2055, DETROIT, USA L’Église catholique contrôle les États-Unis depuis une vingtaine d’années. Le gouvernement établi sous ce régime religieux asservit les humains à l’aide d’un module électronique implanté dans leur nuque. Ce « sycophante » surveille la bonne conduite des citoyens et les ramène dans le droit chemin en cas d’incartade. Sous cette dictature, l’homosexualité, les grossesses hors mariage et l’avortement, entre autres, sont punis par des châtiments allant de la prison à l’exécution. Lorsqu’Alicia, dix-sept ans, réalise qu’elle est enceinte, elle doit s’enfuir. Aidée par sa mère, Lorraine, elle essaie de s’échapper vers le Canada, sans succès. De plus, sa mère décède pendant la tentative d’évasion. Alicia est forcée de s’en remettre à son père, Ian. Or celui-ci est officier dans les forces armées qui font respecter les lois de l’Église. Ian se retrouve devant un dilemme : trahir son engagement envers ses principes et son employeur, ou livrer Alicia aux autorités. Soumis à son sycophante, il renie d’abord sa fille. Mais lorsque dans un instant de lucidité, il l’aide à s’évader, il devient à son tour un fugitif, un renégat, un transfuge. S’ensuit une course contre la montre pour rallier la base de la résistance, près de Montréal. Là-bas, ils seront en sûreté… si le sycophante de Ian les laisse tranquilles.
Dès les premières pages, j'ai senti que ce n'était pas ce roman qui allait réinventer la roue des dystopies. Malheureusement, j'ai poursuivi ma lecture dans l'espoir d'y trouver quelque chose. Ce ne fût pas le cas. J'aurais dû voir la note de Goodreads. Le roman comporte plusieurs problèmes, le plus gros étant celui du stéréotype beaucoup trop évident. L'Église est le gros méchant: les homosexuels, l'avortement et les grossesses hors marriage sont de l'hérésie. Aucune nuances, rien. Ian, le père du personnage principal est un gentil petit soldat à la solde du gouvernement, mais il a un soudain sursaut de loyauté envers sa fille ce qui l'amène à être poursuivi par ceux qu'il servait. Malheureusement, pendant une (trop) grande partie de l'histoire, il est dans sa tête, à tenter de vaincre le sycophante, un implant greffé dans sa tête. Le tout le rend erratique, un peu pathétique et vraiment difficile à suivre. Alicia, pour sa part, est une petite écervelée en amour par dessus tout, qui cumule les erreurs idiotes tout le long du roman. C'est d'un commun ... Et ne me commencez pas sur Tommy et la "méga" révélation vers la fin. Je l'ai vu venir bien avant.
La narration est guère mieux, avec beaucoup d'explications et très peu de laisser voir. J'avais l'impression que l'auteur tentait de me prendre par la main et de me guider, sans que je puisse me faire ma propre idée. Heureusement, l'action s'enchaîne rapidement et j'ai pu passer au travers de cette histoire courte quand même rapidement, même si l'histoire m'a laissé un goût amer en bouche. À éviter à tout prix, je ne comprends même pas comment l'éditeur a pu publier ce genre d'histoire sans substance.
Bien qu'il soit dans la catégorie science-fiction, on est clairement face à un livre qui mériterait sa place en littérature jeunesse considérant son accessibilité. C'est une bonne qualité qui permettrait à des jeunes de s'ouvrir à des dystopies sans que celles-ci ne soient trop complexes à comprendre comme 1984.
Nous y suivons Alicia, une jeune fille de 17 ans qui essaie de fuir avec sa mère vers le Canada, car elle est tombée enceinte hors mariage après une aventure avec un homme et sachant que c'est la mort qui attend Alicia, sa mère choisit de prendre le risque de lui faire traverser la frontière pour rejoindre le Canada. Ça ne se passera pas tout seul et il faudra finalement faire appel à Ian, le père d'Alicia et conjoint séparé (mais pas trop aux yeux de l'État) pour réussir, mais problème... il travailler pour les forces de l'ordre et sert aveuglément l'Église qui contrôle les USA.
Cela placera le père dans un dilemme qui se manifestera via les commandes de la puce qu'il a dans son cerveau et que tous les habitants reçoivent afin de les maintenir en contrôle en leur envoyant à l'esprit des commandes ou des versets bibliques dès qu'ils se mettent à douter et à réfléchir. Cette puce sera d'ailleurs responsable de la plupart des obstacles qui se dresseront sur la route de la famille. Pour le reste, il s'agit d'un récit de fuite/survie.
