En Arcanie, la pratique de la magie, réservée à quelques initiés, est très surveillée. Fille du duc de Belmont, Angre rêve d'apprendre à l'exercer tandis que son père a pour projet de la marier. Mais, à la suite d'une tentative d'assassinat qui la laisse défigurée, Angre est répudiée par son fiancé et déshéritée. Elle rejoint alors le domaine d'une mystérieuse marquise aux confins du royaume.
Passionnée de littératures de l'imaginaire depuis l'enfance, féministe incorrigible, Sarah Delysle est originaire de la Loire. Au fil de ses pérégrinations professionnelles et de ses promenades à cheval en forêt de Rambouillet, l'envie d'écrire n'a cessé de trotter dans ses pensées, jusqu'à la publication de son premier roman De Rage et de Feu en 2017. Depuis, elle a signé plusieurs nouvelles et romans à la croisée des genres de l'imaginaire et s'aventure parfois du côté de la comédie romantique.
Ce n'est pas un coup de cœur mais une lecture suffisamment agréable pour renouer avec plaisir avec la fantasy médiéval que j'ai tant chérie. Il est tellement rare de pouvoir lire un roman unique dans ce domaine qu'il faut commencer par souligner ce point. L'héroïne a ce petit quelque chose qui fait qu'elle n'est pas "attachante" à proprement parler mais son côté forte tête, ses choix de vie périlleux et son envie de revendiquer sa liberté dans un monde d'hommes font qu'on s'y accroche malgré tout et qu'on épouse sa quête. L'intrigue a aussi le mérite d'être originale de plusieurs manières ce qui, là aussi, n'est pas toujours une force de la fantasy médiévale.
Une fois n'est pas coutume, voici une histoire de fantasy qui tient en un seul tome et français ! Pas banal. De plus, nous allons avoir un personnage principal qui est une femme déterminée. Nous sommes dans un univers relativement "classique". Ici, les femmes peuvent manipuler la magie. D'un côté les kercides qui sont plutôt des guérisseuses et de l'autre les sorcières qui pratiquent la claire-magie afin d'enchanter les armes des hommes partant au combat affronter... des démons ! Angre est issue de la noblesse et se passionne pour la magie. Un jour, un grave accident la laisse défigurée par d'horribles brûlures. Désormais, elle se cache derrière un masque, mais n'a rien perdu de son mordant. Si son promis a rompu les fiançailles, elle ne se laisse pas abattre. Suivant les conseils de feu sa marraine, elle part pour une province reculée pour se mettre au service d'une baronne. Là bas, elle découvrira que non seulement son univers étaient restreint mais également qu'elle devra sortir de son cocon. Elle apprendra la magie oui, mais également à se battre tout en dissimulant aux hommes ses actions. Elle apprendra à se défaire petit à petit de ses préjugés et de ses habitudes d'aristocrates gâtée. Jusqu'à ce qu'on tente à nouveau de la tuer...
Si la première partie est un peu lente, elle va servir à la mise en place de l'univers et surtout à la présentation d'Angre. Si on va assez peu connaître la jeune héritière dans sa cage dorée, on va voir la période où son univers bascule et où ses certitudes vacillent. On découvrent la vie de suivante avec elle et cela nous offre l'opportunité de comprendre un peu mieux la magie qui régit ce monde et son organisation : les hommes au combat et les sorcières pour ensorceler les lames. On découvre les démons ainsi que tout une galerie de personnages : de son ami d'enfance à sa compagne de dortoir, Angre est entourée par bon nombre de personnages, pas toujours bienveillants. En particulier quand on plonge dans la bibliothèque où il semble se dissimuler de nombreux mystères.
Une fois qu'Angre est pleinement investie dans sa nouvelle vie, l'autrice plonge dans son intrigue et commence à mettre en place son intrigue de manière un peu plus marquée. Les questions se multiplient et les choses s'accélèrent : meurtres et tentatives de meurtres, manipulations, Angre semble être au centre d'une toile plus vaste qu'elle ne le pensait. Elle croyait n'être qu'un joli visage que son père voulait monnayer pour asseoir son pouvoir, mais il semble qu'elle soit plus que cela. Petit à petit, on découvre que le royaume a bien des secrets à cacher. Angre va découvrir un livre qui va remettre en cause tout ce qu'elle savait de la magie, mais qui va également lui permettre d'en apprendre plus sur elle-même et son histoire. L'autrice va ainsi en profiter pour développer un peu l'histoire de son monde et le système de magie à l'oeuvre dans cet univers. C'était amusant que ce ne soit pas en début ou en prologue mais aussi tardivement dans le récit. Toutefois, cela s'intègre bien dans l'intrigue et le lecteur n'est pas sorti de sa lecture par ces passages.
La dernière partie est plus précipitée. C'est l'inconvénient d'un roman one-shot, il faut terminer ! L'idée de fin est excellente à mon sens. Mais pour parvenir à tout faire rentrer, l'autrice a du drastiquement accélérer la vitesse de son récit et on a des coupes brutales. On va sauter plusieurs moments pour n'avoir que des flashs. Certes, cela permet au lecteur de pleinement comprendre ce qu'il se passe. On ne "rate" rien et l'autrice le gère plutôt bien. Toutefois, je dois avouer que ça m'a un peu... déstabilisée ? déçue ? d'aller aussi vite. On a pris tant de temps au début pour découvrir Angre et sa personnalité, que terminer aussi vite m'a clairement décontenancée.
Pourtant, je le répète, la fin est bien trouvée et bien maîtrisée par l'autrice. On ne sombre ni dans la mièvrerie ni dans l'écueil d'une fin insatisfaisante qui appellerait à plus de chapitres (voir un livre en plus) pour vraiment terminer. Là, c'est clairement fini, et Angre restera fidèle à elle-même jusqu'au bout. J'ai aimé ne pas rester sur une fin convenue pour la jeune fille et cette petite inversion des rôles.
