Qu’est-ce qui rassemble cette constellation de personnages qui vont, viennent et se répondent dans ces huit histoires de vies imparfaites ? Une manière de naviguer, sans doute, et de se débrouiller dans l’existence, ce long fleuve parfaitement intranquile. Des vies compliquées parfois par la malchance, celle qui semble poursuivre Auguste ; par le travail, celui qu’Éva a accepté pour mieux s’occuper de son adolescente ingrate ; par la peur, celle de Rachel quand elle découvre un cambrioleur dans son salon ; ou encore par le silence, celui soudain et obstiné de Lili qui avait promis de rester votre amie. Pour ne pas couler, il est préférable d’avoir de l’humour, de parvenir à composer ou à patienter, ou au contraire de savoir trouver au plus vite la sortie.
Véronique Ovaldé donne vie à ses personnages et nous livre une lecture pleine d’humour et d’esprit de ses nouvelles !
Véronique Ovaldé est une écrivaine à l’imaginaire particulièrement vif.
Le Sommeil des poissons (Le Seuil, 2000), Toutes choses scintillant (Éditions de l'Ampoule, 2002), Les Hommes en général me plaisent beaucoup (Actes Sud, 2003), Déloger l'animal (Actes Sud, 2005), Et mon cœur transparent (Éditions de l'Olivier, 2008): cinq romans ont suffi à imposer son univers singulier, en France mais aussi à l’étranger (nombreuses traductions). Elle a reçu la Bourse Goncourt du livre jeunesse avec l'illustratrice Joëlle Jolivet pour leur album, La Très Petite Zébuline (Actes Sud Junior, 2006).
Elle participe régulièrement à des performances avec des artistes : production de multiples avec Françoise Quardon, performances avec Hervé Trioreau (Lieu Unique, Nantes, 2005), Louis Vermot (Correspondances de Manosque, 2005), lectures (festival d’Avignon, jardin des Doms, 2006).
Elle est née en 1972 au Perreux-sur-Marne, travaille dans l'édition et vit à Paris avec ses deux enfants.
Heel erg genoten van deze novellenbundel. Het grote underdoggehalte van de personages maakt hen sympathiek, aantrekkelijk en uiteindelijk "super". Goed idee ook om personages in meerdere verhalen te laten terugkeren, zo lees je een boek en geen losse teksten.
Pas mal et les personnages sont intéressants mais l’ensemble manque de cohérence. On découvre les liens entre personnages au travers des différentes nouvelles mais il n’y a pas de réelle surprise ou d’inattendu. Du coup c’est une petite collection d’histoires courtes, parfois sans enjeu réel. Par ailleurs ces nouvelles n’ont, à mon sens, pas vraiment de chute. Pourtant quans je lis une nouvelle je m’attends à une fin un peu recherchée, c’est censé être un point fort dans la narration d’une nouvelle que je ne retrouve pas ici. Donc sympathique à lire (et plutôt facile et rapide) mais sans plus.
À partir de huit nouvelles, Véronique Olvadé construit le roman de nos vies ordinaires. Chacun à ses figurants dans sa vie de tous les jours. Des êtres qui nous entourent et quelquefois ne nous touchent pas. Un jour, un de nos figurants entre dans notre lumière, sans savoir pourquoi, sans en pressentir le moment et sans surtout en comprendre l’alchimie qui est à l’œuvre. Tragique ou drôle, cette incursion transforme le cours d’une vie. Ce sont ces figurants que choisit Véronique Olvade de nous faire connaître.
À côté d’Auguste Baraka, qui n’en a aucune, apparaît Eva avec son rayonnement de la réussite. Celle-ci a une fille Marguerite qui se fait appeler Bob pour illustrer la nouvelle Le chemin jusqu’à soi. Après, il s’agit d’une voisine qui aurait pu croiser sa propre mort le jour des funérailles de son conjoint. Et puis au milieu de ses nouvelles, Véronique Olvadé soliloque avec son lecteur, lui demandant directement sa participation même s’il semble qu’il lui soit impossible d’en tenir compte !
Pourtant la lectrice que je suis s’est entichée de Lazlo, du moins de la façon qu’à Véronique Olvadé de raconter cet escroc et son méfait. Ainsi de suite !
Ainsi, ses nouvelles forment presque un roman, en tout cas, une ode à Nos vies imparfaites que nous aimons tant et que la littérature, notamment celle de Véronique Olvadé, sait tellement bien nous raconter ! Chronique illustrée https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Je lis très rarement des nouvelles, mais ce recueil a été si bien louangé par Claudia Larochelle (et mention honorable, il a gagné le Goncourt de la nouvelle cette année), que je me suis laissée convaincre de l’ajouter à ma pal.
Ce fut somme toute bien agréable comme lecture. Le point fort est sans aucun doute le fait que chaque nouvelle connecte avec la précédente. Et la finale boucle la boucle. Bref, j’ai le sentiment d’un tout bien joué, accompli, fignolé.
Ce livre m’a vraiment fait réfléchir sur comment notre « standard de vie » qu’on s’est établi en tant que société est étrange. J’ai aimé qu’il se lise vite mais je ne me suis aucunement attachée aux personnages.
Pas mal du tout ! Je découvre la plume de Véronique Ovaldé avec ce roman, et je suis agréablement surprise : c’était léger, c’était juste, c’était touchant. C’était surtout très inspirant, et très positif !
Dans les huit nouvelles de son recueil « À nos vies imparfaites », Véronique Ovaldé nous présente avec fantaisie, humour et empathie une bonne douzaine de personnages tout aussi imparfaits les uns que les autres, mais aussi tout aussi sympathiques ou intéressants. L’auteure nous réserve dans chaque nouvelle (après la première bien sûr) la surprise de retrouver un personnage secondaire d’une nouvelle précédente. J’ai adoré cet enchaînement des nouvelles, le style décalé et rieur de l’auteure, ses superbes chutes de nouvelles et tous les coucous et clins d’œil de la narratrice.
Citations : D’ailleurs, elle aimait bien avoir ses règles. Elle avait l’impression de fabriquer une petite maison chaque mois et de la laisser doucement s’écouler de son corps, comme un château de sable sanglant. La mère de Lili avait une vague ascendance allemande. Elle était grande et blonde et fort bien découplée (oh ces termes délicieux qui s’appliquent aux femmes et aux juments), alors que la mère de Jo était petite, sèche et brune comme un pruneau.
Je ne suis pas une grande adepte des nouvelles car je préfère me plonger plus longuement que sur quelques pages dans des histoires ou personnages. Ce qui m’a plu ici, outre le fait de retrouver la plume de Véronique Ovaldé toujours fluide, c’est que ces nouvelles se lient les unes aux autres par un personnage et cela crée une unité (chaque personnage principal d’une nouvelle devient le personnage secondaire d’une autre). Tout cela sur le thème de l’existence, ses aléas, le quotidien… comment se débrouiller dans une vie forcément imparfaite. Se lit d’une traite, sensible et mélancolique.