Dans les huit nouvelles de son recueil « À nos vies imparfaites », Véronique Ovaldé nous présente avec fantaisie, humour et empathie une bonne douzaine de personnages tout aussi imparfaits les uns que les autres, mais aussi tout aussi sympathiques ou intéressants. L’auteure nous réserve dans chaque nouvelle (après la première bien sûr) la surprise de retrouver un personnage secondaire d’une nouvelle précédente. J’ai adoré cet enchaînement des nouvelles, le style décalé et rieur de l’auteure, ses superbes chutes de nouvelles et tous les coucous et clins d’œil de la narratrice.
Citations :
D’ailleurs, elle aimait bien avoir ses règles. Elle avait l’impression de fabriquer une petite maison chaque mois et de la laisser doucement s’écouler de son corps, comme un château de sable sanglant.
La mère de Lili avait une vague ascendance allemande. Elle était grande et blonde et fort bien découplée (oh ces termes délicieux qui s’appliquent aux femmes et aux juments), alors que la mère de Jo était petite, sèche et brune comme un pruneau.