Si à l'occasion d'un séjour à Amsterdam, entre balades aux abords des canaux et une excursion à travers le Red Light District, j'avais fait des pieds et des mains pour visiter le Musée de l'un des peintres que j'apprécie le plus, le peintre néerlandais Vincent van Gogh, Je ne pouvais évidemment pas passer à côté de ce roman d'Éric Mercier, auteur que je découvre, qui mêle enquête policière et la disparition d'un tableau peint par celui à qui l'on doit, entre autres, « Les Tournesols ».
Ce roman policier sur fond historique est semblable à une peinture : au fur et à mesure qu'on s'y attarde et que l'on cherche à deviner ce que l'artiste-narrateur a voulu nous transmettre, on visualise alors des détails qui rendent l'oeuvre-intrigue particulièrement intéressante, soulevant d'innombrables questions sur le ou les coupables.
Le récit se développe autour de deux enquêtes complémentaires. La première menée par le Commandant Frédéric Vicaux et son équipe nous est contée à la première personne, ce qui rend l'enquête plus vivante. Comme si l'on assistait en temps réel à la naissance d'un tableau, on observe Frédéric alors qu'il enquête sur la mort d'un sexagénaire à qui on a tranché l'oreille gauche et qui, à ce que tout indique, possédait un tableau inconnu peint à quatre mains, à savoir par Vincent van Gogh, bien sûr, et son ami Paul Gauguin, tableau qui s'est volatilisé. La deuxième est menée par la compagne de Frédéric, associée dans un cabinet d'art berlinois, qui va se démener pour retracer le parcours dudit tableau au fil des années jusqu'à ce qu'il tombe dans les mains de Maxime Courtois, chef d'entreprise avare en qualités, qui, vraisemblablement, n'avait aucune passion pour la peinture ni l'art en général.
En deux-trois coups de pinceaux, l'auteur nous livre une enquête riche en rebondissements, en peignant le portrait de personnages profondément humains et en y apportant de la profondeur, notamment à travers l'histoire du peintre et de ses oeuvres. Dans les plans intermédiaires on découvre par ailleurs la vie personnelle de Frédéric, ce qui nous le rend encore plus sympathique.
Bref, si vous aimez les romans policiers et la peinture, je vous invite à découvrir ce livre à l'écriture fluide et sans circonlocutions qui, malgré le côté didactique et culturel, ne fait à aucun moment étalage d'érudition. Sachez, toutefois, que l'auteur a déjà publié trois autres romans dans le même courant artistique : « Dans la peau de Buffet », « Fauves » et « Panique à Drouot », où l'on découvre et retrouve le personnage de Frédéric Vicaux.
Muito bom estilo desse escritor que nao conhecia. Belo polar, um pouco lento no inicio, mas intrigante. Muito bem comentado e investigado do ponto de vista artistico.