Au final je dirai que ce fut une lecture vraiment plaisante et qui mérite qu'on s'y arrête. C'est de l'intrigue, du mystère, de la magie, mais attention, pas de la romance. Ici c'est Angre l'héroïne et pas une quelconque relation qu'elle pourrait nouer (ou pas ?). Laissez vous tenter !
Un bon livre, aux intrigues intéressantes, mais peu exploitées. Sincèrement, lire des oneshot de fantasy, c'est chez moi toujours un peu risqué. J'ai tendance à préférer les sagas car j'ai la sensation d'un trop peu quand ça tiens en un seul livre. Avec Fleurs de Cendres, c'est exactement ce que j'ai ressenti. Le concept est assez cool : fantasy médiéval avec de la magie et des sorcières, une ambiance sororale pour des jeunes femmes formées à devenir guerrière, et avec une héroïne au visage défiguré qui cherche sa place. A noter que les intrigues féministes du livre m'ont plutôt bien plu. La plume est intéressante et efficace et l'univers correctement construit. J'ai passé un bon moment de lecture, mais je suis restée frustrée. Le rythme est assez lent et pose son univers ce qui en soi n'est pas un problème du tout pour moi. Sauf que j'ai eu l'impression qu'on ne me racontait pas la bonne histoire. Soit il aurait fallut une saga, pour exploiter toutes les possibilités du recit, soit il aurait fallu qu'on aille bien plus vite sur les intrigues de départs pour laisser plus de place à la fin qui est très intéressante. Tout va trop vite sur les derniers 20% de l'histoire, il y a plusieurs ellipses pour tout expliquer alors que clairement, c'est cette partie là que j'aurais préféré lire, je pense. Elle me paraissait plus sombre , épique et intense, riche en combats et en enjeux politiques. Car après tout, ce qui m'intéressait en achetant ce livre c'était la partie guerrières des sorcières. Si l'histoire est intéressante et son perso principal plutôt bien écrit, j'ai eu la sensation qu'il manquait du panache et de l'action à ce roman. Malheureusement, je me suis peu intéressée aux personnages en eux même, et notamment à la romance. Bref, je reste avec une sensation de trop peu qui me rappelle que les oneshots et moi on ne s'entend pas toujours bien ;)
Une excellente surprise ! Ce roman est féministe, intelligent, bouillonnant d'imagination et magnifiquement écrit. J'ai adoré le personnage d'Angre, humaine, complexe et depeinte avec une justesse qui m'a conquise. Mention spéciale à Launay aussi (on veut de la représentation aro et ace 💗), Elsire (c'est si rare les aussi beaux personnages adultes dans du YA) et Hector, si touchant et nuancé lui aussi (et la preuve qu'on a pas besoin de bad boys pour qu'une romance soit chouette) . Vraiment, j'ai tout aimé, de l'univers riche au développement des personnages et à leurs contradictions si crédibles. Bravo Sarah ✨
La magnifique couverture de Fleur de cendres ne peut qu’attirer l’œil. Son résumé était aussi intrigant car partant avec une héroïne peu banale et un univers qui se voulait féministe. Mais, j’avoue que je n’ai pas vraiment eu de connexions avec le roman, bien que certains points étaient intéressants.
La première moitié de Fleur de cendres a manqué de plusieurs choses pour moi qui se sont malheureusement répercutées sur la seconde partie. En lisant le résumé et en m’imaginant ce que devait être cette sororité de guerrières, surtout à cette époque et dans ce monde, je m’attendais à quelque chose de plus fort. Il y avait un manque cruel de bienveillance. Trop de moqueries, trop de mépris, pas de mise à la place de l’autre. La sororité « mesquine » j’ai du mal. Surtout que les suivantes d’Elsire sont passées par les mêmes étapes que notre héroïne Angre. J’aurais aimé voir plus de compassion, d’entraide, d’accompagnement surtout pour faire un pied de nez à ce monde patriarcal. Elsire était d’ailleurs assez détestable. Difficile donc de s’attacher aux personnages et j’ai très vite eu un certain détachement.
Et c’est regrettable car il y a pourtant beaucoup de points très intéressants dans cette première partie. On voit combien l’éducation d’Angre l’a dissocié de la réalité, les préjugés qu’elle peut avoir, mais aussi de cette soif de liberté qu’elle recherche. Elsire et son mari prouvent aussi que l’aristocratie peut faire le bien, ne mettant pas tous les riches dans le même panier. Cela change énormément de ce que l’on peut lire. La condition de la femme a d’ailleurs une place très importante, et on voit que les privilèges de certaines les enferment dans une cage.
Je n’ai pas compris aussi le message de l’auteure concernant la « beauté ». Pour moi, le fait qu’Angre soit défigurée n’apporte au final pas grand-chose, c’est juste le prétexte qui fait qu’elle peut éviter le mariage et donc rejoindre Elsire. La beauté et la laideur reviennent souvent et là encore… Je ne sais pas… Ce sont des notions tellement subjectives et les mettre en opposition était superflue, voire un peu futile. L’apparence n’est rien en soit, c’est ce que l’on fait qui est important, et les filles le prouvent bien. Mais on avait l’impression qu’être « laide » ou « enlaidie » donnait quelque chose de plus parfois, et qu’être belle était limite un défaut. Donc un traitement maladroit.
La seconde partie a par contre été plus sympathique pour moi. Même si je n’avais aucun attachement, l’action et les mystères qui doucement se révèlent ont donné un second souffle à Fleur de cendres. Lorsqu’Angre décide de prendre sa vie en main tout bascule enfin. La mort qui est un peu le pivot de tout cela par contre m’a laissé de marbre. Trop abrupte et que je n’ai pas comprise non plus dans le sens du pourquoi infliger cela à notre héroïne ? Elle avait déjà décidé de se battre et avait un plan. Mais passons. Avec plus d’action, et une découverte de pas mal de choses, je me suis plus prise au jeu, et c’était agréable pour arriver à la conclusion.
