À quinze ans, William S. Messier, dit Will Bill, apprend que, durant les dix dernières années, à cause d’une blessure qu’il croyait guérie, le moindre choc, le moindre faux mouvement auraient pu, sans avertissement, lui sectionner la moelle épinière. Dans ce livre, il raconte toutes les fois où il a failli mourir : un accident de voiture; un après-midi où un chien trop content de le voir l’a étranglé en le traînant par la tuque ; la nuit où, venue du fond de ses entrailles, une douleur inimaginable, la pire qui soit, l’a mené sur la table d’opération. Et d’autres fois, aussi, restées invisibles tant qu’une radiographie de routine ne les révélera pas.
Le résultat, c’est ce récit étrange et tendre qui suit le tracé en zigzag des accidents du corps, qui reconstitue la vie d’un garçon doux et prudent, ayant grandi entouré d’une famille aimante, dans un quartier tout neuf, blanc et pastel, où les arbres ont le même âge que lui. Il idolâtrait MacGyver, Thomas Magnum et Mister Rogers. Il rêvait d’être un héros, mais n’a bravé aucun danger. Aujourd’hui, il porte tout de même sur son histoire, vertigineuse et fragile, délicieusement terrifiante, le regard émerveillé de celui qui mesure sa chance.
Né en 1984, à Cowansville (Montérégie), William S. Messier a grandi dans les Cantons-de-l'Est, où il a effectué différentes jobbines en tant qu'ouvrier agricole, horticulteur et employé de la voirie. Il rédige une thèse de doctorat sur l’oralité en littérature américaine.
4.5 🌟 Je l’ai lu d’un trait. J’avais besoin d’un récit comme ça. Qui coule parfaitement. J’ai adoré le rythme et la structure. Comme si j’étais assise autour d’un feu et qu’un ami qui possède une graaaande maîtrise de l’art de la narration me racontait des moments marquants de sa vie.
Quand on me demande ce que je veux faire de ma vie, qu'est-ce que je ferai de ces années d'université qui défilent, je sais jamais vraiment comment exprimer mon rêve de vie. Je réponds toujours "Écrire" et je patauge pour le reste de ma réponse. Lorsqu'on me reposera la question, je connais à présent ma réponse : je veux écrire un livre comme celui-ci. Un livre dans la simplicité pure, mais qui pourtant transcende. Un livre qui raconte une histoire banale mais rocambolesque à la fois. Je veux écrire un livre doux-amer et plein d'espoir. C'est ça que je veux faire avec mes années d'université qui s'accumulent.
Ce livre commence en s’excusant, car c’est un livre où il ne se passe rien et pourtant j’ai dévoré se livre en une journée. J’ai rapidement été harpé par son rythmé et l’humour qui se cache dans la plume littéraire de l’auteur qui parle avec légèreté de son enfance où il a survécu, sans le savoir, à la mort pendant 10 ans. Un survivant qui ne savait pas qu’il survivait. Il parle de son enfance sur le rythme des accidents, des blessures et des peurs. Le récit qui se déroulait de manière non linéaire et pourtant très organisé et claire coulait dans une atmosphère douce et réconfortante. Malgré la thématique quelque peu sombre, c’était un livre très réconfortant et plutôt joyeux à lire, c’était optimiste et sa manière d’écrire m’a fait sourire. C’était très immersif.
Il décrivait des régions du Québec que je connaissais, bien que je n’y ait jamais vécu et c’était très illustré. On s’immergeait bien dans son enfance, dans sa petite famille et la douceur de sa maison familiale. On ressentait l’amour de ses parents, la complicité avec sa sœur et les taquineries qu’il avait avec ses cousins. On se sentait nous aussi plongé dans son enfance, nous aussi de retour dans les années 90 à Cowansville avec le lac derrière et les jumeaux d’à côté. Bien que ce ne soit pas un livre remplit d’action et de péripétie, c’est par son ambiance et sa plume qu’il ma instantanément charmé.