Est-ce que c'est excellent? Pas vraiment. C'est même très simpliste par moment et on tourne les coins ronds pour que l'histoire avance. Certains traits de caractères des personnages semblent là juste pour que l'histoire avance (genre Alicia qui fait des arts martiaux et sait tirer du gun sans y avoir jamais touché de sa vie).
Mais est-ce que c'est un bon point de départ pour un adolescent qui aimerait découvrir le style de la dystopie dans un environnement familier et avec des enjeux d'actualité? Assurément. Ça a des vibes de Servante Écarlate, mais clairement plus soft même s'il ne semble pas y avoir d'inspirations directes.
On a aussi énormément de références bibliques et des échos clairs de certains passages qui sont soient cités directement par la puce dans le cerveau de Ian, ou part la reconstitution de scène qui se trouvent dans la Bible. La fin est d'ailleurs un écho à une scène bien précise de la Génèse que je vous laisserai le plaisir de découvrir.
Je ne connaissais pas l'auteur avant cette lecture, et j'ai l'impression qu'il s'agit d'un bon titre pour découvrir la plume d'Elie Hanson. 🫶🏻
J'ai bien aimé l'ambiance établie par l'auteur, et l'univers particulier où plusieurs sociétés sont maintenant sous l'emprise de l'Église. L'histoire est captivante du début à la fin et l'action est constante.
Les dilemmes intérieurs que vit le personnage de Ian m'ont fasciné et décrivent très bien l'emprise du nouveau gouvernement sur ses officiers et sur la population générale...
On vient facilement qu'à se demander comment nous réagirions si nous devions se soumettre à ce type de réalité machabre, malsaine et qui constitue une vraie torture mentale — et physique pour les renégats, les transfuges. Vivre sous l'emprise d'un règne de frayeur. Devoir se soumettre, au quotidien. Craindre, non pas seulement les forces de l'ordre (FERS dans ce cas-ci), mais craindre aussi nos voisins, nos proches, dans l'éventualité où ils s'abandonneraient à devenir délateur pour nous nuire — pour raison valable, ou non. Se sentir traquer, épier, ne plus être libre de nos pensées, puis de nos allées et venues.
Pour l'imaginaire, la façon dont les scènes sont amenées, le voyage mouvementé entre Buffalo, Détroit et le Canada, puis pour l'originalité, je donne sans hésitation 5 étoiles.
Premièrement j’ai apprécié la rapidité des chapitres et les différents points de vue des personnages qui changeait selon les chapitres.
Cependant, j’ai eu du mal à embarquer dans l’histoire au début du roman. Il y avait beaucoup de description et très peu de réflexion ou de dialogue. Les temps de verbes utilisés étaient quelques fois particuliers, mais sans plus.
Ensuite, une fois « accrochée », j’ai cru qu’il y aurait une suite, vu la tournure que prenait le livre.
MAIS finalement la fin est tout autre et très déstabilisante… Elle m’a déçue, car je pense qu’il y aurait eu matière à faire une suite, au moins un deuxième livre.
Transfuges est un livre qui promet de devenir bestseller puisque je suis convaincu qu'il saura plaire à différents types de lecteurs. Même que je le verrais bien réalisé en film. L'histoire est intrigante. On ouvre ce livre et on immerge complètement dans l'histoire. Cela commence fort, et le rythme ne s'atténue pas, l'auteur garde la cadence durant toute la durée du livre! Les chapitres sont courts, addictifs. Les personnages et leurs émotions sont bien décrits. Les retournements de situations sont multiples. Entre la course pour la recherche de ce fameux endroit pour recouvrer un semblant de liberté, le dilemme du père d'Alicia entre aider sa fille et ses responsabilités et ses croyances en tant qu'officier des Forces de l’Exécution réglementaire sainte (FERS), le sycophante qui a une influence importante sur le cours de l'histoire et Alicia qui vit avec les conséquences de ses choix et qui réalise que cela affecte tout le monde qui gravite autour d'elle... Transfuges est une histoire qui vous tiendra en haleine de la première à la toute dernière page. Je vous recommande vraiment ce livre pour découvrir la plume addictive d'Elie Hanson!
Un autre excellent roman de cet auteur. Une dystopie controlée par l’Église. Alicia y vivra de grandes épreuves. Plusieurs personnes dans son entourage sont là pour l’aider.
J’ai bien aimé l’histoire, le développement des mésaventures vécues par Alicia et ceux qui l’accompagnent.