La fin ouverte par contre… Je n’y ai pas trop adhéré dans le sens où nous n’y sommes pas vraiment préparés. Angre rêve de liberté, certes, mais elle l’avait déjà largement obtenu, et il y a aussi ce côté trop féministe du « je n’ai pas besoin d’un homme ». On parle d’égalité homme / femme, pas de combat et le personnage concerné l’incarnait totalement. Avec le côté nouveau de cette relation, c’était aussi abrupte. Mais pourquoi pas. Comme je n’ai pas forcément pu me glisser dans les baskets d’Angre, je n’ai sûrement pas su appréhender tout cela.
Une histoire qui a su ravir pas mal de lecteurs vu les chroniques que j’ai pu lire mais qui malheureusement n’a pas fait écho avec moi. Dommage.
Un tout petit aparté sur Autun, ma ville natale, qui est le lieu de quasiment toute l’intrigue. Une joie de la voir mise en avant, mais une déception ensuite car ce n’est au final qu’un nom utilisé… Les Autunois (et pas Autunéens) me comprendront certainement.
Chronique sur le blog : https://adoptlibrarian.blogspot.com/2... _____________________ Fleur de cendres est un one-shot de fantasy young adult qui prend place en Arcanie, un univers d’inspiration médiévale où diverses formes de magies et démons sont présents. Angre est une jeune femme issue de la noblesse, son chemin était tout tracé jusqu’à ce terrible accident qui l’a défigurée et a bouleversé sa vie. Ses fiançailles sont annulées par son père. Elle suit alors les conseils de sa marraine et se met au service d’une marquise, loin des regards et des racontars de la cour. Mais la marquise a un grand secret, celui de former ses suivantes afin d’alimenter son armée secrète qui assure la protection des zones les plus ��loignées du pays.
Au début du roman, Angre n’est pas forcément des plus attachantes, elle est souvent immature et têtue, elle pense savoir et mériter mieux que les autres. Mais c’est parce qu’elle a reçu une éducation de noble en tant que fille de duc. Sa rencontre avec un tout nouveau mode de vie et avec des femmes issues d’autres classes sociales va lui permettre d’apprendre, de changer sa manière de faire et de penser. Angre évolue énormément au fil des chapitres et elle a un beau parcours. Je me suis de plus en plus attachée à cette jeune femme ambitieuse, authentique et animée par une soif de liberté et de connaissance. Angre a tout à apprendre du monde mais elle apporte elle aussi sa propre pierre à l’édifice grâce à ses connaissances en magie, son érudition et son amour des livres.
Le roman met en scène de nombreux personnages féminins forts qui se soutiennent mutuellement (malgré quelques moments de jalousie vis-à-vis d’Angre à son arrivée) et cherchent à sortir du carcan patriarcal et hiérarchique de la société. De belles amitiés se lient entre les suivantes de la marquise qui s’entraînent et se fréquentent au quotidien. Les femmes sont également mises à l’honneur par le biais de la magie, qu’elles sont les seules à pouvoir utiliser dans cet univers, mais elles sont du coup très surveillées voire mal vues pour leurs pouvoirs. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce principe de duo sororal guerrière-sorcière pour combattre les démons.
La question de l’apparence est une des thématiques centrales de Fleur de cendres. Angre cache honteusement sous un masque son visage brûlé lors d’une tentative d’assassinat à son encontre. Elle devient inutile à son père à partir du moment où sa beauté s’envole. L’autrice met en avant l’importance d’assumer sa différence et d’accepter celles des autres mais aussi l’importance de voir la personne au-delà de son apparence et de son visage. Le message est peut-être un peu simple, parfois redondant, mais on voit peu des personnages principaux "laids" ou aux caractéristiques physiques éloignées des canons de beauté. En ce sens, Fleur de cendres s’éloigne des schémas assez classiques qu’on a l’habitude de voir (en fantasy young adult notamment)
La dernière partie est un peu rapide, les évènements s’enchaînent vite dans la narration sans qu’on ait bien le temps de les apprécier à leur juste mesure mais la fin m’a beaucoup plu, je l’ai trouvé très satisfaisante, loin d’être convenue. J’aurais apprécié voir plus de combats et de séances d’entrainements d’Angre et des suivantes de la marquise. J’aurais bien aimé aussi apprendre à connaître un peu plus certaines autres suivantes qui pour certains sont plus effacées.
Fleur de cendres fut donc une super lecture prenante et touchante, pleine de rebondissements, de complots politiques et de secrets, que j’ai adoré et dévoré. Les dimensions féministe et sororal de cette histoire rythmée m’ont particulièrement plu et j’ai suivi avec énormément de plaisir Angre dans ses péripéties et son parcours initiatique semé d'embuches. Je vais assurément suivre de près les prochains titres de l’autrice !
Aujourd’hui, je partage avec vous mon avis sur Fleurs de cendres, un roman de fantasy qui m’a laissée partagée.
J’ai adoré l’idée d’une sororité secrète de femmes combattantes, unies par la magie et la quête de liberté. Leur lien puissant et leur détermination m’ont captivée. Toutefois, j’ai été un peu déçue que cet aspect ne soit pas plus exploité. On se concentre au final beaucoup sur Ambre, l’héroïne, et moins sur cette sororité que j’aurais aimé voir plus longtemps dans le récit.
De plus, l’autrice a créé un monde riche en mystères, avec des grimoires interdits et des monstres surgissant des profondeurs. L’atmosphère était envoûtante et immergeait parfaitement le lecteur dans un univers fascinant et terrifiant à la fois.
Angre, défigurée par le feu, est une héroïne interessante. Son parcours de rédemption et sa soif de connaissance m’ont touchée. Sa lutte intérieure et sa détermination à surmonter ses blessures, tant physiques qu’émotionnelles, ajoutaient une profondeur émotive à l’histoire, mais j’ai été au final un peu déçu par un certains retournement de situation concernant le personnage qui a changé ma vision de celui de façon moins positive.
