Si Lizzie Carter entend encore une fois Jingle Bells, elle risque de massacrer quelqu’un. Alors qu’elle travaille dans une chaîne de café depuis… beaucoup trop longtemps à son goût, elle exècre les fêtes de fin d’année. Sorcière issue d’un clan millénaire, la jeune femme rêve d’ouvrir son propre établissement, mais a peur de sauter le pas, doutant de ses capacités.
Un jour, Lizzie est contrainte d’utiliser ses pouvoirs pour sauver la vie de Victoria, l’une de ses clientes. L’humaine n’en croit pas ses yeux. Une seule solution s’impose alors pour effacer la mémoire de Vi : la potion d’oubli. Malheureusement, un problème de taille persiste. L’unique moyen de se procurer l’élixir tant convoité est de se rendre à Cambridge, au sein du clan que la sorcière a préféré quitter il y a des années.
À l’approche de Yule, fête du solstice d’hiver, Lizzie est donc contrainte de retrouver sa famille. Mais comment expliquer la présence de la pétillante et lumineuse Vi à ses côtés ?
C'est toujours difficile de savoir si un livre nous déplaît parce qu'on n'est pas le public cible ou parce qu'il est mal écrit. J'ai eu beaucoup de mal à apprécier Lizzie, qui raconte toute l'histoire. Une métalleuse ronchon et pessimiste qui pense que seul le métal est de la vraie musique, assez méprisante et condescendante envers les autres styles musicaux ou les autres centres d'intérêt (promis Lizzie, des millenials obsédées par Disney alors qu'elles sont adultes, c'est très courant et pas du tout une preuve de maladie mentale!), on aurait dit moi à 16 ans, sauf que Lizzie en 31. Certaines réflexions qu'elle fait au sujet de Vi sont borderline misogynes ("Elle pouvait être assez étourdie parfois, sûrement en train de rêvasser à des choses roses et pailletées" il ne manque plus que "cette greluche" pour finir la phrase...) ou juste infantilisantes, comme lorsque Lizzie entreprend de "faire sa culture" en lui faisant regarder Sacré Graal (fun fact: un ex, métalleux lui aussi, avait voulu faire la même chose avec moi) ou apprendre par coeur les membres de Slipknot (très important, ça!!). Par ailleurs, je trouvais que quelques détails étaient un peu incohérents, comme si l'autrice disait une chose, et puis oubliait quelques pages plus tard qu'elle l'avait écrite ainsi et changeait d'avis.
La deuxième moitié du livre (ou disons, quand on passe 60%) devient un peu mieux, car les sentiments que Lizzie développe pour Vi la rendent un peu plus positive et optimiste, et il se passe des choses intéressantes à Cambridge. De plus, Vi étant en fauteuil roulant, il y a vraiment beaucoup de réflexions tournées vers l'accessibilité (et le manque d'accessiblité) et ça c'est plutôt chouette. Malgré tout, cette histoire n'était vraiment pas pour moi.
Malgré le style d'écriture un peu lourd et qui manque de naturel, je pense que ce genre de bouquin est un peu un morceau de notre histoire. On y retrouve des personnages caricaturalement "divers" des toutes les orientations possibles, au point qu'il est parfois agaçant de plus se concentrer sur les problématiques politiques que sur le déroulé de l'histoire. Il reste que ce genre de récit à son importance, en donnant la représentation nécessaire à tout plein de communautés, avec un discours tout à fait sympathique sur le handicap. Peut être qu'une histoire plus longue aurait permi de donner moins l'impression de lire une section commentaire tiktok ?
J'ai quand meme adoré, et lâché ma petite larme dans certains moments un peu trop bien écrits; hâte de voir ce que cette écrivaine nous réserve pour la suite ^^
Une lecture que j'ai appréciée ! Malheureusement, j'ai eu du mal a accrocher au personnage de Lizzie et j'aurais aimé avoir le point de vue de Vu, je trouve que ça aurait été intéressant et ça aurait permis d'approfondir le sujet du handicap et l'accessibilité des différents lieux.
La partie dans le clan est vraiment ce qui m'a le plus plu, de découvrir tout simplement leur façon de vivre et différents personnages intéressants et attachants.
Une bonne lecture en somme, que je recommande pour Noël 😊