Hemlock évoque les destinées tragiques d’une Italienne de la post-Renaissance – Beatrice Cenci –, d’une Française du Grand Siècle – la marquise de Brinvilliers – et d’une Anglaise de l’époque edwardienne en Inde – Mrs Fulham –, entraînées dans le vortex du crime par l’enchaînement des circonstances, leur faiblesse et leur passion.
Au-delà des contingences chronologiques, des visions récurrentes, des lieux, des objets, des leitmotive les relient entre elles. Comme aussi à Hemlock, une femme de notre temps, étrangère à leurs crimes mais déchirée entre les espérances et les craintes d’une situation extrême dont la présence, véritable fil d’Ariane, domine tout le livre.
Dans ce texte tumultueux rigoureusement articulé autour des angoisses de Hemlock, rien n’est aléatoire et l’apparent arbitraire obéit à des lois aussi inéluctables qu’insolites. Quant aux trois meurtrières, le cheminement de leurs histoires illustre les mots de Shakespeare, que l’auteur place en exergue de son ouvrage : « Seigneur ! Nous savons ce que nous sommes, mais ne savons pas ce que nous pouvons être. » Une fresque grandiose au charme vénéneux.
Gabrielle Wittkop (née Menardeau) (1920-2002) was a French writer. She was born in Nantes. She married Justus Wittkop, a Nazi deserter, in Paris and moved with him to Germany in 1946 after the end of the Second World War.
Her first book, on the German writer E.T.A. Hoffmann was published in German in 1966. Her first novel Le Necrophile (The Necrophiliac, 1972) was published in 1972 by Régine Desforges. She wrote several highly regarded novels and travelogues. She also contributed to the art pages of the Frankfurter Allgemeine Zeitung.
After her partner committed suicide, she wrote an account of it in Hemlock (1988). She herself committed suicide in 2002, after she was diagnosed with lung cancer. Although popular in France and Germany, Wittkop's works are not widely available in English. The Necrophiliac was translated in a Canadian edition by Don Bapst in 2011.
Béatrice Cenci, Marie Madeleine de Brinvillier, Augusta Fulham; trois femmes, trois vies séparées par des époques différentes et pourtant si proches dans une ressemblance par laquelle l'Histoire les rendra célèbres. Gabrielle Wittkop a une plume magnifique. Un peu à la façon d'une styliste de haute couture, elle brode dans les faits historiques des archives, de la fiction fine qui nous raconte l'intime et l'individuel, ces morceaux de vie dont ont découlés les crimes de ces femmes. (A suivre)
Enthousiasmée à l'idée qu'encore un roman inédit de cette autrice sortait sur le marché du livre, j'en attendais beaucoup de cette lecture.Au final, une grande déception. Autant j'aime beaucoup le style et les autres œuvres de Gabrielle Wittkop, autant ce livre m'a ennuyée par ses longueurs et son style tortueux et surchargé. GW excelle dans les nouvelles et les courts récits où l'on prend plaisir à savourer sa plume baroque. Du plaisir qui doit être pris à petites doses, pas dans un grand roman comme celui-ci.