Malheureusement, la romance était trop attendue. J’aurais aimé plus de subtilité et de surprises. Les relations entre les personnages semblaient suivre un chemin trop linéaire, manquant de rebondissements et de complexité. De plus la mort de certains personnage n’était à mon sens pas nécessaire au récit et abordée de façon trop rapide ce qui fait que l’impact émotionnelle était également réduit.
Le dernier tiers du récit est à mon sens beaucoup trop rapide, on sent que l’autrice a besoin de clore les intrigues qu’elle a ouverte (problème récurant dans les one shot), aussi j’ai eu l’impression de voir défiler à toute allure résolution sur résolution, sans vraiment être vraiment marquée par celles ci, j’avais plus l’impression de voir une vidéo en accélérée.
En somme, Fleurs de cendres est un livre qui a du potentiel, mais qui n’a pas totalement comblé mes attentes.
Cela fait deux semaines que je cherche la meilleure manière de présenter cette pépite, en vain. Je vais donc simplement laisser mon cœur parler, on verra bien ce que ça donnera. La fantasy médiévale n’est pas mon genre de prédilection, non pas parce que je ne l’apprécie pas, mais parce que je n’ai jamais vraiment pris le temps d’en lire (à tort, bien sûr). Un vrai comble, alors que je suis fan de récits historiques ! Je ne savais pas trop dans quoi je m’engageais en lisant Fleur de Cendres, mais je savais pouvoir faire confiance aux recommandations de mon entourage (coucou Caro) et aux publications de Gulf Stream qui recèlent toujours de bonnes surprises. Au final, j’ai découvert un roman qui, tout en reprenant les codes d’une fantasy médiévale « classique », s’en émancipe voire les dépasse. Premier point qui a tout de suite satisfait mon petit cœur d’historienne : la cohérence de l’univers et la fidélité des références au Bas Moyen Âge/début de la Renaissance (14e-16e grosso-modo). Si la magie est un point clé de l’histoire (et son système aussi fascinant que cohérent !), c’est surtout via leur quotidien que les personnages prennent vie. Quelques combats ou intrigues d’ordre politiques sont certes présents pour pimenter le récit, mais ne vous attendez pas à voir les protagonistes courir sans cesse à l’aventure ou résoudre héroïquement des crimes de cours. Au contraire, vous les verrez surtout tomber, suer, se blesser, rater, recommencer, continuer de mordre la poussière même si les résultats ne sont pas là. Attendez-vous à les voir abandonner, fuir parfois lâchement, mais aussi à revenir (à reculons…), se dépasser. Volontairement imparfaits, physiquement comme mentalement, et remplis de contradiction, ils n’en sont que plus réalistes et attachants. C’est sans doute cette nuance omniprésente qui fait toute l’originalité du livre. Angre, l’héroïne, n’est pas exempte de cette règle. Si j’avais un peu de mal à l’apprécier au départ, j’ai adoré suivre son évolution au fil des pages. La voir, elle qui a toujours réussi, faire face à l’échec, réaliser les limites de ses capacités, mais aussi l’étendue de ses dons, apprendre à les développer, à se les approprier. Sa force de caractère et sa résilience m’a surprise, et j’ai été ravie de constater les efforts qu’elle réalise constamment pour dépasser ses préjugés sur autrui comme sur sa personne. Ce n’est que petit à petit que l’on saisit toute sa subtilité. Alors que je n’aurais jamais cru lâcher des larmes d’empathie pour elle en débutant ce livre, aujourd’hui, j’ai envie de le recommencer, juste pour elle, juste pour (re)voir ces signes glissés le long des pages. D’indépendante et solitaire, Angre se transforme au contact de son nouvel entourage sororal. Elle prend confiance envers les autres, envers leurs bons sentiments. Le récit est toutefois assez bien rythmé pour perturber régulièrement son développement, si bien qu’aucune naïveté exacerbée ne vient perturber la cohérence de son personnage. Il en est de même pour l’ensemble du casting, très diversifié en matière d’âge, de statut social et de genre. Membre de la sororité d’Autun ou simple acteur secondaire, chacun et chacune a le droit à son moment d’éclat (ou de disgrâce, j’ai encore des comptes à régler avec certains grrrrr). Tous et toutes servent le récit à leur manière, ce qui est des plus satisfaisant. Les personnages masculins ne sont pas non plus laissés pour compte. Leurs caractères et leurs actions, décortiqués avec subtilité, forment un large éventail de masculinités tantôt profondes, violentes, toxiques, tantôt déconstruites ou en voie de déconstruction. Je pense par exemple à un personnage aro/ace qui, malgré ses efforts, garde les traces d’une éducation assez machiste, ou à un autre qui parvient momentanément à dépasser ses valeurs patriarcales profondément ancrées pour les réadopter peu après. Et puis, il y a Hetor, mon petit boulet préféré. Change pas, petit twink malewife, on t’adore comme tu es. <3 En fervente amatrice de saga, je ne peux qu’applaudir Sarah, qui est parvenue en un one-shot seulement à construire un univers cohérent et solide, des personnages passionnants, des romances (et autres relations queer) cohérentes, non forcées, qui ne prennent pas le pas sur l’individualité des concerné.e.s. Fleur de cendres peut être aussi bien dévoré que siroté petit à petit grâce à son récit doublement dynamique (intrigue rythmée dans un quotidien qui se poursuit sur la durée). Bref, c’est un livre que je recommanderai dorénavant à un large public !
