French writer Martin Page is the author of the bestselling novel, How I Became Stupid, which won the Euroregional schools’ literature prize, an award given by Belgian, Dutch and German students. His novels have been translated in a dozen languages. He also writes for children (I am an earthquake, Conversation with a chocolate cake…). He is a recipient of the Akademie Schloss Solitude Fellowship. He lives in Paris.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de la poésie, alors en voyant ce livre je me suis dit que c’était l’occasion de m’y replonger. Le thème est un sujet qui m’intéresse beaucoup j’ai donc été ravis de reprendre la poésie avec cela. Je trouvais que sa position sur le sujet était vraiment pertinente, iel abordait la non-binarité de manière très douce et accessible, il était facile de s’identifier à ces textes. Les poèmes s’enchainaient de manière fluide et leur composition s’agençait bien l’un avec l’autre. J’ai beaucoup aimé lorsque iel abordait le fait de s’accepter dans la non-binarité, dans une société très binaire en tant que personne dans la quarantaine, essayer de briser le moule dans lequel la société nous force à rentrer alors qu’on a atteint un âge où les préjugés font encore plus rage.
Par contre, j’ai quelque peu trouvé qu’il y avait certaine répétition entre plusieurs de ces poèmes ce qui ajoutait une lourdeur non voulue à l’ouvrage. Certains textes revenaient un peu au même et donc ça m’a quelque peu fait décrocher de mon rythme. Aussi, j’ai trouvé que l’écriture, bien que très illustré était parfois un peu simple pour de la poésie. J’aime bien lorsque ma poésie va user d’un vocabulaire plus soutenu ou de figure de style bien employé. Cependant, malgré un vocabulaire quelque peu plus simple, les mots était toujours bien choisi et permettait un message clair et émotif.
C’était un récit poétique très accessible autant pour les lecteurs plus débutants. Il était très facile de comprendre le sens de chaque texte et d’en apprécier leur message. Je recommande ce court récit, j’ai trouvé que c’était très plaisant à lire.
3,5/5. J'avoue ne pas avoir trop su comment noter ce recueil de poésie car si la plume poétique ici n'est pas ma tasse de thé, le propos du texte est d'une grande importance. Et je crois que là spécifiquement, le propos prend le dessus. Je pense que c'est un livre crucial dans le catalogue éditorial francophone. Bonus points pour la discussion sur les personnes précaires et sur l'éloignement des grandes villes qui ont tendance à être oubliées dans les conversations d'inclusion et de diversité.
Waw! Quelle belle lecture! J'ai commencé ce recueil muni de mon petit bloc d'autocollants fluorescents pour identifier facilement les poèmes qui me marqueraient le plus. Dès le début, j'ai vite senti que ma réserve de post-it ne serait pas suffisante. Au final, j'ai gardé ce bel objet qu'est ce livre dans son état premier, sans artifice, pensant que chacun des poèmes méritait d'être relu lorsque je viendrais à l'ouvrir, comme si c'était la première fois. Quelle satisfaction apaisante de voir la binarité de notre société questionnée poétiquement! Les poèmes concernant la non-binarité nous montrent plus que jamais combien le genre en tant que construction sociale et système de catégorisation binaire est destructeur pour l'exploration et l'expression de soi, et le bonheur qui devrait découler de la liberté. Les autres, évoquant le rapport au corps, la confiance en soi, ou encore le capitalisme, sont tout autant captivants. Merci, Martin Page, pour ce moment de douceur que vous nous accordez en nous permettant la lecture de ces textes.
De la proésie militante qui questionne le genre et la binarité dans laquelle on vit. L'auteur, lui même non binaire, arrive avec simplicité et franchise à transmettre des émotions et ses émotions qu'elles soient micros ou macros.
Lu d'une traite, d'un souffle, on a envie d'entendre ces mots.