« Un militantisme politique fondé sur l’autonomie noire se doit de reconnaître simultanément l’égalité et la différence. Autrement dit, dès lors que la politique place en son centre la lutte contre la déshumanisation noire et formule clairement son analyse de la société, la ligne de fracture essentielle n’est plus tracée entre les Noirs et les autres, mais entre ceux qui partagent cette analyse et ceux qui s’y opposent. » p.115
Plusieurs parties de ce manifeste sont totalement pertinentes. J'ai apprécié l'idée d'une autonomie noire et autogérée.
En revanche, gros désaccord sur la partie où il critique la réflexion de bell hooks. Il laisse penser que le fait qu'elle théorise un féminisme noir de lutte de classe détourne le combat radical noir. Parler libéralisme alors qu'elle détruit littéralement le féminisme bourgeois blanc cest stop. Le patriarcat est raciste donc le féminisme décoloniale est tout aussi important dans les luttes et que les luttes panafricaines et radicales noires.
Après avoir écouté de nombreuses interviews de Norman Ajari, j'étais très enthousiaste à l'idée de le lire. Ce Manifeste, au delà de m'avoir fait découvrir de nombreux concepts (comme la "noirceur"), ne me laisse pas indifférente ; il fourmille d'idées, de pistes réflexives, et interroge aussi mon rapport aux études féministes et au féminisme noir. J'ai parfois eu du mal "à suivre" certains raisonnements, mais je pense que ce livre offre une belle initiation pour penser le panafricanisme révolutionnaire communiste de demain.
Un manifeste en faveur du panafricanisme, aussi un guide pour comprendre le racisme anti-noir actuel et une synthèse sur les mouvements noirs depuis le XIXe. Très accessible ! En revanche, c’est peut être moi qui ai mal compris l’ouvrage mais le titre est très réducteur. Car à mon sens l’auteur ne s’arrête pas du tout à la question décoloniale…
Aborde des questions et sujets de société et de combats antiracisme etc. C’est vraiment un bon livre quand on ne s’y connaît pas vraiment sur les questions raciales et il y a énormément de références dans ce livre.