Un livre qui me tentait énormément pour son résumé et sa couverture, et globalement, je n'ai pas été déçue. L'histoire se lit bien, l'univers est intéressant. Cependant, il n'a, à mon goût, pas été assez développé. Je pense que le rythme du roman n'a pas été bien géré, dans le sens où les débuts de Angre auprès de la marquise Elsire est très long et très détaillé (parfois un peu répétitif dans ce que pense Angre sur son visage, le feu, bref), et que le dernier quart du roman passe à toute vitesse, alors qu'on apprend pleins de détails, notamment sur la noble magie, et qu'il s'agit du moment où se fait la bataille finale, à laquelle on n'assiste pas et dont on connaît l'issue plusieurs semaines après que ce soit terminé. C'est vraiment dommage de ne pas avoir eu plus de détails, je suis restée sur ma faim ! Il y a parfois eu des éléments un peu contradictoire, notamment lorsque les suivantes d'Elsire usent de la noble magie pour mettre hors d'état de nuire Jaspard, alors qu'elles ne connaissent ni la langue des rois, ni les mathématiques. Également beaucoup de facilités scénaristiques, sur l'apprentissage de la noble magie par Angre, qui maîtrise un peu trop facilement la langue ancienne et les maths à mon goût, sachant qu'elle les a appris très jeune et qu'il est dit qu'elle se souvenait vaguement des jeux que sa mère usait pour son apprentissage. J'aurais aussi aimé avoir plus de détails sur l'enseignement que donne Elsire à ses suivantes, auquel on assiste trois fois, et plus de détails sur la magie psychre, kercide, etc. J'ai l'impression d'en avoir seulement effleuré la surface. La fin est également très rapide et un peu expédiée vu la longueur du début du roman, et peu d'émotions se sont dégagées du livre : je n'ai pas ressenti Angre si affectée que cela par la mort de Ysphèle, Fenélore et de Launay, et par extension, je n'en ai pas été attristée. C'est regrettable, étant donné que ce sont des personnages importants dans la vie d'Angre. Enfin, la révélation autour de Hetor était un peu étrange, car une fois son secret révélé, j'ai eu l'impression que le personnage n'était plus le même, même si pour le coup, ça ne m'a pas dérangé puisque ça collait bien à l'intrigue qui l'entourait. Concernant Angre, elle m'a beaucoup agacée par ses jérémiades : elle ne veut pas faire ci, elle veut faire ça, elle est malheureuse parce que défigurée et s'en plaint alors qu'au final, elle s'est fait ça elle-même et dès qu'on l'apprend, elle est super à l'aise avec son visage et regrette plus du tout, personne ne peut l'aimer parce qu'elle est moche, et bis repetita. Le personnage n'évolue soit pas, soit très vite. Sinon, bien que beaucoup d'éléments m'ont gêné, je sais qu'il s'agit d'une lecture Young Adult, et que mon âge fait peut-être que je n'apprécie plus le genre à sa juste valeur, mais il n'empêche que j'ai l'impression que tout est servi de manière trop facile au lecteur. Toutefois, l'écriture est agréable, la présence de notes en bas de page pour expliquer certains mots de vocabulaire est bien pensé (même si parfois mal choisi, certains mots expliqués m'étaient connus tandis que d'autres ne l'étaient pas et je n'en connaissais pas vraiment le sens). L'univers est vraiment intéressant, et je pense que l'histoire aurait pu être développée en deux tomes pour éviter cet effet condensé sur le dernier quart du roman. Enfin, si quelqu'un a la réponse, j'aimerais savoir quel est le lien entre le titre du livre et son histoire ? Bref, pour conclure, c'est un roman plutôt plaisant à lire, rapide à lire et qui passe le temps, avec un univers intéressant à découvrir, mais malheureusement trop peu développé. Les personnages sont plutôt sympathiques, quoique parfois trop peu approfondis.
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J'ai dû attendre un peu d'écrire ce retour. Je ne pouvais pas écrire à chaud, je risquais d'être trop cruelle. Malheureusement mon avis sur le bouquin n'a pas vraiment changé...
Ce bouquin me vendait une histoire de sorcières, de magie, de combats, de sororité... Je n'ai pas réellement trouvé ce que je cherchais. J'ai eu tout cela simplement en surface, jamais abouti, jamais developpé, juste effleuré.
Commençons par Angre, le personnage principal, personnellement elle m'a agacée tout au long de l'histoire. Elle chouine, elle râle, essaie de se faire passer pour forte. Se pense plus intelligente que les autres et est limite condescendante. Avant elle était magnifique, maintenant elle est défigurée et elle en a fait sa personnalité : la malheureuse défigurée dont la vie est gâchée. Un certain plot twist me l'a rendue encore plus insupportable, vraiment c'est la carte vitale qui se moque de l'hôpital.
Ensuite, nous avons les autres suivantes de la Marquise, on nous les présente vite fait sans vraiment approfondir, elles entrainent une fois à chaque sport Angre, puis c'est tout, les combats, les progrès, c'est pas le sujets visiblement...
Pour continuer, nous avons la Marquise, elle aussi on ne sait rien de sa vie hormis son combat actuel. J'aurais aimé en savoir plus sur son passé, son histoire. Ce qui l'a conduit dans ce rôle.
On a aussi le world building et le love interest qui sont eux aussi effleurés, on aurait pu avoir tellement plus de développement, d'évolution, un peu de drama, un peu de nouveauté, de surprise. Au final, les deux sont linéaires, pas de surprise, pas de vrai plot-twist. Hormis celui de la toute fin.
Le système de magie, le personnage principal est miraculeusement sur-doué et tombe sur un bouquin qu'elle seule sait lire, évidemment ça aide. Du coup pas de réel entrainement.
En résumer le bouquin me donne un arrière goût de non fini, de bâclé. Un arrière goût de "Je suis un One-Shot, mais j'aurais dû être une saga et donc j'ai très fortement allégé l'histoire", un arrière goût très désagréable. 🌊
L'histoire se déroule dans un univers fantasy richement construit, offrant une lecture captivante et fluide. J'ai été immergé dès le début, bien que la conclusion m'ait semblé un peu hâtive. Nous suivons Angre, qui vit avec son père, un duc influent du royaume. Après avoir été défigurée par le feu, tous ses projets de mariage sont abandonnés. Elle se réfugie alors chez une marquise, où elle se lance dans un apprentissage intense de la magie et du combat, dissimulant son visage meurtri derrière un masque.