Par contre, malgré que j’aille vraiment beaucoup aimer sa plume et que j’ai été charmé par sa manière d’écrire, certaine répétition m’ont dérangé durant ma lecture. Comme si durant les 160 pages que faisait se roman j’allais oublier le nom des 4 personnages qu’il y avait et donc que chaque fois qu’il en parlait il devait me rementionner c’était qui. Dès qu’il parlait de sa mère il disait, Lucie ma mère, Véro ma sœur… Oui, je me souviens que Lucie c’est ta mère, tu la mentionner trois phrases plus haut… Je crois que c’était une répétition volontaire, mais ça a créé une certaine lourdeur involontaire à ma lecture qui m’a titillé tout du long, jusqu’à vraiment m’énervé sur la fin. S’il y avait eu d’autre élément de répétition je crois que j’aurais compris le style qu’il voulait donner, mais par le fait même qu’il y avait que cela, ça n’a pas donner le style voulu.
Sinon, C’était une très bonne petite lecture, un autre succès pour le quartanier qui ne se trompe jamais dans leur sélection de livre, j’ai déjà hâte de poursuivre ma quête de lecture complète de leur collection!
Une histoire simple parfaite pour les gens qui connaissent la région de Cowansville puisque remplie de référents. Une lecture fluide et un peu drôle qui se lit très bien rapidement.
Récit court, rythmé où le narrateur nous raconte des pans de son histoire, mais où on rencontre, surtout, une famille aimante tissée serré qui réalise la chance qu'elle a d'être en vie et de s'aimer.
L'auteur nous raconte ce qui lui a valu le surnom de miraculé, alors qu'il apprend à l'âge de quinze ans, qu'un accident survenu une décennie plus tôt, aurait pu lui être fatal à tout moment.
Le Miraculé, c'est aussi le récit d'une famille québécoise de classe moyenne dans les années 80, où l'on décèle que l'amour était la plus grande richesse.
Parce que c'est dans l'ordinaire de tous les jours que se faufile parfois l'extraordinaire.
J'ai eu un peu de misère à embarquer, j'ai préféré la 2e moitié ou du moins c'est là que le récit m'a plus accrochée. Ça se lit très bien, l'auteur a une belle plume légère. C'est comme si un(e) ami(e) nous racontait les moments marquants de sa vie qui mettent un lumiere la fragilité de cette dernière. Un sujet original amené tout en douceur.
Court récit, écriture simple et efficace qui nous fait visiter les lieux ey vivre les expériences vécues par l'auteur et sa famille. On y ressent la chance d'être en vie et d'en profiter.
Bof. Tomé agua y si hubiese tenido mercurio me hubiese muerto. Crucé la calle y si un carro hubiese pasado y me hubiese estrellado me hubiese muerto. Cada día es un día más de vida y el solo hecho de ser nosotros entre miles de espermatozoides es un como dirían milagro. Pero, un libro que habla de cómo me siento afortunado porque siempre podemos morir y no morí me aburre un poco. No soy el lector para este tipo de diatribas casi patéticas de auto complacencia.
Récit. C’est d’abord par les yeux du jeune Will-Bill, que l’auteur se raconte. Sans trop savoir pourquoi, le jeune a tendance à porter un regard calculateur sur ce qui l’entoure. C’est parfois pour évaluer le prix d’une voiture, d’une maison, etc. Comme pour rappeler que le fait de vivre vient avec des dépenses collatérales. Tout au long du récit, il fait référence aux multiples consultations médicales qui ont rythmé différentes époques de sa vie.
Détenteur d’un baccalauréat en Études littéraires, l’auteur raconte comment, dans l’enfance, il a plus d’une fois frôlé la mort. C’est à l’âge de 15 ans qu’il apprend qu’une vertèbre cervicale fracturée aurait pu le tuer lors d’une chute, d’un mouvement brusque, ou tout simplement en pratiquant un sport. Il souligne que des facteurs souvent inconnus de notre état de santé peuvent avoir une incidence déterminante sur la qualité de la vie... et que la vie est plus fragile qu’on le pense. Invitation à vivre pleinement, à développer une pleine conscience du temps qui passe et de ce qu’on veut en tirer.
