L’étau se resserre autour d’Ael, jeté malgré lui sur les terres corrompues de Cairne.
Face au Haut-Serf qui entend le dresser comme un chien, il se découvre de curieux alliés de circonstance : une esclave au don étrange, un espion qu’une terrible vengeance aveugle, une Charmeuse dont les desseins échappent à tous. Car porteur de Ruine ou non, le destin le pousse sur les traces de Sith Duana, escorté de ses amis comme de ses ennemis.
Peut-être le passé est-il toujours appelé à se répéter...
Je ne comprends pas que ce prequel ne soit pas aussi connu que Le porteur de mort.
J’ai découvert Angel Arekin avec LPDM et il était donc impossible que je ne lise pas Ruine. Conclusion : c’est un grand oui pour moi.
Alors oui, il y a quelques petits défauts/regrets mais en somme, c’est un très bon prequel. J’aurais aimé avoir plus de points de vue féminins, notamment celui de Maelenn, pourtant si importante mais abordée seulement via à travers les yeux d’Ewen. J’aurais aussi aimé que les personnages féminins se développent autrement que par le biais des personnages masculins (Eanore, Pwill…). Que Morguenne ait plus d’importance aussi, ou au moins qu’on la découvre autrement qu’à travers ses formes « voluptueuses » et « généreuses »…
Et surtout, j’aurais aimé qu’il y ait un livre de plus. Je ne sais pas si c’est parce que l’éditeur a refusé ou simplement qu’Arekin ne voulait pas faire aussi gros que LPDM mais cette saga méritait au moins un troisième livre. Rien que pour développer les personnages secondaires, pour donner plus de réponses par rapport à Fael, à Ruine et ses capacités, aux Charmeurs et leur Gardien… bref, ce sont de petites frustrations qui me font enlever un point à ce tome.
En revanche, et c’est l’avantage de faire aussi court : pas de temps mort possible, tout s’enchaîne, les évènements se succèdent et le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. On retrouve la plume d’Arekin, que j’apprécie particulièrement, ses personnages si complexes, les liens et les références au Porteur de mort… il y en a pour tout le monde. Si le premier tome nous en disait peu sur le système magique, le deuxième n’est pas en manque. J’ai adoré retrouver tout cet univers un peu malsain et fascinant avec lequel Arekin sait si bien jouer. Et que dire du vaillant Aodren, du torturé Ewen, et de la douce Eanore… Je pense qu’Arekin est l’une des seules autrices à réussir à créer autant de connexions entre ses personnages (ce qui me rappelle, d’une certaine manière, Wajdi Mouawad iykyk). Elle n’a pas peur de nous emmener la où on ne s’y attend pas, de choquer le lecteur et de nous faire pleurer (beaucoup).
Encore une fois, Arekin a frappé fort pour moi. Je ne peux que recommander ce livre.
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Quel plaisir de retrouver la plume de l'auteure dans ce nouvel opus.
L'univers est juste incroyable. C'est une plus valu à l'univers original du porteur de mort (dont je conseille la lecture en 1er), qui nous fait découvrir d'autres lieux, d'autres mœurs, d'autres histoires.
Et cet univers riche et complexe va me manquer. L'auteure joue avec nous du début à la fin et met à mal notre sens moral. Les personnages sont intriguant et travaillé, ni noir ni blanc, et leurs sens moral est mis à rude épreuve.
La lecture de cette duologie faut une belle aventure et j’en garde un excellent souvenir !