L'intrigue principale m'a captivé, notamment la vie au château, les progrès d'Angre dans ses apprentissages, ainsi que les liens qu'elle tisse avec les autres guerrières. Les révélations sur les secrets des royaumes ont maintenu mon intérêt jusqu'à la dernière page, c'est ce qui m'a incité à poursuivre ma lecture. Les rebondissements sont nombreux, les personnages sont confrontés à des épreuves (la mort d'un personnage ! Tellement bouleversante...) et le déroulement de l'intrigue est bien orchestré. J'ai particulièrement aimé les passages dans la bibliothèque, où Angre explore une magie mystérieuse et ses secrets. Peut-être aurais-je souhaité plus d'action, de scènes de combat, et une conclusion plus développée, mais dans l'ensemble, l'expérience de lecture était formidable.
J'ai été intrigué par le personnage d'Angre, son amour pour les livres, son désir d'apprendre la magie et son engagement à changer les choses. Ses amis, notamment les guerrières comme Jiveka et Ysphèle, m'ont profondément touché. La relation entre Angre et Launay est également très belle, leur amitié est forte et émouvante. Au début, j'ai eu du mal avec Hetor, qui paraissait froid et désagréable, mais au fil du roman, il se révèle être un personnage touchant et mystérieux.
En résumé, un captivant roman de fantasy médiévale, riche en rebondissements, avec des personnages attachants et une superbe couverture. J'ai apprécié cette fin ouverte qui laisse entrevoir la possibilité d'une suite se déroulant quelques années plus tard.
Un nouveau one-shot qui place les femmes au centre de son intrigue !
Après avoir été défigurée par le feu, Angre est répudiée et déshéritée. Sa seule issue est d'intégrer les suivantes d'une duchesse inconnue et mystérieuse... Mais lorsqu'elle arrive dans la demeure de l'étrange maitresse de maison, elle ne s'attends pas à rentrer dans les rangs d'une armée de guerrières pratiquant la magie et se battant en secret contre les démons...
Le résumé de ce titre m'avait intriguée : une héroïne noble mais dont l'apparence la dessert là où elle devrait pouvoir être un atout, qui découvre un monde violent et pourtant plein de liberté, travaillant sur la personne qu'elle est et celle qu'elle souhaite devenir... Et j'ai lu ce récit avec plaisir. Toute ce lore autour de cette magie exclusivement féminine mais codifiée, ces intrigues politiques et le personnage d'Angre qui sort du schéma classique de "la jeune fille qui est belle mais ne le sait pas" était intéressant et très agréable.
Cependant même si j'ai apprécié mon moment de lecture, je n'ai pas réussi a réellement m'attacher aux personnages... et je n'ai d'ailleurs pas vraiment compris la romance qui s'installe soudainement entre les protagonistes concernés. Je n'ai pas trouvé ce développement très utile, hormis pour le fait de mettre en avant que l'apparence peut être trompeuse et qu'elle n'a pas réellement de rapport avec les liens puissants que l'on peut tisser avec les autres... Chose qui, de mon avis, était plus intéressante à découvrir au sein de la sororité qui unie les femmes de cette histoire.
Bref, une bonne lecture mais qui ne m'a pas autant marqué que ce que j'espérais... qui véhicule par contre des messages forts et importants ! ^^
Mise à par une couverture à couper le souffle, ce qui a retenu le plus mon attention à bien été le « sorcière-guerrière » et je crois bien que ce mélange là n’avait encore jamais croisé mon chemin !
J’ai énormément apprécié la plume de l’autrice, ainsi que les prénoms choisis pour les différents protagonistes, vraiment je pense les avoir écorchés de toutes les manières possibles mais je les ai adorés !
On accompagne Angre, fille de Duc aimant par dessus tout la magie et les livres se retrouve sans promis.. et accessoirement reniée. S’ensuit son aventure comme suivante auprès d’une mystérieuse marquise.. ayant des activités disons discutables pour des femmes.
J’ai adoré Angre, parfois colérique et impulsive, se rendant compte de mon immaturité, sa méconnaissance.. donnant tout ce qu’elle peut pour s’améliorer et ne pas se laisser envahir par ses réactions instinctives.
Pour une fois que l’héroïne est convenable, ne détonnant pas trop à l’étiquette se retrouve à briser les codes, à jouer les rebelles pour pouvoir être dans de nouvelles (ou disons moins archaïques) mœurs !
J’ai trouvé le rythme et l’univers vraiment bien posé, révélant juste ce qu’il faut. J’ai énormément apprécié les messages d’injustice et d’égalité, que ce soit sur tout les plans !
Mon seul regret, j’aurais voulu plus de combats, plus de démons.. ce récit a plus un côté interne, d’évolution, de combat contre les mœurs encrées depuis .. toujours et de politique.
J’avais peur de rester sur ma faim car les pages défilaient.. et je ne voyais pas comment l’histoire entière pouvait rentrer dans ces pages.. mais même si j’ai trouvé la fin abrupte, un peu facile.. je la trouve très bien et elle se suffit largement à elle même !
La romance aurait pu ne pas exister et Hetor et Angre auraient du rester amis car leur relation est n’a pas eu assez de temps. Angre se pose des questions sur ses sentiments seulement après que Hetor lui ai annoncé ses sentiments.
La fin expéditive ? Tous les gros événements importants disparaissent dans des sauts dans le temps. Hop le roi a été décapité mentionné en 1 phrase comme ça. La guerre : on voit juste 3 pages de Angre qui soigne. Ses nouveaux pouvoirs qu’elle apprend avec la noble magie ? Disparu elle ne les utilise pas. Moi je pensais qu’on allait la voir comme sorcière dans les rang de l’armée à utiliser ses dons en magie. Pas du tout.
