Le 10 mars 1971, sur le plateau de la célèbre émission radiophonique Allô Ménie, on aborde pour la toute première fois en France ce "sujet brûlant d'actualité" qu'est "l'homosexualité, ce douloureux problème". Claudia, l'assistante de Ménie Grégoire, fait circuler le micro dans une Salle Pleyel électrisée par le débat. Soudain, ça dérape... "Ne parlez plus de votre souffrance !", "Liberté ! Liberté !". Des homosexuel·les envahissent le plateau et appellent à rejoindre leur mouvement. Derrière le chant des larsens, leurs slogans sonnent aux oreilles de Claudia comme un appel irrésistible. Elle se retrouve bousculée par des événements qui la dépassent et la déplacent. Emportée dans un tourbillon de liberté et d'émancipation, elle part à la découverte de ses désirs, de son pouvoir d'action, de la nécessité de lutter. C'est l'histoire du FHAR, le Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire, et d'une tentative de destruction du modèle dominant. Mais c'est aussi l'histoire des amours, des amitiés de corps en lutte. Une histoire de pots de yaourt écrasés et de petit·es poulett·es frétillant·es...
Dans cette fiction documentée, Fléau social tente de traduire l'étincelle du FHAR, mouvement historique où enfin se mêlent intime et politique.
une pièce de théâtre écrite à partir d'archives qui raconte le FHAR et ses premières actions, a commencé par l'interruption de l'émission de Ménie Grégoire sur "l'homosexualité ce douloureux problème".
C'est vraiment très chouette et ça donne envie de voir le spectacle, ça nous plonge dans les années 70 et son gauchisme enflammé, ça nous ré-ancre dans une partie de l'histoire de nos mouvements, même si on commence à avoir pas mal ré-entendu parler du FHAR.
Quelques lourdeurs parfois dues au côté un peu trop "didactique" : certains dialogues sonnent un peu faux parce qu'on sent trop qu'on essaie de nous expliquer un truc et pas de nous raconter une histoire.
Un récit qui tente d’approcher les problématiques queer, et féminines voire féministes, mais qui reste en surface (VIH, avortement, AG…) tout en étant teinté d’une hyper sexualité queer. Dommage de réduire à cela le combat queer… Néanmoins, beau développement du personnage de combat. On ressent également la sororité qui lie les personnages.
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