Citations « Parce qu’on a beau, dans nos jeux, mimer la mort de manière exagérée et dramatique, en imaginer les étapes comme une chorégraphie, elle restera toujours incompréhensible. » p. 31
« On est fascinants, les humains. On parvient à être fonctionnels, à vivre normalement, tout en sachant qu’on va mourir un jour. » p. 32
« Tous les jours, les gens frôlent la mort sans le savoir. Ou bien ils meurent peu à peu, tranquillement, dans l’insouciance la plus totale. Ils meurent de leur petite mort, sans explosion ni violence. » pp. 124-125
L'auteur possède une très grande maîtrise de son style : fluide, concis, juste assez poétique. J'en suis quasiment jaloux. Il lui permet d'écrire un récit qui rend hommage à la fragilité et à la beauté de la vie, mais surtout à la beauté des relations humaines que l'on bâtit sur notre route. C'est puissant et très accessible.
Par hasard, j'ai lu Le Miraculé juste après Comme un long accident de char de Joël Martel. Dans ce récit, Martel raconte une multitude de tableaux où il a côtoyé la mort. Messier, pour sa part, met l'accent sur toutes les fois où lui ou ses proches ont vu la mort de près sans jamais y accéder. L'un après l'autre, ces récits se répondent. C'est fascinant.
J'ai lu Le Miraculé d'un bout à l'autre en quelques heures. Une soirée de lecture tranquille qui s'est vite transformée en un moment d'admiration infinie pour l'intelligence et l'humour de William S. Messier qui manie le running gag à en rendre jaloux les meilleur.e.s humoristes.
Un de mes passages préférés : « Mon père, c'est Thomas Magnum si Thomas Magnum vivait à Cowansville plutôt qu'à Honolulu et conduisait une Renault 5 plutôt qu'une Ferrari 308 GTS. C'est Thomas Magnum si Thomas Magnum buvait de la point cinq et était capable de nommer ses émotions. »
Je l’ai recommandé à tout le monde. À lire tout de suite!!
Très beau message d’amour sur les gens qui entourent « will bill ». Pour ceux et celles qui aiment l’écriture sensible, introvertie et proche de la réminiscence. Un mix entre Patrick Nicol et Alexie Morin. J’aurais seulement pris un peu plus d’unification entre les sections (surtout la dernière). Par contre les petits clins d’oeil avec Price is right apporte cette petite unification, j’en aurais seulement pris plus.
J’avoue avoir pris un petit moment à embarquer dans le récit et j’ai initialement douté de sa pertinence, mais à un certain moment la magie s’est produite!
C’est bien écrit et on plonge assez bien dans les réflexions que nous fait découvrir l’auteur, notamment sur la fragilité de la vie, la fatalité, la résilience, la chance. 🍀
Un récit intéressant et plutôt léger malgré l’importance du thème qu’est la mort.
J'ai souvent eu peur en pensant à la mort. En attente d'une opération, j'espère moi aussi être miraculée et faire partie du 10 % pour lesquels ce n'est pas cancéreux. Ce roman m'a réjoui, car il me donne le sentiment d'évoquer l'ahurissement que l'on ressent la fois où c'est nous. J'ai aimé que ce soit un brin déstructuré. C'est par les craques que la lumière entre. C'est plein d'amour aussi. Et j'aime ça, l'amour.
Novembre 2024. J’ai hésité pour la note. C’est un récit porteur, il n’y a pas de doute. Très lumineux après quand on le digère, quand on constate à quel point c’est une déclaration d’amour à ses proches. Alors, les petits agacements narratifs, les petits détails qui coincent, franchement on les oublie. Et on fait juste se dire: ouin, c’est beau la vie.
« L’héroïsme est latent. C’est une famille riche en amour, c’est la fougue de ma mère, c’est la bienveillance de mon père, ce sont toutes les façons inconscientes qu’on trouve, tous les jours, d’échapper à la mort. » (Messier, William S. Le miraculé, p.142)
Même s'il ne s'y passe pas grand-chose, ça se lit tout seul, c'est léger et beau et bien écrit. On se laisse transporter dans les souvenirs racontés par l'auteur. On a l'impression que c'est un ami qui nous les raconte. C'est réussi 😊
J’adore lire des histoires qui se passent dans des lieux que je connais. J’ai aimé l’écriture, les récits. J’en ai même rêvé pendant la nuit! Très bon.