Les démons ? À nouveau expéditif. En fait ce sont leurs terres et les humains se sont installés et maintenant ils refont surface. Expliqué en 3 pages personne ne s’en concerne. C’est juste une excuse pour que le roi soit méchant.
Tant de potentiel, j’étais tellement investie jusqu’à ce qu’on arrive aux derniers chapitres. Fen qui meurt ? On n’avait plus parler d’elle depuis au moins 150 pages et c’est censé être un moment triste. Bref plein de choses qui vont pas tellement dommage.
Sinon hormis la fin un peu bâclée le livre était vraiment bien Angre est attachante et sa volonté de liberté reste jusqu’à la fin. J’ai beaucoup aimé le plot twist où l’on apprend que c’est elle qui s’est brûlée.
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Angre est un personnage auquel on a du mal à s’attacher. La jeune femme est désagréable et pédante sans même le vouloir. Chacune de ses pensées ou presque nous rappelle à quel point elle souffre d’être défigurée et que les gens ne passent pas outre, à quel point elle est tellement plus intelligente que les autres suivantes de la marquise parceque bien née et sachant lire elle est forcément une meilleure sorcière que ses pairs. Ou pas. Elle ne veut aucun traitement de faveur mais ne supporte pas d’être traitée comme les autres. Elle est très contradictoire et loin d’être sympathique. Dans ses descriptions, tout le monde est laid mais jamais autant qu’elle. Les gens l’adorent ou lui veulent du mal, il n’y a pas de juste milieu.
Les personnages secondaires n’ont aucune profondeur, ils ne sont là que pour valider ou détester gratuitement l’héroïne sans la moindre justification et l’histoire est terriblement lente à avancer. Le système de magie fonctionne avec des mathématiques, ça aurait pu être intéressant si ce n’était pas aussi compliqué a comprendre.
J’aurais vraiment voulu lier ce livre mais malheureusement c’est une grosse déception. Il a fallu presque 250 pages pour que l’histoire devienne un peu plus intéressante. Honnêtement je n’ai pas eu le courage de le finir.
➡️ Une héroïne meurtrie mais résiliente Angre, défigurée et rejetée par les siens, entame un véritable chemin de reconstruction. Sa chute sociale devient le point de départ d’une renaissance douloureuse mais inspirante. Entre vulnérabilité, colère et force intime, elle se révèle page après page comme une héroïne profondément humaine.
➡️ Un univers magique riche et maîtrisé Arcanie est un royaume où la magie est rare, précieuse et strictement contrôlée. Sarah Delysle construit un monde cohérent, dense et immersif, mêlant traditions occultes, créatures mystérieuses et secrets anciens. L’autrice parvient à créer une ambiance unique, entre ombre, mystère et tensions politiques.
➡️ Une puissante histoire de sororité et d’émancipation Au domaine de la Marquise, Angre découvre un groupe de femmes unies par le combat, la discipline et l’entraide. Loin des clichés, la sororité y est dépeinte avec nuance : elle se construit dans le conflit, la solidarité et l’effort partagé. Le roman explore avec sensibilité comment les femmes peuvent reprendre le contrôle de leur destin dans un monde qui cherche à les limiter.
Bonne lecture ! Ce ne sera pas un coup de cœur, mais une bonne expérience.
Une aventure inventive qui place les femmes et la sororité au cœur de l'univers magique. La question du rapport à l'image et à la beauté est également intéressante. J'ai trouvé les personnages originaux et l'intrigue travaillée. Le point de vue externe permet de bien naviguer entre les réflexions du point d evue de Angre, comme des autres personnages impliqués. Je préfère ça de loin à la 1ère personne (qui m'agace de plus en plus).
La plume est élégante et précise, ce qui donne un peu de "hauteur" au texte. Mais j'ai trouvé certaines considérations un peu répétitives ou redondantes.
Si le système de magie m'a un peu égarée au départ, on finit par comprendre l'organisation dans le courant de l'histoire, ainsi que les implications dans l'intrigue centrale.
La conclusion est originale et va dans le sens du roman, à la conquête de l'indépendance féminine, mais moi, perso, ça me frustre ! 😅
Un oneshot que j’ai beaucoup aimé et qui a su me surprendre !
Le personnage d’Angre est probablement ce que j’ai préféré. J’ai adoré sa complexité et toutes les révélations que l’on apprend à son sujet au fur et à mesure de l’histoire !
J’ai beaucoup aimé la sororité dans cette histoire qui est très présente, c’est toujours génial de lire ce type de roman avec de tels liens entre les femmes!
J’ai cependant eu une étrange sensation de lenteur sur l’ensemble du roman. Pourtant il se passait de nombreuses choses, mais j’ai tout de même traîné ma lecture sur une semaine et c’est assez rare pour moi.
Je garderai en tête les particularités des sorcières et surtout le personnage d’Angre !
2,5 ⭐️ Quel dommage! Le résumé avait pourtant beaucoup de potentiel, mais mon intérêt n'a été piqué qu'après 220 pages....et est retombé bien avant la fin. L'écriture rend les personnages distants et unidimensionnels. Je me suis sentie détachée de cet univers dont plusieurs précisions sont arrivées bien trop tard dans le récit. Je n'ai pas vraiment eu l'impression d'une sororité car les personnages principaux se mélangeaient dans ma tête et parce qu'Angre se met volontairement en retrait des interactions avec les autres en raison de ses cicatrices. D'ailleurs, le thème de la beauté revient trop souvent, ca devenait lourd!
J’ai tout de suite été séduite par cette splendide couverture ! Le résumé me tentait bien, mais j’avoue avoir eu un peu peur de ne pas accrocher. Et pourtant, j’ai été happée dès les premières lignes. J’ai beaucoup apprécié cet univers, les personnages et le système de magie. Certaines révélations m’ont coupé le souffle. Selon moi, la fin se suffit à elle-même, mais elle laisse la porte ouverte à une suite, à voir si c’est une saga ou pas !
j'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire et les personnages mais je pense qu'il me manquait juste l'étincelle du coup de cœur pour que ça soit un 5 étoiles. J'ai été assez déçue de la fin qui était un peu facile voire plutôt bâclée même si je comprends que c'était fait comme ça dans le but de n'avoir qu'un seul tome (ce que j'apprécie beaucoup évidemment), j'ai l'impression qu'elle aurait pu être plus travaillée.
