souhaitent rejoindre un groupe de surveillance intergalactique. Le contexte de l’intrigue est très bien expliqué au début, ce qui permet de mieux cerner la situation, même si on ne connait pas toutes les planètes évoquées. La seconde histoire est tout bonnement la suite de la première et met en scène un nouveau conflit. Dans la première, le conflit est dans un lieu clos, un vaisseau servant d’examen final pour le groupe. Le groupe devait ne comporter que dix membres et se retrouve au final avec onze membre, il y a donc un intrus dans le lot… Cette initiative avait pour unique but de les dérouter et de leur faire peur, c’était tellement prévisible que j’ai trouvé les personnages bien naïfs. Toutefois, une fois cette partie oubliée, je suis devenue très intéressée, presque subjuguée, par les scènes qui s’enchaînent. Pas mal d’idées fusent, notamment sur les différences de chaque planète et de ses habitants. L’histoire du vaisseau est également intéressante, bref, il y a tellement de choses que l’histoire ne pouvait tout bonnement ne pas s’arrêter là ! La suite offre également son lot de drames et de conflits, mais encore une fois, je peux dire que les choses finissent plutôt bien pour la majorité des personnages. Je comprends pourquoi Tomoko Yamada évoque cette histoire dans la préface, elle est sublime, splendide (à prononcer avec l’accent de Jim Carrey dans The mask).

[...]
Profile Image for Zaz.
1,936 reviews60 followers
February 7, 2024
Ce recueil contient 4 histoires (2 courtes, 1 longue et sa suite), une est plutôt axée paranormal, les autres sont globalement de la SF dans l'espace. Toutes les histoires étaient agréables à lire, elles étaient bien rythmées et abordaient des thématiques intéressantes. Celle qui se démarque le plus est "Nous sommes onze" avec son aura de mystère et de danger, mais la suite était aussi sympa avec ses intrigues politiques. Le tout a été publié dans les années 70-80, donc ça date, mais je n'ai pas trouvé ça génant (et puis c'est toujours marrant de voir de la SF futuriste cohabiter avec des cassettes audio ou des téléphones fixes à fils). J'aime bien le style graphique de l'époque (Candy et cie) et la mangaka a des planches parfois bien travaillées donc c'était agréable à regarder. Il y avait quelques thématiques autour du genre et des espèces extra-terrestres, c'est toujours bienvenu dans de la SF, et les personnages étaient sympathiques.
Profile Image for treadawilla.
42 reviews1 follower
March 5, 2024
DNF

Etant donné que l'ouvrage est 90% constitué d'une seule histoire (mdr) et qu'après avoir lu le premier quart je m'emmerdais plus qu'autre chose... j'ai abandonné. La première histoire était bien cependant.
Displaying 1 - 5 of 5 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.