J'ai adoré découvrir l'histoire d'Angre et ses aventures, les nombreuses rencontres qu'elle va faire vont changer sa perception des choses et ses combats sont nombreux. 17/20 - https://www.leslecturesdemylene.com/2...
Une fantaisie comme on les aime, le développement des personnages était parfait et le livre était bien écrit avec une plume agréable à lire. Je suis tombée dessus par hasard et je repars avec un gros coup de coeur.
J’adore plus le concept que l’exécution : une héroïne défigure des sorcières… l’intrigue est chouette mais comme souvent avec l’imaginaire francophone le manque de relations en tout genre et la psychologie de personnages manquent à rendre un livre de l’imaginaire attachant et emouvant
La sublime couverture de Fleurs de Cendres a tout de suite attiré mon regard : la quête d'une jeune femme mystérieuse ? Quand on prête attention au résumé, on découvre une héroïne défigurée qui se retrouve contrainte de s'exiler dans une partie du royaume pour devenir la suivante d'une noble. Sauf que cette dernière renferme bien des secrets, tout comme son château, qui accueille une armée de sorcières guerrières… Un univers prometteur, des enjeux féministes et une sororité de sorcières guerrières ? Que d'excellents arguments pour me donner envie de découvrir ce roman : et qu'est-ce que j'ai bien fait ! Ce n'est pas le premier roman de Sarah Delysle, qui a écrit aussi bien des romans de l'imaginaire que des romances, mais c'est le premier que j'ai découvert et probablement pas le dernier. Durant les premières pages, je craignais de ne pas accrocher. En effet, l'histoire était longue à se mettre en place et il m'a fallu plusieurs pages pour arriver à accrocher vraiment au récit. Par ailleurs, j'ai été déconcertée par le manque de sororité mis en place à l'arrivée d'Angre à Autun. Je m'attendais à plus de bienveillance, de soutien, d'entraide, alors qu'elle n'a eu droit qu'à du mépris et des moqueries. On passe rapidement sur cette période. On manque de détails sur les entraînements, sur l'univers, sur la magie… J'aurais préféré qu'il y ait plus de passages qui renforcent l'amitié et le lien qui unissent toute l'équipe des suivantes. Elsire est un personnage marquant et impressionnant mais je n'aurais pas dit non à ce qu'on ait plus de scènes avec elle et les filles. A ses comptes-là, il était compliqué de s'attacher aux personnages, même à Angre, bien que celle-ci soit attachante par sa curiosité sur le monde et la magie, sa détermination, … Néanmoins, j'ai beaucoup aimé le choix de l'autrice de traiter de l'impact d'éducation d'Angre : celle-ci ayant été élevée dans une famille noble, elle est affublée de préjugés, et c'était intéressant de la voir confronter sa vision avec la réalité. Elle a notamment l'occasion de voir que toutes les personnes aisées ne se conduisent pas comme son père : il suffit de s'intéresser au cas d'Elsire et de son mari qui utilisent leurs ressources pour agir à leur façon. En ce sens, le monde présenté n'est pas manichéen (riches VS pauvres), ce qui est encore trop présent. Ici on avait plus de nuances et c'était appréciable. On a également une palette de diversité au niveau des personnages qui est très plaisante ! Par contre, vu la sororité dans laquelle on vit, je m'attendais à découvrir plus de relations queer, une thématique intéressante, pertinente et importante au vu de la société patriarcale que nous présente Fleurs de Cendres.
De manière générale, j'ai beaucoup aimé les choix et les messages qu'a faits Sarah Delysle. Même si son traitement de la beauté me laisse perplexe, je pense en particulier à un choix d'Angre qui m'a surprise, vers la fin. En dehors de cet élément, il y a eu plein de moments où j'étais là « Mais oui ! », « mais c'est génial », des éléments que je reprochais dans d'anciennes lectures qui ne se retrouvent pas ici, ce qui m'a permis d'être encore plus intéressée par ce que je lisais. Il est arrivé à un moment où je n'arrivais plus à décrocher tant je voulais connaître la suite des aventures d'Angre. L'autrice n'a de cesse de faire des choix audacieux et si j'ai eu le coeur en peine, j'étais admirative de la tournure que prenait l'intrigue. La romance, quant à elle, est bienveillante et douce, elle met du temps à s'installer, même si on pourrait croire que les sentiments se développent rapidement. C'était touchant à voir ! J'ai beaucoup aimé le fait que le protagoniste masculin ne coche pas les cases du « bad boy » et qu'on nous présente une masculinité non toxique. On en a jamais assez !
Le final est excellent : certains pourraient reprocher une fin un peu trop ouverte, mais pour moi, tout faisait sens : c'était un choix pertinent, non seulement par rapport aux personnages, mais aussi à l'univers et les messages défendus tout le long. J'étais ravie à plus d'un titre : la décision d'Angre correspondait totalement à ses ambitions et c'est un message essentiel, à mon sens.
En résumé, je ne peux que vous conseiller de partir à la découverte de Fleurs de Cendres, un roman de fantasy en one-shot (ça fait plaisir) prometteur !
3,5/5 ✨ C’est une lecture en demi-teinte. J’ai beaucoup aimé l’univers, le système de magie, la personnage principale et les sous-textes forts que l’autrice a voulu mettre en avant (l’image de soi, l’apparence, le regard des autres, etc). Mais certains points m’ont empêché de profiter pleinement de cette lecture : un rythme trop lent pendant 350 pages puis une action et une résolution précipitées dans les 50 dernières pages. En somme, c’était une bonne lecture, mais pas un coup de coeur !